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Une foule de migrants africains parquée dans un stade d'Aden

Des migrants africains à bord du navire "Sarost 5" amarré dans le port tunisien de Zarzis, dans le sud du pays, le 1er août 2018.

Empêchés de traverser le Yémen en guerre vers une autre destination, plusieurs centaines de migrants africains ont été parqués dans un stade d'Aden, dans le sud du pays, où leurs conditions de vie suscitent de vives inquiétudes.

Ces migrants viennent principalement d'Ethiopie, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils ont été arrêtés par les services de sécurité d'Aden, contrôlée par des forces progouvernementales.

"Selon nos estimations, il y a 1.789 migrants sur le site", a déclaré à l'AFP Olivia Headon, porte-parole de l'OIM au Yémen, en soulignant que le stade où ils sont parqués ne présente aucune norme de santé ou de sécurité.

Ce sont en majorité des hommes adultes, mais il y a aussi 389 garçons et 28 filles de moins de 18 ans, a dit Mme Headon.

Le Yémen est en guerre depuis plus de quatre ans. Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et maîtres de la capitale Sanaa, tiennent tête aux forces progouvernementales appuyées militairement par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

- "Mieux vaut mourir" -

En dépit des combats, le Yémen attire toujours des migrants de la Corne de l'Afrique, qui passent par Djibouti avant d'entreprendre la périlleuse traversée en mer en direction d'Aden.

De là, ils tentent généralement de se rendre dans d'autres pays du Golfe, à la recherche d'un travail.

Certains ne survivent pas à la traversée en raison de naufrages ou parce qu'ils sont forcés par des trafiquants à sauter dans l'eau à l'approche des côtes yéménites alors qu'ils ne savent pas nager.

La semaine dernière, les forces de sécurité d'Aden ont lancé une campagne pour rapatrier tous les migrants, a indiqué une source policière à l'AFP.

Après avoir été placés dans des camps de fortune à travers la ville, ces migrants ont été rassemblés dans le stade situé dans le quartier du 22 mai, selon cette source.

Assis en plein air, ils se disputent des morceaux de pain, parlementent avec des policiers ou tentent de se protéger du soleil.

Mohammed Nour, un Ethiopien, a débarqué il y quelques jours. "Je ne veux pas rester au Yémen, je veux aller en Arabie saoudite chercher du travail", a-t-il dit à l'AFP.

"Il n'y a ni nourriture, ni eau, Il n'y ni salle de bain, ni douche. Nous avons faim, ils nous tuent de faim. Je leur ai dit qu'il vaut mieux mourir".

"Je suis ici depuis deux jours", a indiqué un autre Ethiopien, Abdallah Nour.

"Nous avons eu des problèmes avec les soldats et la police. Il n'y a pas d'ombre et on est coincés ici sous le soleil".

- "Pas d'abri" -

L'OIM s'est inquiétée des conditions de vie dans le stade.

"Le site n'est pas fait pour accueillir qui que ce soit, même pas une seule personne, et encore moins des milliers de personnes", a souligné Mme Headon.

"Ils n'ont pas accès aux toilettes. Ils doivent faire leurs besoins à l'extérieur, ce qui représente un énorme problème de santé. Il n'y a pas d'abri. Il n'y a pas de couvertures".

"Nous avons commencé à transporter de l'eau par camion, à effectuer des examens médicaux et à distribuer de la nourriture, avec l'aide d'organisations locales, mais l'accès aux denrées alimentaires reste limité", a-t-elle déploré.

Le conflit au Yémen a provoqué la pire crise humanitaire en cours dans le monde, selon les Nations unies.

Près de 150.000 migrants sont arrivés au Yémen en 2018, dont 92% sont des Ethiopiens, selon l'OIM.

L'organisation travaille actuellement avec d'autres agences de l'ONU pour aider les migrants à rentrer chez eux sur la base du volontariat.

En janvier, l'OIM a annoncé son intention de rapatrier par avion quelque 3.000 migrants éthiopiens cette année.

L'organisation avait suspendu ses vols de retour volontaire en 2015 quand l'Arabie saoudite était intervenue militairement et a relancé les ponts aériens en 2018.

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Violences au Mali : l'analyse d'Ibrahim Yahaya Ibrahim

Dans la ville de Sobane Da, le 11 juin 2019.

Le cycle de violences dans le centre du Mali, comme la tuerie de Sobane Da la semaine dernière, se nourrit de la peur qu'inspirent à chaque communauté les groupes armés des autres et seul le dialogue permettra d'en sortir, selon Ibrahim Yahaya Ibrahim, analyste à l'ICG.

