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Une femme obligée de changer de place dans un avion en raison du refus d'un juif orthodoxe

Un juif ultra-orthodoxe à Bnei Brak, Israël, 8 avril 2020. (Photo AP)

La compagnie aérienne néerlandaise KLM a fait preuve de discrimination à l'encontre d'une passagère en l'obligeant à changer de place car un juif orthodoxe refusait d'être assis à côté d'une femme, a estimé le Conseil néerlandais des droits humains.

L'instance avait été saisie par le député socialiste néerlandais Ronald van Raak, après un voyage qu'il avait effectué en compagnie de son épouse, de New York à Amsterdam en mai 2019.

Dans un jugement rendu jeudi, l'instance chargée de veiller au respect des droits humains a souligné que le couple avait été "confronté à un homme juif orthodoxe qui a refusé de s'asseoir près de l'épouse en raison de son sexe et de ses croyances".

Le personnel de bord a demandé aux van Raaks de "coopérer afin de résoudre ce problème" et de rendre "le processus d'embarquement aussi aisé que possible".

"Cependant, l'homme juif orthodoxe n'a pas été tenu responsable de son comportement, et on ne lui a pas fait comprendre qu'il y avait des aspects discriminatoires" dans son attitude, a regretté le Conseil.

En outre, "l'homme juif orthodoxe ou le groupe dont il faisait partie n'ont pas été priés de coopérer afin de résoudre le problème de placement qui a surgi en raison de ses positions", a-t-il ajouté.

En conclusion, la compagnie KLM a fait preuve de "discrimination sexuelle à l'encontre du couple en ne parvenant pas à assurer au cours du vol un environnement exempt de discrimination", a estimé l'instance.

M. van Raak s'est déclaré satisfait du jugement et a appelé KLM à changer ses procédures à bord. "C'est dans l'înterêt du public que chaque femme puisse compter sur l'assurance de ne pas faire l'objet de discrimination à bord d'un vol KLM", a déclaré le député, cité par l'agence ANP.

En 2019, KLM avait été accusée de "rendre honteux le corps des femmes" après qu'une mère allaitante eut été priée de se couvrir sur un vol San Francisco/Amstardam.

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Forte agmentation des violences sexuelles sur mineurs en Espagne

Une enfant se tient à côté d'une affiche avec l'inscription: "Touche pas aux enfants!" lors d'une manifestation contre les abus et la violence envers les enfants à Lima, au Pérou, le 8 février 2018.

Le nombre de violences sexuelles sur des mineurs a été multiplié par quatre en un peu plus de dix ans en Espagne, selon un rapport publié le 23 février par une organisation de défense des enfants, qui met en garde contre le rôle d'internet.

Selon la Fondation ANAR (Aide aux enfants et adolescents à risque), le nombre d'appels et de messages reçus par la fondation de la part de victimes de violences sexuelles a bondi à 1.093 l'an dernier contre 273 en 2008.

L'organisation estime que seuls 10% de ces mineurs se tournent vers la police pour porter plainte contre leur agresseur.

Près de quatre victimes sur cinq sont des filles, en majorité adolescentes, selon ce rapport qui relève que les garçons victimes ont eux en général moins de douze ans. La plupart des violences recensées sont des attouchements mais une victime sur dix a rapporté un viol.

"Pouvons-nous, en tant que société, nous permettre de tels chiffres alors qu'il y a derrière des victimes vulnérables qui souffrent sans que des mesures" soient prises, a déclaré lors d'une conférence de presse Sonsoles Bartolome, responsable juridique de la fondation ANAR.

Cette organisation a mis en garde contre le rôle d'internet dans l'augmentation du nombre des violences sexuelles.

"Les nouvelles technologies ont ouvert la voie à de nouveaux types de délits", comme le "grooming", le fait d'amadouer des enfants sur internet à des fins sexuelles, a ajouté Mme Bartolome.

Selon le directeur des programmes d'ANAR, Benjamin Ballesteros, l'accès facilité par internet à la pornographie est par ailleurs responsable de la hausse "très alarmante" des violences sexuelles en groupe qui représentent selon lui désormais en Espagne environ 10% des cas de violences sur mineurs, contre 2,1% en 2008.

