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Une semaine de mobilisation contre la décision de Trump sur Jérusalem

Des forces israéliennes prennent position lors d'échauffourées avec des manifestants palestiniens près de Ramallah, le 7 décembre 2017.

Principaux développements depuis la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël, qui a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.

Le 6 décembre, le président américain affirme que "les vieux défis nécessitent une nouvelle approche". "Il est temps d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël", déclare-t-il, passant outre aux mises en garde venues de toutes parts et marquant une rupture avec ses prédécesseurs. Il ordonne de préparer le transfert de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le président palestinien Mahmoud Abbas juge que les Etats-Unis sapent "délibérément tous les efforts de paix" et abandonnent leur rôle historique de "sponsor du processus de paix". Le mouvement islamiste palestinien Hamas juge que l'annonce ouvre "les portes de l'enfer" pour les intérêts américains dans la région.

Des manifestations au Maroc, contre la décision de Donald Trump, le 10 décembre 2017.
Des manifestations au Maroc, contre la décision de Donald Trump, le 10 décembre 2017.

L'initiative américaine suscite aussitôt une vague de réprobation dans le monde entier, à l'exception d'Israël, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu salue un "jour historique".

Le 7 décembre, des Palestiniens affrontent des soldats israéliens et brûlent le portrait de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, des confrontations opposent jeunes palestiniens et soldats israéliens. Une grève générale est largement suivie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, appelle à une nouvelle intifada.

Mahmoud Abbas et le roi Abdallah de Jordanie affirment que toute mesure modifiant le statu quo sur Jérusalem est "invalide".

'Colère'

Le 8 décembre, les Palestiniens sont appelés à un "jour de colère" à Jérusalem, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Ils affrontent par milliers les soldats et policiers israéliens. Des heurts font deux morts et des dizaines de blessés.

Des dizaines de milliers de personnes manifestent dans plusieurs pays arabes et musulmans.

A l'ONU, les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d'Allemagne affirment que cette décision "n'est pas conforme aux résolutions du Conseil de sécurité" et "ne favorise pas la perspective de paix dans la région". L'ambassadrice américaine Nikki Haley répète que M. Trump n'a "pas pris position sur les limites ou les frontières".

Le 9 décembre, deux membres du Hamas périssent dans des raids menés par l'aviation israélienne en riposte à des tirs de roquettes venus de la bande de Gaza.

Le Fatah du président Abbas appelle les Palestiniens à "poursuivre la confrontation et à l'élargir".

Réunis au Caire, les ministres arabes des Affaires étrangères estiment que les Etats-Unis se sont "retirés comme parrains et intermédiaires du processus de paix".

Des manifestants au Pakistan, le 12 décembre 2017.
Des manifestants au Pakistan, le 12 décembre 2017.

Tension Turquie-Israël

Le 10 décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan affirme que son pays "n'abandonnera pas Jérusalem à la merci d'un Etat terroriste qui tue des enfants". M. Netanyahu rétorque qu'il n'a "pas de leçon de moralité à recevoir d'un dirigeant (...) qui bombarde les Kurdes et aide des terroristes".

Des dizaines de milliers de personnes manifestent d'Indonésie au Maroc en passant par la Turquie. A Beyrouth, les forces de sécurité dispersent une manifestation près de l'ambassade des Etats-Unis à coup de canons à eau, faisant plusieurs blessés.

Le 11 décembre, le Moyen-Orient connaît sa cinquième journée de manifestations. Dans les Territoires palestiniens, des dizaines de jeunes incendient des pneus et lancent des pierres sur les soldats israéliens à la sortie de Ramallah.

Jérusalem-Est

Le 13 décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan exhorte la communauté internationale à reconnaître Jérusalem-Est comme la "capitale de la Palestine", le leader palestinien Mahmoud Abbas estimant qu'il n'y aurait "ni paix, ni stabilité" sans cela, lors de l'ouverture d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.

Parallèlement, le roi Salmane d'Arabie saoudite déclare que les Palestiniens ont le droit de faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, à l'ouverture à Ryad de la session annuelle du Majlis al-Choura, l'assemblée consultative.

Avec AFP

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Diego Maradona, légendaire star du football mondial, est mort

L'entraîneur de l'Argentine Diego Maradona réagit lors du quart de finale de la Coupe du monde 2010 Argentine - Allemagne au stade Green Point du Cap, en Afrique du Sud, le 03 juillet 2010.

