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Une étude suggère un lien entre édulcorants et surpoids des bébés


Des enfants chinois font du sport durant un camp de vacances, Shenyang, Chine 3 aout 2009
Des enfants chinois font du sport durant un camp de vacances, Shenyang, Chine 3 aout 2009

Les femmes qui prennent des boissons sucrées aux édulcorants pendant leur grossesse pourraient avoir deux fois plus de risques d'avoir des enfants en surpoids à l'âge de 1 an, selon une étude publiée lundi qui refuse cependant d'établir un lien de cause à effet.

"A notre connaissance, nous apportons la première preuve humaine que la consommation par les mères d'édulcorants pendant la grossesse peut influencer l'indice de masse corporelle" (IMC), affirme l'étude, conduite par Meghan Azad, de l'université de Manitoba au Canada.

Cette recherche, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Pediatrics, est basée sur des données fournies par les femmes elles-mêmes, ce qui empêche d'établir un lien de cause à effet mais encourage à prolonger les recherches, selon les auteurs de l'étude.

Plus de 3.000 mères ont fourni des données sur leurs habitudes alimentaires, qui ont ensuite été analysées par les chercheurs. L'indice de masse corporelle, calculé en fonction de la taille et du poids, a été mesuré sur leurs enfants à l'âge de 1 an.

Près de 30% des femmes de l'échantillon ont indiqué avoir pris des boissons sucrées avec des édulcorants quand elles étaient enceintes, mais l'étude n'identifie pas les édulcorants utilisés.

Les chercheurs ont aussi examiné d'autres facteurs pouvant influencer le poids de l’enfant : son sexe, le poids de la mère, ou encore l'allaitement.

Ils ont déterminé qu'il n'y avait aucun lien entre l'IMC de l'enfant et les mères qui ont rapporté avoir pris des boissons sucrées au vrai sucre pendant leur grossesse.

Des études ont déjà été menées sur des animaux. Certaines ont conclu que les édulcorants pouvaient avoir encouragé l'appétit et conduit à un gain de poids, ou bien avoir interféré avec une importante bactérie intestinale et augmenté le risque de problèmes cardiaques.

Pour autant les données de ces études se contredisent, notent dans un éditorial accompagnant l'étude les chercheurs Mark Pereira, de l'université du Minnesota et Matthew W. Gillman, de l'école de médecine de Harvard.

Ils qualifient ces dernières découvertes de "fascinantes" mais "préliminaires" car ne reposant que sur des questionnaires, qui peuvent contenir des erreurs.

L'étude ne s'est pas non plus penchée sur les mécanismes biologiques en jeu.

Avec AFP

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