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"Une heure pour la planète" : extinction des feux des Fidji aux Etats-Unis

Les grands pays émergents exigent un accord contraignant sur le climat d’ici à 2011

Trois mois après la conférence de Paris sur le climat, l'opération "Une heure pour la planète" espère mobiliser des millions de personnes à travers le monde pour que les engagements pris à la COP21 contre le réchauffement soient tenus

Dans plus de 170 pays, à 20H30 (heure locale), des monuments ou des sites célèbres, comme l'Empire State Building à New York, seront plongés dans l'obscurité et chacun (citoyens, entreprises, collectivités...) est invité à éteindre la lumière pendant une heure.

L'objectif de cette initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF) est de rappeler que l'énergie consommée a un coût pour la planète et d'inciter gouvernements et particuliers à agir pour le climat. Les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole), utilisées notamment dans la production d'électricité, sont responsables des 3/4 des émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement climatique.

Cette 10e édition débutera aux îles Fidji puis gagnera ensuite l'Asie, l'Europe et l'Amérique.

"Earth Hour permet à chacun - à travers un événement convivial, des campagnes interactives ou les réseaux sociaux - de participer à l'histoire du changement climatique", explique Siddarth Das, directeur mondial de l'opération, dans un communiqué. Les internautes sont invités à faire connaître leurs actions et à contribuer à la prise de conscience des problèmes climatiques sur le net.

Pour Pascal Canfin, directeur général du WWF France, "la pire des choses serait que la parenthèse COP21 se referme et que l'on continue comme avant. Les engagements doivent être tenus et rapidement consolidés pour faire de 2016 l'année de la cohérence".

Par un accord conclu le 12 décembre, la communauté internationale s'est engagée à maintenir le réchauffement climatique "bien en deçà de 2 degrés" par rapport à l'ère préindustrielle.

L'opération se veut aussi festive, avec une séance de yoga collective, un pique-nique dans un parc ou un défilé de mode en tissu recyclé organisés en Australie, des plats préparés au restaurant sur le feu d'une cheminée et dégustés à la lueur de bougies en France, un dîner aux chandelles en Finlande...

En 2015, dans 172 pays et 7.000 villes, plusieurs centaines de sites et monuments comme la tour Burj Khalifa à Dubaï ou le Harbour Bridge à Sydney avaient été plongés dans le noir, selon le WWF. A Paris, la Tour Eiffel avait cessé de scintiller pendant cinq minutes et près de 300 édifices avaient été éteints.

Le WWF organise par ailleurs une compétition internationale, le Earth Hour City Challenge, destinée à récompenser les villes les plus ambitieuses en matière de lutte contre le changement climatique.

Depuis sa première édition en 2007, organisée seulement à Sydney, l'opération "Une heure pour la planète" a chaque année pris plus d'ampleur.

Avec AFP

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Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

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