La légende du football mondial, Diego Armando Maradona, est décédée mercredi à l'âge de 60 ans.

M. Maradona, un fier Argentin, a succombé à une insuffisance respiratoire, selon le quotidien espagnol El País. D’après l’Agence France Presse, il serait plutôt mort d’une crise cardiaque.

Le légendaire numéro 10 de la sélection albicéleste avait captivé les fans de football du monde entier dans les années 1980 et 1990.

D’après El País, Diego Maradona est né deux fois : d’abord juridiquement le 30 octobre 1960 dans la banlieue de Buenos Aires, puis le 22 juillet 1986 à Mexico lorsqu’il marqua ce qui reste connu dans les annales du football comme “le but magique” face à l’Angleterre.

Idole de millions de férus du ballon rond, Maradona captive l’attention du monde tant par ses prouesses sur les stades que par ses excès en dehors : drogues, maladies, obésité et un cœur défaillant.

La mort du Pibe de Oro, l’enfant d’or, pourtant retraité depuis 1997, laisse un vide dans le monde du football.

Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine.

La Russie va implanter sa première base militaire en Afrique

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Brexit: les droits de pêche divisent

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Snapchat lance Spotlight, un fil public de vidéos sur le modèle de TikTok

Une bannière géante de Snap Inc affichée devant la bourse de New York. 2 mars 2017. (AP Photo/Mark Lennihan)

Ses "stories" éphémères ont été largement copiées par les autres réseaux, mais c'est au tour de Snapchat de s'inspirer de ses jeunes concurrents : l'appli au logo fantôme lance "Spotlight", un fil public de contenus produits par ses utilisateurs, sur le modèle de TikTok.

Les utilisateurs de Snapchat - en majorité des ados et jeunes adultes - ne postaient jusqu'à présent leurs photos et vidéos que pour leurs contacts ou dans des messages privés... Ou sur des réseaux concurrents.

A partir de lundi, dans 11 pays dont les États-Unis et la France, ils pourront diffuser leurs créations plus largement, en restant sur l'appli, sur un fil public, personnalisé automatiquement par l'algorithme en fonction des goûts des spectateurs.

Cette formule a fait le succès de TikTok, avec, pour les influenceurs, l'espoir de créer une vidéo virale, et, pour les utilisateurs, la possibilité de faire défiler une sélection sur mesure de contenus courts.

Mais Snapchat, qui travaille sur Spotlight depuis un an et demi, a tiré des leçons des modèles existants, comme TikTok ou Reels, la version d'Instagram.

Pour commencer, les contenus devront être approuvés par les modérateurs de la plateforme. Au début, chaque vidéo publiée aura été vue par une personne au préalable, a expliqué la société à l'AFP. Par la suite, ce sera sans doute une combinaison d'intervention humaine et d'intelligence artificielle.

No comment

L'appli fréquentée par près de 250 millions de personnes au quotidien n'a pas révélé combien de modérateurs travaillent à cette tâche potentiellement gargantuesque, mais estime que l'enjeu en vaut la chandelle.

Les dirigeants préfèrent choisir les contenus qui seront vus par des millions de personnes plutôt que de devenir une plateforme ouverte qui doit sans cesse se préoccuper de retirer les contenus problématiques.

Facebook (sur son réseau principal et sur Instagram), TikTok, Youtube et les autres se voient régulièrement reprocher de ne pas lutter suffisamment contre la désinformation, les incitations à la violence ou les discours de haine.

Snapchat connaît aussi ce genre de problèmes, qui nuisent à la confiance des utilisateurs et des annonceurs publicitaires. Il y a quelques jours, dans la ville française d'Annecy (est), un lycéen a été mis en examen pour avoir menacé de mort une enseignante sur le réseau.

Autre différence majeure avec les fils rivaux : il n'y aura pas de commentaires publics sur Spotlight. Tout au plus les utilisateurs pourront-ils faire des remarques privées aux créateurs, s'ils n'ont pas publié leurs contenus de façon anonyme et acceptent d'être contactés.

La plateforme entend ainsi créer un environnement positif, où il n'est pas possible d'être désagréable, contrairement à TikTok où même les influenceurs suivis par des millions de personnes se retrouvent à partager leurs vidéos sur un espace où ils font face à beaucoup de négativité, selon un porte-parole de Snapchat.