Cet expert basé à Dakar est l'un des auteurs du rapport de l'International Crisis Group publié en mai qui recommande au gouvernement d'ouvrir des canaux de communication avec la "katiba Macina", le groupe du prédicateur radical Amadou Koufa dans le centre du Mali, et ses partisans.

Déplacement du président IBK à Sobane Da
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Les critiques contre la lenteur de l'armée sont-elle justifiées?

"Au Mali, comme au Burkina Faso, ce sont des armées qui ont des capacités très limitées.

En général, ça prend beaucoup de temps pour organiser une sortie militaire, une patrouille, aller d'un endroit à un autre, pour s'assurer qu'on ne va pas tomber dans une embuscade.

Par ailleurs, ce sont des crises qui ont lieu dans des petits bourgs, parfois des hameaux, ou des grands villages, éparpillés sur des dizaines de milliers de km2. Donc être partout à la fois, c'est très difficile, et les forces internationales sont confrontées aux mêmes problèmes".

Faut-il attribuer l'attaque de Sobane Da aux jihadistes ?

"Ce n'est pas le mode opératoire des jihadistes. Ils n'ont pas l'habitude de s'attaquer à des communautés, ils l'ont dit clairement dans leurs discours.

Depuis Ogossagou (massacre de quelque 160 villageois peuls attribué à des chasseurs traditionnels dogons dits +dozos+, le 23 mars, NDLR), il y a eu beaucoup d'accrochages entre les jihadistes et les dozos, ce qui était assez rare avant.

Mais de là à attaquer toute une communauté, des femmes et des enfants, ça nécessiterait un grand changement dans leur discours et leur tactique. Sans oublier qu'il y a des Dogons jihadistes, donc il serait difficile pour eux de justifier qu'on attaque leur communauté de manière indiscriminée.

Cela dit, il y a des milices peules dans cette zone qui ont demandé aux jihadistes leur bénédiction ou leur appui pour faire face aux violences perpétrées par les dozos.

Donc, il se pourrait que des milices peules, en particulier celles dont les villages ont récemment été victimes des violences des dozos, soient responsables, tout comme il se pourrait que certains éléments jihadistes qui n'agissent pas au nom de la katiba Macina y aient participé. Seule l'enquête nous dira exactement qui en sont les vrais responsables".

Sobame Da après la tuerie
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Comment cet engrenage s'est-il déclenché ?

"Les tensions entre Peuls et Dogons se sont surtout exacerbées à partir de 2015, quand la katiba Macina est apparue et que des jihadistes qui accusent certains éléments dogons et bambaras de collaborer avec l'armée ont commencé à les éliminer.

Même si ces attaques étaient très ciblées, les milices ont considéré que chaque Dogon ou chaque Bambara touché, c'est comme si c'était la communauté qui était attaquée, donnant lieu à des représailles contre les communautés peules, soupçonnées de collaborer avec les jihadistes.

Aujourd'hui, c'est une situation qui est alimentée par la peur, la peur que ce soit l'autre qui attaque le premier, et un sentiment de vengeance. Il y a aussi un élément de banditisme et un désir de s'accaparer des terres".

Comment en sortir ?

"Cette violence communautaire est dérivée de l'insurrection jihadiste mais elle dépasse le cadre de l'insurrection jihadiste elle-même.

Le problème n'a pas commencé avec une tension entre des communautés, mais par des groupes armés de part et d'autre, les jihadistes d'un côté et les milices dozos de l'autre. On ne peut pas faire la paix sans impliquer ces groupes armés-là.

Parler entre les communautés en excluant les jihadistes ne marchera pas. Il va falloir parler avec les jihadistes, les amener à la table des négociations. Quand deux groupes se font la guerre, vous ne pouvez pas désarmer un groupe et laisser l'autre avec ses armes.

Mais les options ne sont pas nombreuses. Lorsque le président malien (Ibrahim Boubacar Keïta, NDLR) dit que la survie du Mali est en jeu, je crois qu'il a raison".

A Kinshasa, Congo Bio Végétal exporte des produits congolais dans le monde entier

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Des milliers de personnes à une prière à la mémoire de Morsi à Istanbul

Prière funéraire symbolique à l'occasion de l'enterrement du président égyptien Mohamed Morsi à Ankara en Turquie le 18 juin 2019.

Des milliers de personnes ont participé mardi à Istanbul à une prière funéraire à la mémoire de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi, dont la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était l'un des principaux soutiens.

La cérémonie religieuse s'est tenue dans la mosquée historique Fatih, située sur la rive européenne de la mégalopole turque, rassemblant plusieurs milliers de personnes, certaines en larmes, selon un journaliste de l'AFP.

Cette prière symbolique a été organisée par la Direction des Affaires religieuses en Turquie (Diyanet) qui a appelé les principales mosquées du pays à organiser de telles cérémonies mardi.

