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Une explosion dans une station-service fait au moins 9 morts en Irlande

Des secouristes sur les lieux d'une explosion à Creeslough, dans le nord-ouest de l'Irlande, le 8 octobre 2022.

Un habitant du quartier dont la maison se trouve à environ 150 mètres de la scène a déclaré que la détonation lui avait fait penser à une "bombe".

Au moins neuf personnes ont été tuées dans l'explosion d'une station-service dans un village du nord-ouest de l'Irlande où les recherches d'éventuelles victimes se poursuivaient samedi.

La police a annoncé en milieu de journée que le nombre de personnes tuées passait de sept à neuf. "Les recherches d'autres victimes se poursuivent", a-t-elle ajouté. Huit personnes ont été hospitalisées.

La police n'a cependant pas donné d'explication sur l'origine de cette explosion, survenue vendredi après-midi dans le village de Creeslough.

Une photographie aérienne prise après la déflagration montre le bâtiment de la station-service détruit. Deux immeubles résidentiels de deux étages situés derrière se sont effondrés.

Un habitant du quartier, Kieran Gallagher, dont la maison se trouve à environ 150 mètres de la scène, a déclaré que la détonation lui avait fait penser à une "bombe" : "J'étais chez moi quand j'ai entendu une explosion. (...) C'était comme une bombe", a-t-il dit à la BBC.

Les services de secours ont oeuvré tout au long de la nuit. Les décombres continuaient d'être ramassés samedi.

La police, les pompiers, les services d'ambulance et les garde-côtes irlandais, le service d'ambulance aérienne d'Irlande du Nord ainsi qu'une équipe de spécialistes de la province britannique étaient sur place samedi.

L'hôpital universitaire de Letterkenny, situé à 24 kilomètres de la station-service, a été placé en situation d'urgence et a indiqué dans un communiqué qu'il s'occupait de "blessures multiples".

Dégâts et débris

Dans un communiqué, le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, a déclaré que "ses pensées et ses prières (allaient) aujourd'hui à ceux qui ont perdu la vie et à ceux qui ont été blessés dans cette explosion dévastatrice".

"Les habitants de l'île seront frappés par le même sentiment de choc et de dévastation totale que les habitants de Creeslough face à cette perte tragique de vies humaines", a-t-il déclaré, remerciant les membres des services d'urgence qui ont travaillé "toute la nuit dans des circonstances extrêmement traumatisantes".

Le ministre de l'Agriculture Charlie McConalogue, qui est un élu de la région frappée par l'explosion, a comparé les scènes de dévastation à celles du conflit nord-irlandais dans la seconde moitié du XXe siècle. "Les scènes de l'événement rappellent les images des 'Troubles' il y a des années, au niveau des dégâts et des débris".

Pendant trois décennies, le conflit nord-irlandais a opposé nationalistes, principalement catholiques, favorables à la réunification de l'île d'Irlande, et loyalistes, essentiellement protestants, attachés au maintien de la province sous la couronne britannique. Ce conflit avait fait environ 3.500 morts.

Le village de Creelough, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l'Irlande du Nord, compte environ 400 habitants.

"Nos pensées et nos prières vont aux familles et aux amis des personnes décédées, à celles qui ont été blessées et à l'ensemble de la communauté de Creeslough", a tweeté l'entreprise Applegreen, à laquelle appartient la station-service frappée par l'explosion.

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La guerre rapproche l'Ukraine de l'UE, mais l'adhésion est encore loin

Lorsque l'Ukraine a obtenu le statut de candidat à l'UE, son président Volodymyr Zelensky avait salué un "moment historique".

Quand l'Ukraine deviendra-t-elle membre de l'Union européenne? Très vite au sortir de la guerre, espère Kiev. Pas si simple, tempèrent les 27.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a eu un effet de puissant accélérateur sur un processus qui semblait jusque-là très théorique. Quatre mois plus tard, les dirigeants des Vingt-Sept accordaient à l'Ukraine le statut de candidat à l'UE. Mais si son président ukrainien Volodymyr Zelensky avait immédiatement salué "une victoire" et un "moment historique", le chemin reste encore long.

A quelques jours d'un sommet Ukraine-UE chargé en symboles dans la capitale ukrainienne, Kiev veut maintenir la pression sur le bloc. "Nous avons des attentes fortes", a souligné le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, qui souhaite entamer les négociations de pré-adhésion d'ici la fin de l'année 2023. "On ne peut se laisser barrer la route par des manoeuvres politiciennes", a-t-il mis en garde.

