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Europe

Une jeune musulmane battue et tondue par sa famille pour avoir voulu épouser un chrétien

(Photo REUTERS/Stephane Mahe)

Les membres de la famille d'une adolescente musulmane de 17 ans, originaire de Bosnie-Herzégovine, l'ont tondue et frappée à Besançon, car elle a une liaison avec un jeune chrétien d'origine serbe.

Alertée, la police a placé en garde à vue les les parents, l'oncle et la tante. Ils ont été présentés au parquet jeudi puis à un juge des libertés et de la détention.

Placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contacter l'adolescente, ils seront jugés pour "violences sur mineur en présence de mineurs et en réunion", a indiqué la vice-procureure Margaret Parietti.

L'adolescente, arrivée de Bosnie-Herzégovine il y plus de deux ans avec sa famille, entretenait depuis plusieurs mois une relation avec un garçon d'origine serbe qui vivait dans le même immeuble, à Besançon.

"Les deux familles se connaissaient et (leur relation) ne posait pas de problème, mais quand les jeunes ont commencé à parler de mariage, les parents de la jeune fille lui ont dit: Nous sommes musulmans, tu ne te marieras pas avec un chrétien", a relaté Mme Parietti.

L'adolescente a été privée de téléphone et empêchée de contacter son compagnon. Les deux jeunes se sont enfuis pendant quatre jours tout en gardant le contact avec leurs parents respectifs. A leur retour, ils se sont rendus lundi à l'appartement de la famille de la fille, accompagnés des parents du garçon.

"La première gifle est partie de la mère, puis il y a eu un déferlement de violence. Elle est emmenée dans une chambre, violentée. Elle a été tondue, selon ses déclarations, par son oncle, le frère de son père, tout en étant frappée", a détaillé la magistrate, soulignant qu'elle avait auparavant 60 cm de cheveux.

Un médecin lui a délivré une incapacité totale de travail de 14 jours. Les parents sont aussi poursuivis pour avoir frappé l'adolescente depuis leur arrivée en France. La victime a été placée sous protection judiciaire dans une structure adaptée, a précisé le parquet.

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Une étudiante agressée en France parce qu'elle portait une jupe

Centre-ville de Strasbourg, France, 15 décembre 2018. (AP Photo/Jean-François Badias)

Une enquête a été ouverte à Strasbourg, dans l'est de la France, après le dépôt d'une plainte par une étudiante qui a relaté avoir été frappée et insultée en pleine rue par trois jeunes hommes au motif qu'elle portait une jupe.

"Une plainte a été déposée au commissariat central de Strasbourg (dimanche) par une jeune femme qui a relaté une agression commise sur sa personne" vendredi vers 14H00 (12H00 GMT), "par trois individus qui lui reprochaient de porter une jupe", a expliqué mardi dans un communiqué la Direction Départementale de la Sécurité Publique du Bas-Rhin dans le département de Strasbourg.

Selon la DDSP qui chapeaute les forces de police, l'agression a eu lieu "quai des Alpes", un endroit fréquenté en lisière du centre-ville.

Une enquête a été ouverte pour "violences commises en réunion, suivies d'une incapacité n'excédant pas huit jours", précise le communiqué, selon lequel la police procède "actuellement au recueil de témoignages et à l'exploitation des images de vidéo-protection".

La jeune femme, une étudiante strasbourgeoise de 22 ans prénommée Élisabeth, a raconté son agression à la radio locale France Bleu Alsace.

Elle rentrait chez elle à pied lorsqu'elle a croisé trois jeunes hommes. L'un d'eux "me dit: regardez cette pute en jupe!", déclare-t-elle dans une vidéo diffusée mardi sur le site de la radio et dans laquelle on distingue clairement son oeil droit tuméfié.

Élisabeth lâche un "pardon?" mais s'entend aussitôt répondre: "tu te tais salope et tu baisses les yeux!". Deux de ses agresseurs lui empoignent alors chacun un bras tandis que le troisième lui assène un coup de poing en plein visage, avant que le trio ne prenne la fuite, a poursuivi la jeune femme, affirmant qu'une quinzaine de personnes ont assisté à la scène sans l'aider ni appelé les secours.

L'étudiante a posté sur les réseaux sociaux des photos de son visage après l'agression, suscitant de très nombreuses réactions indignées.

"Toutes les formes de violences sexistes et sexuelles dans l'espace public sont inadmissibles et je les condamne fermement", a réagi la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Élisabeth Moreno, disant avoir demandé au ministère de l'Intérieur de se saisir de ce cas.

La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a salué le courage de la jeune femme pour avoir pris "la parole publiquement". "J'ai le sentiment qu'on en est encore au Moyen-âge sur ces questions", a-t-elle commenté.

Sur Twitter, la députée européenne centriste et ancienne maire de la ville Fabienne Keller s'est dite "choquée par ces actes révoltants qui se multiplient dans des proportions alarmantes".

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Italie: l'extrême droite échoue à conquérir la Toscane

Le premier ministre italien et leader de l'extrême droite Matteo Salvini.

L'extrême droite italienne a échoué lundi à conquérir la Toscane, bastion de gauche, dont elle espérait faire un symbole triomphant de ses ambitions nationales.

Le candidat de la gauche dans cette région du centre-ouest de l'Italie, Eugenio Giani, est crédité d'environ 47% des votes, contre quelque 40% à Susanna Ceccardi, la candidate de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, selon des projections publiées par les télévisions italiennes.

"C'est une victoire extraordinaire", a déclaré M. Giani devant son comité électoral. Son adversaire a reconnu sa défaite et envoyé un SMS à M. Giani lui demandant "de gouverner maintenant pour le bien des Toscans", selon les médias.

"Nous avons stoppé Salvini", s'est de son côté félicitée la secrétaire générale du Parti démocratique toscan, Simona Bonafé.

Par ailleurs, au référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires organisé en même temps que ces régionales, le "oui" l'a emporté avec environ 69% des voix, selon un décompte portant sur les bulletins dépouillés dans près de 95% des bureaux de vote.

Avec un taux de participation relativement élevé de 54% à ce scrutin référendaire sans suspense, les électeurs se sont bien mobilisés de dimanche matin à lundi 15h00 (13h00 GMT) en suivant de stricts protocoles de sécurité, dans ce pays où le coronavirus, dont la prévalence remonte depuis sept semaines, a fait plus de 35.600 morts.

La gauche a réussi à conserver trois régions (Toscane, Pouilles et Campanie), mais le front uni centre droit-extrême droite a gardé les siennes et a ravi les Marches (sud) aux partis du gouvernement de Giuseppe Conte, coalition formée voici un an entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche).

La droite dirigera désormais 14 régions italiennes et la gauche cinq.

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