Mahmoud Hussein, un responsable des Frères musulmans dont était issu Morsi, l'opposant égyptien Ayman Nour, ainsi que de nombreux membres de la diaspora égyptienne à Istanbul étaient présents à la prière à la mosquée Fatih.

"Morsi est le président de l'Egypte, pas Sissi", a déclaré Mokhtar al-Achri, un Egyptien installé en Turquie depuis cinq ans, en référence à l'actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Morsi en 2013. "Sissi est un tueur, un meurtrier", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que la résistance dont a fait preuve Morsi jusqu'à ce qu'il tombe en martyr (...) servira d'exemple pour le monde musulman", a dit à l'AFP Ishak Saglam, dirigeant d'un parti islamiste turc, Hüda Par, lors de la cérémonie à la mosquée Fatih.

Une deuxième prière spéciale doit avoir lieu vers 14H00 GMT dans la même mosquée en présence du président Erdogan.

Lors d'un discours à Istanbul mardi, M. Erdogan s'en est pris à l'"Occident" qu'il accuse d'avoir assisté passivement "au renversement de Morsi par un putsch, à ses souffrances en prison et à sa mort".

Immédiatement après l'annonce de sa mort lundi, M. Erdogan avait rendu hommage au "martyr" Morsi et accusé les "tyrans" au pouvoir en Egypte d'être responsables de sa mort.

Les relations entre la Turquie et l'Egypte sont quasiment non-existantes depuis que l'armée égyptienne, alors dirigée par Abdel Fattah al-Sissi, a renversé le président Morsi.

Au Liberia, l'hôpital manque de tout

Maternité de l'hôpital Phebe de Bong Town, dans le centre du Libéria, le 27 mai 2019.

Le corps d'une jeune femme est allongé aux urgences de l'hôpital Phebe. Sa mère arrive en courant et tend un sachet de médicaments au médecin, qui secoue la tête: trop tard. Le deuxième hôpital du Liberia manque de tout, ou presque.

"Quand les malades arrivent, nous sommes obligés de dire aux parents de repartir pour aller acheter les médicaments. Parfois, avant qu'ils ne reviennent, le malade est mort", soupire Jefferson Sibley, médecin en chef de l'établissement situé dans la province de Bong (centre).

"Les gens meurent sous nos yeux et nous ne pouvons rien faire", comme pour cette patiente de 25 ans, emportée par le paludisme, déplore le Dr Sibley.

L'inflation galopante qui frappe ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest - plus de 22%, soit la quatrième la plus élevée du continent, après un pic à 28% en décembre - n'épargne pas le secteur de la Santé, déjà sinistré par l'épidémie d'Ebola de 2014-2016.

L'hôpital Phebe, d'une capacité de 200 lits, doté de sept médecins, doit répondre aux besoins des quelque 400.000 habitants de la province, sans compter ceux qui viennent des environs pour les urgences. Selon les statistiques de l'établissement, il accueille environ 2.500 patients par mois.

A 30 km de là, dans le village de Jenepeleta, Regina Kollie, 45 ans, une mère de cinq enfants, ne sait plus comment faire descendre la température de sa toute dernière fille, 4 ans, brûlante de fièvre depuis plusieurs jours.

L'hôpital Phebe, dans la ville de Bong, dans le centre du Libéria, le 27 mai 2019.
L'hôpital Phebe, dans la ville de Bong, dans le centre du Libéria, le 27 mai 2019.

Comme la grande majorité de la population de Bong, elle a opté pour la médecine traditionnelle: sur les conseils d'un guérisseur. Elle a cueilli des feuilles pour laver son enfant, sans résultat.

La mère de famille n'a de toute façon guère le choix, car l'hôpital est devenu quasiment inaccessible. "Je n'ai pas d'argent pour emmener ma fille à Phebe. C'est l'ambulance qui nous aidait dans ces cas-là, mais on ne la voit plus", dit-elle, en larmes.

Car, faute de moyens, les deux ambulances de l'hôpital sont à l'arrêt. "Ce service a permis de sauver des vies", souligne le Dr Sibley, en particulier "les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants dans les villages dépourvus de transports en commun".

Des personnes attendent devant l'unité de soins intensifs de l'hôpital Phebe, dans la ville de Bong, dans le centre du Libéria, le 27 mai 2019.
Des personnes attendent devant l'unité de soins intensifs de l'hôpital Phebe, dans la ville de Bong, dans le centre du Libéria, le 27 mai 2019.

Opérations à la lampe tempête

"De tous nos problèmes, le plus criant est le manque de financement, surtout pour le fonctionnement quotidien de l'hôpital. Le gouvernement pourvoit aux besoins du personnel, mais pas de l'établissement", indique le médecin chef.