Le million

N'importe quel créateur, qu'il soit suivi par des dizaines ou des milliers de personnes, pourra cliquer sur la case Spotlight après avoir réalisé une vidéo avec (ou sans) les célèbres filtres de l'appli, des oreilles de chat aux visages et voix déformés.

Snapchat insiste sur l'égalité entre utilisateurs, qui se disputeront d'éventuels gains financiers sur la base de l'intérêt suscité par leurs contenus. Plus d'un million de dollars seront distribués chaque jour.

"Les 'snaps' sont évalués sur la base des interactions avec les gens, comme le temps passé à regarder une vidéo ou les cœurs attribués. Les revenus sont déterminés en fonction du nombre de visionnages uniques", précise un communiqué.

Plus de deux ans après son entrée en Bourse, Snapchat n'a toujours pas réussi à dégager de profits. Au troisième trimestre, la société a ainsi perdu 200 millions de dollars.

Mais elle a doublé son chiffre d'affaires en rythme annuel, à 680 millions, notamment grâce au lancement réussi de nouveaux outils, pour inciter ses utilisateurs à passer toujours plus de temps sur l'application, et de nouveaux produits publicitaires, pour "essayer" des accessoires en réalité augmentée ou s'immerger dans l'univers d'une marque.

En 2013, Snapchat avait inventé les "stories", des histoires qui disparaissent 24 heures après avoir été mises en ligne. Ultra populaires, elles ont été copiées par Facebook (d'abord sur Instagram, en 2016) et plus récemment par Twitter qui vient de lancer les "fleets".

Elon Musk devient le deuxième homme le plus riche au monde

Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, lors d'une conférence au Kennedy Space Center en Floride. 19 janvier 2020.

Elon Musk, le tumultueux patron du constructeur de véhicules électriques Tesla, est passé devant Bill Gates pour devenir le deuxième homme le plus riche au monde, selon le classement des milliardaires de l'agence Bloomberg.

La fortune de l'entrepreneur de 49 ans né en Afrique du Sud s'est étoffée de 7,24 milliards de dollars sur la seule journée de lundi, grimpant à 128 milliards.

L'ultra-médiatique dirigeant, qui est également co-fondateur de la société spatiale SpaceX, était déjà passé en quelques semaines devant Mark Zuckerberg, le dirigeant de Facebook, et Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH.

Sur le podium des multi-milliardaires, il n'est plus que derrière Jeff Bezos, le fondateur du géant du commerce en ligne Amazon, dont la fortune est estimée à 182 milliards de dollars.

Bill Gates complète le trio de tête avec une fortune évaluée à 127,7 milliards de dollars. L'ancien co-fondateur de Microsoft a vu sa fortune fondre parce qu'il en consacre une bonne partie à la fondation Bill et Melinda Gates.

Les riches, encore plus riches

D'après Bloomberg, les plus riches ont vu leur fortune cumulée croître de 1.300 milliards de dollars depuis janvier, en hausse de 23%, alors que la pandémie de coronavirus a provoqué le ralentissement de l'économie mondiale et entraîné des cortèges de licenciements et une vague de faillites d'entreprises aux Etats-Unis.

L'ascension fulgurante de M. Musk dans le classement des grosses fortunes est liée à l'envolée du titre de Tesla à Wall Street, qui a pris plus de 500% depuis le début de l'année et y vaut désormais 495 milliards de dollars. Ce qui a permis à M. Musk, qui possède environ 18% de la société, de gagner 100 milliards sur la même période.

Le groupe est d'une part devenu rentable, parvenant à gagner de l'argent pendant cinq trimestres consécutifs.

Son action a par ailleurs été dopée ces dernières semaines par l'élection à la présidence des Etats-Unis de Joe Biden, qui a promis de favoriser le développement des véhicules électriques dans le pays, et par l'annonce de la prochaine entrée du groupe dans le prestigieux indice S&P 500.

En faire partie permettra à l'action Tesla d'être systématiquement incluse dans de nombreux produits financiers qui suivent mécaniquement ses fluctuations, les ETF, ce qui devrait lui donner encore plus d'ampleur.

Tesla profite de façon générale de l'engouement de nombreux investisseurs pour ce qu'ils considèrent être le futur de l'automobile.

Même s'ils écoulent bien plus de véhicules, les fabricants plus traditionnels de voitures, General Motors et Ford, ne valent en Bourse que 64 milliards et 35 milliards de dollars respectivement.

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