"Nous pensons que cela est clairement lié à l'usage sans contrôle parental d'internet et à l'accès à de la pornographie" mettant en scène des violences "en groupe" et des situations où "la femme est humiliée et maltraitée", a-t-il insisté.

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Mis en examen pour "viols", Gérard Depardieu se dit "innocent"

L' acteur Gerard Depardieu lors de la conférence de presse pour le film 'Saint Amour' au Festival du Film de Berlin en Allemagne, le 19 février 2016.

"Je suis innocent et je n'ai rien à craindre", a déclaré l'acteur Gérard Depardieu au journal italien La Repubblica de jeudi, réagissant à la révélation de sa mise en examen pour "viols".

"Pour moi l'enquête était close, je suis innocent et je n'ai rien à craindre", a déclaré l'acteur interrogé sur le tournage d'un nouveau film du réalisateur Patrice Leconte, où il campe le célèbre commissaire Maigret.

Gérard Depardieu évoque "le caractère totalement infondé des accusations", en ajoutant: "il n'y a pas de preuves, il n'y a rien contre moi".

"Je ne peux que réfuter en termes très clairs toutes les accusations, comme je l'ai déjà fait devant les enquêteurs", a-t-il insisté, en annonçant qu'il se présenterait au tribunal le 10 mars prochain pour réaffirmer son innocence. .

L'AFP a révélé mardi que l'acteur de 72 ans avait été mis en examen le 16 décembre à Paris pour deux "viols" et "agressions sexuelles" dont l'accuse une jeune comédienne depuis l'été 2018.

L'acteur se dit "très perplexe sur la décision de rouvrir l'enquête", pourtant classée pour "pour manque de preuves". Il préfère aussi "éviter de parler" de la jeune actrice qui a porté les accusations contre lui.

"Je trouve terrible la médiatisation du cas. Nous vivons dans une ère dominée par un flux d'informations continu et impitoyable", a-t-il encore déploré.

"Avec tous ces canaux en streaming, les nouveaux moyens de communication, les sites internet, les réseaux sociaux, c'est comme si nous vivions avec un écouteur qui transmet constamment des nouvelles négatives et souvent fausses et tendancieuses. Je déteste tout cela", a-t-il ajouté.

Funérailles d'État à Rome pour l'ambassadeur d'Italie et son garde du corps tués en RDC

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Arménie: le Premier ministre dénonce une tentative de coup d'Etat militaire

Des officiers de police arméniens montent la garde devant le bureau du gouvernement lors d'un rassemblement de l'opposition pour exiger la démission du Premier ministre Nikol Pashinyan à Erevan, le 24 décembre 2020.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a dénoncé jeudi une tentative de coup d'Etat militaire et limogé son chef d'état-major, après que le commandement de l'armée a réclamé la démission de son gouvernement.

"Je considère que la déclaration de l'état-major est une tentative de coup d'Etat militaire. J'invite tous nos partisans à se rassembler place de la République" à Erevan, a écrit sur sa page Facebook M. Pachinian

Dans une adresse en direct sur ce réseau social qu'il affectionne, M. Pachinian a ensuite annoncé le limogeage du général Onik Gasparian, à la tête de l'état-major.

L'opposition compte elle aussi manifester.

La veille, M. Pachinian avait limogé un adjoint du général Gasparian, ce qui a conduit l'état-major à réclamer sa démission, jugeant que le Premier ministre "n'est plus en mesure de prendre les décisions qui s'imposent".

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan donne une interview à Erevan, le 06 octobre 2020
Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan donne une interview à Erevan, le 06 octobre 2020

Le Premier ministre arménien est sous la pression de l'opposition qui réclame sa démission depuis la défaite militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan à l'automne 2020 dans le conflit du Nagorny Karabakh.

A l'époque, confrontée au risque d'une débâcle, l'armée avait demandé au chef du gouvernement d'accepter les conditions d'un cessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine et qui impliquaient d'importantes pertes territoriales pour l'Arménie.

L'Arménie contrôle de facto encore, grâce à la présence de séparatistes arméniens, l'essentiel de la région azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh.

Mais l'Arménie a perdu lors d'un conflit de 2020 la ville symbole de Choucha, ainsi qu'un glacis de régions azerbaïdjanaises entourant le Karabakh. Cette défaite a été vécue comme une humiliation nationale.

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