"Nous nous retrouvons donc endettés auprès de nos fournisseurs. Ceux à qui nous achetons les médicaments et le carburant pour faire fonctionner les générateurs ne veulent plus nous approvisionner parce que nous leur devons beaucoup d'argent", précise-t-il.

Résultat: l'hôpital est souvent privé d'électricité et, lors d'opérations d'urgence, le chirurgien doit parfois se faire éclairer à la lampe tempête, raconte le Dr Sibley.

Même dans la capitale, Monrovia, à l'hôpital John F. Kennedy, le plus grand du pays, si le problème de l'électricité ne se pose pas, la pénurie de médicaments se fait sentir, selon le médecin chef, le Dr Jerry Brown.

"Il nous arrive de manquer de médicaments, surtout ceux qu'on ne peut pas trouver localement", mais qu'il est interdit à l'hôpital d'acheter à l'étranger, en raison des réglementations gouvernementales, explique le Dr Brown.

"Nous sommes en train de négocier avec le ministère de la Santé et celui des Finances pour qu'ils nous autorisent à nous fournir directement" hors du pays et pas seulement auprès des pharmacies libériennes ou via le Service national des médicaments (NDS), ajoute-t-il.

Pour la ministre de la Santé, Wilhelmina Jallah, ces problèmes relèvent de l'héritage du gouvernement précédent.

"Ces douze dernières années, les hôpitaux ont acheté à crédit du carburant et des médicaments, sans payer. Les dettes se sont tellement accumulées que les fournisseurs ne veulent plus faire crédit", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Nous devons rembourser une partie de ces dettes pour pouvoir ouvrir de nouvelles lignes de crédit".

A Bruxelles, des opposants rwandais accusent le régime Kagame de "tortures"

Paul Kagame à Addis Abeba en Ethiopie le 17 janvier 2019.

Des dirigeants de l'opposition rwandaise en exil ont accusé mardi à Bruxelles le régime du président Paul Kagame d'avoir "torturé" le chef rebelle Callixte Nsabimana, qui a plaidé coupable de "terrorisme" le mois dernier après son arrestation.

Callixte Nsabimana, qui se fait appeler "Sankara", est accusé par le gouvernement rwandais de "formation d'un groupe armé irrégulier, complicité d'actes terroristes, (...), prise d'otages, meurtre et pillage".

Il est le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), un groupe armé qui a revendiqué la responsabilité de nombreuses attaques dans la région du parc national Nyungwe (sud-ouest), prisée des touristes.

Arrêté selon ses proches aux Comores, où il s'était réfugié, puis transféré à Kigali, "Sankara" a plaidé coupable, le 23 mai devant un tribunal, de toutes les accusations portées à son encontre.

Il a aussi admis avoir collaboré avec les services de renseignement du Burundi et l'armée ougandaise.

Mais pour les opposants Paul Rusesabagina et Faustin Twagiramungu, ces déclarations résultent des "tortures" subies.

"Si vous étiez à sa place, on vous torture pendant un mois et plus, qu'est ce que vous diriez ? (...) Tout ce qu'ils vous demandent!", a affirmé à Bruxelles M. Rusesabagina, président et fondateur du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont Callixte Nsabimana est un vice-président.

"Si M. Sankara est en prison aujourd'hui c'est que tous les opposants, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur, sont malmenés, torturés et une bonne partie d'entre eux ont été assassinés", a-t-il accusé, qualifiant le chef rebelle de "martyr".

M. Rusesabagina, qui fut lors du génocide de 1994 le directeur de l'hôtel des Milles collines (dépeint dans le film Hôtel Rwanda), s'exprimait lors d'une conférence de presse aux côtés de Faustin Twagiramungu, ex-Premier ministre, actuel président du parti RDI (Rwandan Dream Initiative).

Les deux hommes ont officialisé l'union de leurs formations, le RDI devenant le 4e parti de la plateforme MRCD fondée en 2018, une des composantes d'une opposition morcelée.

Ils ont appelé trois autres partis à les rejoindre pour "lutter comme un seul homme" contre le régime de Paul Kagame, qualifié de "dictature cruelle".

Souhaitant "une unité du peuple rwandais" la plus large possible, ils ont assuré ne pas exclure des discussions à terme avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle basé en RDC qui mène des attaques au-delà de la frontière, contre les forces rwandaises.

"Les FDLR sont des enfants du Rwanda", ont soutenu les deux opposants.

Au pouvoir depuis 1994, Paul Kagame a été élu président au suffrage universel en 2003, puis réélu en 2010 et 2017. Aux législatives de 2018, un seul parti d'opposition avait été toléré, le Parti démocratique vert (qui occupe deux des 80 sièges de la chambre basse du Parlement).

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