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RDC

Une militante anti-Kabila met fin à une année de clandestinité

Les évêques de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) lors d'un point de presse à Kinshasa, 11 janvier 2017. (Top Congo/VOA)

Une responsable du collectif des catholiques organisateurs des marches anti-Kabila en 2017 et 2018, Leonnie Kandolo, a exprimé lundi sa "joie" de recouvrer la liberté après plus d'un an de clandestinité en République Démocratique du Congo.

"J'ai été en clandestinité pendant une année et 23 jours, privée de liberté, j'ai recouvré ma liberté après le discours du nouveau chef de l'État", Félix Tshisekedi, a déclaré Leonnie Kandolo. "J'ai été sous mandat d'arrêt, ça été levé, je suis chez moi, avec mes enfants, mes amis, je suis dans une très grande joie".

"Le combat pour lequel je me suis battue a été gagné", a estimé Mme Kandolo. Il s'agissait "d'un combat d'idées, pour le respect de la constitution, d'un État de droit". "La Constitution n'a pas été modifiée, les élections ont été organisées, nous avons un nouveau président de la République. Je suis contente", a expliqué Mme Kandolo.

Mme Kandolo était l'une des porte-parole des laïcs catholiques réunis sous la bannière d'un Comité laïc de coordination (CLC), organisateur des marches réclamant le départ du président Joseph Kabila du pouvoir après la fin de son mandat en 2016. Le CLC demandait à M. Kabila de dire publiquement qu'il n'allait pas briguer un troisième mandat en RDC.

Pendant ces marches organisées fin 2017 et début 2018, les fidèles marchaient avec des bibles à la main, après la messe du dimanche. Ces manifestations réprimées dans le sang, ont fait une quinzaine de morts, selon l'ONU.

Âgé de 47 ans (dont 18 au pouvoir), M. Kabila a finalement cédé son fauteuil à l'opposant Félix Tshisekedi le 25 janvier 2019 au lendemain de sa prestation de serment à l'issue de la présidentielle organisée le 30 décembre.

Le CLC organise une célébration eucharistique mardi qui sera présidée par l'archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, en présence des familles de victimes tuées dans la répression de ces marches.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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