Dans un entretien à l'AFP, Mykhailo Podoliak, conseiller du président Zelensky, s'est lui dit persuadé qu'au sortir de la guerre, l'Europe offrirait "les délais les plus courts possibles pour une adhésion de l'Ukraine".

"Ce sera symbolique. Ce sera très important pour l'Europe avant tout", a-t-il martelé. "A mon avis, l'Ukraine sera différente après avoir gagné la guerre. Différente, y compris en termes de son importance pour l'Europe et de sa place en Europe".

Mais si le statut de candidat a été accordé dans des délais records, peu à Bruxelles croient que la suite ira aussi vite.

"Les attentes des Ukrainiens sont très élevées, mais (...) ils doivent remplir toutes les conditions pour ouvrir les négociations d'adhésion", rappelle un diplomate européen, soulignant qu'il est impossible d'avancer une date car cela dépendra des efforts engagés par les dirigeants ukrainiens. "Nous ne pouvons intégrer l'Ukraine telle qu'elle était avant la guerre. Nous avons besoin de réformes", martèle-t-il.

Bruxelles a défini sept premières étapes à franchir, centrées en particulier sur la lutte contre la corruption et le renforcement de l'Etat de droit.

Adhésion graduelle ?

Alors, quel calendrier réaliste envisager ? Soucieux de ne pas décourager les dirigeants ukrainiens avec un calendrier trop lointain, les dirigeants des 27 restent prudents. "Si on les fait attendre 25 ans, on va les perdre. Si on les fait entrer trop vite, on va se perdre", résume d'une formule ciselée un responsable européen.

"Si les négociations commencent en 2024, cela prendra 5 à 7 ans pour l'adhésion", estime André Haertel, du German Institute for International and Security Affairs. Sébastien Maillard, directeur de l’Institut Jacques Delors, juge "plus probable une période de 10 à 15 ans".

"L'UE va vivre sous pression avec l'insistance de Kiev et cela sera difficile à gérer, car il n'est pas question de laisser l'Ukraine doubler les Balkans", ajoute-t-il. L'Ukraine est un géant agricole de 40 millions d'habitants, "impossible à financer sans réformer la Politique agricole commune et les fonds de cohésion" qui absorbent l'essentiel du budget commun de l'UE, souligne-t-il encore.

André Haertel doute de l'ouverture des négociations d'adhésion cette année, mais estime que "quelque chose de concret devra être donné aux ukrainiens en 2023". Et l'idée, aux contours encore flous, d'une adhésion graduelle prend peu à peu forme à Bruxelles.

Elle permettrait au pays candidat d'avoir accès à certains programmes européens et de bénéficier des financements européens pendant les négociations, a expliqué le président du Conseil européen Charles Michel, partisan de cette formule. Le pendant sera la réversibilité du processus. Si le candidat fait marche arrière sur l'Etat de droit, certains avantages tirés de l'intégration pourraient lui être retirés, a-t-il indiqué.

Cette adhésion graduelle permettrait à l'Ukraine "de s'imposer sans forcer la porte de l'UE", note Sébastien Maillard. "Et la réversibilité est une solution pragmatique. Elle permet d'avancer et de maintenir la pression pour faire réaliser les réformes demandées".

Pas d'avions de combats allemands pour l'Ukraine

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La Première ministre italienne Giorgia Meloni en visite à Tripoli

Le Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibah (à dr.) reçoit son homologue italienne Giorgia Meloni, dans la capitale libyenne Tripoli, le 28 janvier 2023.

Le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni est arrivé au pouvoir en octobre en promettant de stopper l'immigration clandestine.

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni est arrivée samedi à Tripoli, son deuxième déplacement cette semaine sur la rive sud de la Méditerranée, pour évoquer les questions énergétiques mais également la question épineuse des flux migratoires.

C'est la première visite d'un chef de gouvernement ou d'Etat européen depuis la venue de son prédécesseur Mario Draghi en avril 2021 en Libye.

A son arrivée, Mme Meloni a été reçue par Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement d'unité nationale, l'exécutif basé à Tripoli (ouest) et reconnu par l'ONU, selon des images télévisées fournies par le gouvernement libyen.

Les deux dirigeants ont écouté les hymnes nationaux interprétés par une fanfare avant de s'enfermer dans un salon d'un luxueux hôtel de Tripoli pour des entretiens à huis clos.

L'Italie, ancienne puissance coloniale, est pour la Libye un partenaire commercial de premier plan, notamment dans le domaine des hydrocarbures, avec une importante présence du géant italien Eni dans le pays doté des plus abondantes réserves de pétrole d'Afrique.

