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Une journaliste anglophone écrouée à la prison de Douala au Cameroun

Mimi Mefo dans la région ouest du Cameroun, en août 2018.

Une célèbre journaliste anglophone du Cameroun, Mimi Mefo, a été écrouée dans la nuit de mercredi à jeudi à Douala, après avoir été inculpée par un tribunal militaire d'"atteinte à la surêté de l'Etat".

Mimi Mefo, rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette à Equinoxe TV, une chaîne de télévision privée de Douala, "a été écrouée et incarcérée (...) à la prison de New-Bell", a affirmé Alice Nkom, responsable d'un collectif de onze avocats qui s'est constitué pour défendre la journaliste.

Mimi Mefo a été placée en détention provisoire par le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Douala, selon Me Nkom qui qualifie ces chefs d'inculpation de "rocambolesques".

Elle devrait être jugée par le tribunal militaire de Douala dès lundi, selon l'avocate.

Il lui est reproché d'avoir "relayé, tout en en indiquant la source, un post disant que ce sont des balles de l'armée qui ont tué le missionnaire américain Charles Trumann Wesco", qui a succombé fin octobre à ses blessures après une attaque dans la province anglophone du Nord-ouest, a expliqué Me Nkom.

"Est-ce qu'on peut nous prouver que c'est faux? On n'en sait rien, dès lors qu'on a affaire à une armée dont des soldats peuvent tirer à bout portant sur un enfant, ce que les autorités nient avant de se raviser", a-t-elle affirmé.

Dans un autre post, la journaliste avait relayé la version du ministère camerounais de la Défense, imputant la responsabilité de la mort du missionnaire américain aux séparatistes anglophones.

"Son innocence est établie et la preuve que (son) emprisonnement était planifié est cinglant", a réagi le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC).

Reporters sans frontières (RSF) a également demandé la libération immédiate de la journaliste d'Equinoxe TV. "Les journalistes qui couvrent la crise anglophone ne sont pas des criminels !" selon l'ONG.

Anglophone, Mimi Mefo, en plus de ses responsabilités à Equinoxe TV, anime un site internet sur lequel elle rend régulièrement compte de l'actualité des deux régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, en proie à un conflit armé depuis un an.

Depuis la tenue de la présidentielle le 7 octobre, au moins six journalistes ont été interpellés au Cameroun, dont deux restent incarcérés.

Michel Biem Tong, promoteur d'un site Internet, a été arrêté le 23 octobre et restait en détention jeudi pour des faits allégués d'"apologie" de sécession.

Avec AFP

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Onze personnes ont été tuées par les djihadistes nigérians

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Neuf morts dans l’attaque d’un village camerounais par Boko Haram

Des soldats de la 21e brigade d'infanterie motorisée patrouillent dans les rues de Buea, région du Sud-Ouest du Cameroun, le 26 avril 2018.

Au moins neuf personnes ont trouvé la mort dans la nuit hier à ce matin dans l’attaque de la localité de Tcharkamari, dans la région de l’extrême où l’armée camerounaise combat Boko Haram.

Selon les sources locales, l’attaque est attribuée à Boko Haram. Plusieurs concessions ont été également incendiées d’après quelques photos que VOA Afrique a pu consulter.

Ce vendredi matin, une dizaine d’hommes du village Tcharkamari ont prié au milieu des décombres.

"Des sacs d’oignons percés et le contenu éparpillé à même le sol par les assaillants. Des maisons complètement consumées par les flammes", a constaté VOA Afrique sur des photos prises par une source locale.

Un détachement des militaires camerounais, déployés dans l’Extrême-Nord pour lutter contre Boko Haram, est arrivé dans le village attaqué peu après les dégâts, a confirmé une autre source à VOA Afrique.

La localité de Tcharkamari est située à environ 30 kilomètres de Mora sur le tronçon routier Mora-Kousseri, dans la région de l’extrême nord, proche du Nigéria.

En 2015, plus 100 personnes du village Tcharkamari avait été enlevées par des hommes de Boko Haram.

Elles ont été libérées plus tard au cours d’une opération menée dans le village nigérian de Talla Goubdo par les militaires camerounais du bataillon d’intervention rapide.

Le 12 avril dernier, quatre militaires ont trouvé la mort dans la région de l’extrême nord.

De source sécuritaire, c’est suite à l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule, sur l’axe Gouzda-Vreket-Vouzi , non loin de Kerawa, proche du Nigeria.

Il s’agit des militaires camerounais engagés au front pour lutter contre Boko Haram dans cette partie du Cameroun. Selon les sources locales , il y’a eu au moins 8 blessés.

Baisse de la production de café au Cameroun

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Les difficultés de Kyé-Ossi suite à la fermeture de la frontière

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Au moins 3 soldats tués dans l'explosion d'une mine dans l'Extrême-Nord

Les forces de sécurité camerounaises déployées après un double attentat suicide dans le village de Kolofata, Extrême-Nord, Cameroun, 13 septembre 2015.

Au moins trois soldats ont été tués dans l'explosion de leur véhicule sur une mine, vendredi dans l'Extrême-Nord du Cameroun, région frontalière du Nigeria où sévit le groupe jhadiste Boko Haram, a appris l'AFP de sources sécuritaires.

"Un véhicule du Bataillon d'intervention rapide (BIR, unité d'élite de l'armée déployée dans l'Extrême-Nord pour combattre Boko Haram) est passé sur une mine vers 10h dans une zone située entre les localités de Gouzda-Vréket et Vouzi", a affirmé une source sécuritaire de la zone jointe depuis Yaoundé.

"Le bilan provisoire est de trois morts et sept blessés", a-t-elle ajouté, confirmant une information obtenue auprès d'un policier de la région.

Toutes les victimes sont des soldats du BIR, selon le responsable sécuritaire, qui a ajouté que l'incident s'est produit alors que les militaires étaient en patrouille.

En plus des incursions régulières dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, les jihadistes nigérians posent régulièrement des mines sur les pistes utilisées par l'armée.

Lundi, trois soldats camerounais avaient été tués dans l'attaque par Boko Haram d'un poste avancé de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale engagée contre les jihadistes nigérians) dans la même région.


La FMM, appuyée par des pays occidentaux, regroupe des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, et est engagée dans la lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

Depuis son apparition en 2009, Boko Haram, actif dans les pays frontaliers du lac Tchad, a provoqué la mort d'au moins 27.000 personnes et le déplacement d'environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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