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Une étude sur des souris décrypte la transmission du virus Zika de la mère au fœtus

Severina Raimunda porte dans ses bars sa petite-fille Melisa Vitoria, à gauche, qui est né avec une microcéphalie et son frère jumeau Edison junior à l'hôpital de IMIP à Recife, dans l'Etat de Pernambuco, au Brésil, 3 février 2016.

Des chercheurs américains ont développé deux modèles avec des souris montrant pour la première fois comment le virus Zika se transmet de la mère au foetus et se multiplie dans le placenta avant d'attaquer les cellules cérébrales.

Ces modèles vont permettre de tester des vaccins et des antiviraux expérimentaux, selon ces travaux publiés mercredi dans la revue américaine Cell.

"C'est la première démonstration dans un modèle animal de la transmission utérine du virus Zika. On constate les mêmes effets néfastes observés chez des femmes et leurs enfants infectés", explique le Dr Michael Diamond, professeur de médecine et de microbiologie moléculaire à l'Université Washington de St Louis (Missouri, centre), le principal co-auteur de cette étude.

"Nos travaux ont également montré que le virus seul est suffisant pour, en tous cas chez les souris, provoquer des défauts de naissance et des malformations congénitales sans qu'aucun autre facteur environnemental n'intervienne", a-t-il aussi dit à l'AFP.

Une fois dans le placenta, supposé protéger le foetus, le virus se multiplie pour atteindre une concentration mille fois plus grande que dans le sang maternel.

"Ce modèle peut être utilisé pour tester un vaccin et voir si en vaccinant la mère on peut empêcher une infection de l'utérus par le Zika", a poursuivi le professeur Diamond. "Il est aussi possible de tester des antiviraux pour traiter la mère une fois qu'elle est infectée, pour déterminer si on peut alors bloquer la transmission au foetus".

Puisque les souris ont un système immunitaire capable de bloquer une infection par le Zika, ces chercheurs ont soit totalement désactivé leur réponse immunitaire génétiquement, ou l'ont affaiblie avant de leur inoculer le virus Zika, créant deux groupes.

Ces souris ont été infectées environ une semaine après avoir été fécondées et leur placenta et foetus ont été examinés six à neuf jours après.

Chez ces rongeurs comme chez les femmes enceintes, le virus est passé du sang maternel à celui du foetus et a infecté le cerveau en développement, endommageant les neurones mais sans provoquer de microcéphalie, comme observé chez les nouveau-nés humains et qui se caractérise par une boite crânienne et un cerveau sous-développés.

Placenta très endommagé

"A la différence des humains, une partie importante du développement neuronal des souris se produit après la naissance, surtout dans le cortex cérébral qui est la partie du cerveau affectée par la microcéphalie", explique le professeur Diamond.

Dans le groupe des souris génétiquement modifiées pour neutraliser leur système immunitaire, l'infection par le Zika a provoqué la mort de la plupart des foetus. Et les placentas étaient aussi très endommagés.

Des cellules cérébrales mortes ont été observées dans les cerveaux des foetus dans les deux modèles de souris mais les chercheurs n'ont constaté aucune anomalie apparente des structures cérébrales.

Dans le second modèle, où le système immunitaire des souris a été seulement affaibli, les effets de l'infection ont été moins sévères. Les foetus ont survécu, bien que plus petits que la normale.

Ces chercheurs vont utiliser ce modèle pour déterminer si une infection prénatale par le Zika peut provoquer des déficits neurologiques à long terme chez les souriceaux nés apparemment normaux.

Tous les enfants nés d'une mère infectée par le Zika ne souffrent pas de microcéphalie et peuvent paraître sains à la naissance. Mais on ignore encore s'ils ne risquent pas d'avoir des problèmes de développement cérébral en grandissant.

Par ailleurs, des chercheurs américains, brésiliens et sénégalais travaillant aussi sur des souris, estiment avoir établi la "première preuve directe expérimentale" que la souche brésilienne du Zika peut causer des malformations congénitales sévères.

"Ces effets vont au-delà de la microcéphalie et ne sont pas complètement compris", a commenté Alysson Muotri, professeur à la faculté de médecine de San Diego (Californie), principal auteur de l'étude publiée mercredi dans la revue britannique Nature.

"Comme chez les foetus humains, les souriceaux ont été infectés via leur mère et présentent des têtes plus petites que la normale ainsi qu'un retard de croissance. Des analyses génétiques et de tissus montrent d'autres anomalies au yeux et la mort de cellules", précisent ces chercheurs.

Ceci suggère que "la microcéphalie n'est qu'une partie de l'iceberg", le virus ayant sans doute un "impact sur la santé beaucoup plus grand et dévastateur", supputent-ils.

Avec AFP

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Coronavirus : plus de 20.000 cas déclarés en Amérique latine

Un voyageur, portant un masque pour éviter le coronavirus, arrive à l'aéroport international de Guarulhos à Guarulhos, État de Sao Paulo, Brésil, le 27 février 2020. (Photo: REUTERS / Amanda Perobelli)

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.


A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès.

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Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.

A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès

ll est suivi par l'Equateur (2.748, 93) et la République dominicaine (1.284, 57). Viennent ensuite le Mexique (1.215, 29), le Panama (1.181, 30), tandis que l'Argentine enregistre 1.054 contamination et 27 décès.

Des mesures de confinement obligatoire ont ainsi été mises en place dans de très nombreux pays latino-américains, notamment au Pérou, au Venezuela, en Argentine, en Colombie, en Bolivie, au Salvador et au Panama. Des couvre-feux aux horaires étendus ont également été décrétés dans plusieurs pays.

Les frontières sont fermées dans la quasi-totalité de la région.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45.719 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 19H00 GMT.

L'OMS a alerté sur la progression "quasi-exponentielle" de la pandémie, alors que le nombre de décès a plus que doublé en une semaine.

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde

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Coronavirus: le G20 viendra en aide aux pays pauvres

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