D'ailleurs, le patron de l'Eni, Claudio Descalzi, accompagne Mme Meloni qui assistera à la signature d'un accord entre le géant italien et la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) pour le développement de deux champs gaziers offshore au large de la Libye.

L'Eni va investir 8 milliards de dollars sur ces sites, qui sont "susceptibles de produire 850 millions de mètres cubes de gaz" par jour, a déclaré cette semaine le patron de la NOC, Farhat Bengdara, à la chaîne de télévision al-Masar.

Outre le volet économique, la migration est au centre des entretiens entre les deux chefs de gouvernement, l'Italie étant directement concernée par l'arrivée massive de migrants clandestins partant des côtes libyennes.

Le chaos qui a suivi la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 a fait de la Libye une voie privilégiée pour des dizaines de milliers de migrants, originaires d'Afrique sub-saharienne, de pays arabes et d'Asie du Sud, cherchant à rejoindre l'Europe.

Le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni est arrivé au pouvoir en octobre en promettant de stopper l'immigration clandestine en Italie, alors que plus de 105.000 migrants y sont arrivés par la voie maritime en 2022, selon le ministère italien de l'Intérieur.

La Méditerranée centrale est la route migratoire la plus dangereuse du monde, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). L'agence onusienne estime qu'en 2022, 1.377 migrants y sont morts ou portés disparus.

L'UE s'irrite des manœuvres militaires entre l'Afrique du Sud et la Russie

ARCHIVES - Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (à dr.) avec son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet Russie-Afrique à Sotchi, en Russie, le 24 octobre 2019.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a exprimé vendredi à Pretoria son irritation à propos des relations étroites entre l'Afrique du Sud et la Russie, en pleine guerre menée par Moscou en Ukraine.

Principale puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud a refusé de condamner l'invasion russe de l'Ukraine et a annoncé qu'elle accueillerait du 17 au 27 février des exercices maritimes conjoints avec la Russie et la Chine.

L'Afrique du Sud planifie des exercices militaires avec les forces russes et chinoises
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Ces exercices ne sont "pas la meilleure chose", a déclaré M. Borrell, en visite à Pretoria pour des entretiens avec son homologue sud-africaine Naledi Pandor. Tous les pays peuvent conduire leur propre politique étrangère, a-t-il ajouté, comprenant "le désir" de certains pays "d'épargner la Russie pour une raison ou pour une autre".

"Mais. la coïncidence entre le début de la guerre (il y a un an, le 24 février 2022, ndlr) et ces exercices militaires n'est pas pour nous la meilleure chose", a souligné le diplomate européen, lors d'un point de presse aux côtés de Mme Pandor.

Le "partenariat stratégique" avec Pretoria "suit une trajectoire positive malgré certaines choses irritantes", a-t-il aussi souligné. Les autorités sud-africaines ont jusqu'à présent refusé de prendre parti sur l'invasion russe de l'Ukraine.

L'Union européenne "ne demande pas à l'Afrique de choisir son camp", a précisé M. Borrell, mais demande à Pretoria d'utiliser ses bonnes relations avec Moscou pour convaincre la Russie de mettre un terme à la guerre.

De son côté la ministre sud-africaine, qui a reçu son homologue russe Sergeï Lavrov un peu plus tôt dans la semaine, a défendu les exercices conjoints, soulignant que tous les pays faisaient de même avec leurs "amis".

L'Afrique du Sud a récemment pris la présidence des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), groupe des grands pays émergents. L'Afrique est redevenue un champ de batailles d'influence, notamment depuis le début du conflit en Ukraine.

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen était également en Afrique du Sud cette semaine, dernière étape d'une tournée africaine. Devant des journalistes vendredi, elle a averti que tous les pays devraient se conformer aux sanctions occidentales sur la Russie ou faire face aux conséquences.

"En cas de violation de ces sanctions par des hommes d'affaires ou des gouvernements, nous répondrions de manière rapide et ferme", a-t-elle lancé. En décembre, l'Afrique du Sud avait été critiquée pour avoir autorisé un cargo russe visé par les sanctions occidentales à amarrer et décharger sa cargaison dans une base navale du Cap.

L'ambassade des Etats-Unis avait à l'époque indiqué aux médias locaux que ceux qui soutenaient le cargo risquaient d'enfreindre les sanctions contre la Russie.

A Luanda, Sergueï Lavrov met en avant l'opposition de la Russie à la colonisation

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