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Une Chinoise se retrouve l'unique passagère d'un avion

Un avion civil de la compagnie aérienne China Southern Airlines atterit sur une nouvelle piste de l'île de Fiery Croix Reef, dans la mer de Chine du Sud, le 6 janvier 2016.

Une Chinoise rentrant chez elle pour les fêtes du Nouvel an a eu l'incroyable surprise d'être l'unique passagère d'un avion commercial, déclenchant les commentaires envieux de ses compatriotes en pleine période de ruée dans les transports.

Lundi, près de 100.000 voyageurs étaient bloqués dans les gares de Canton en raison de la météo, mais le même jour, la chanceuse passagère, Mme Zhang, postait sur un réseau social des photos de son étonnant vol en solo vers cette même ville.

Les clichés postés sur son compte Sina Weibo montrent la jeune femme prenant une pose amusée au milieu des rangées de sièges vides à bord du vol Wuhan-Canton, de la compagnie China Southern.

Son avion accusait 10 heures de retard, et les autres passagers étaient partis sur des vols précédents, laissant Zhang profiter seule des soins forcément attentionnés du personnel de bord.

L'expérience fut "tuhao", a-t-elle indiqué sur internet, en référence à un populaire et ironique terme d'argot chinois décrivant les nouveaux riches et leurs modes de vie parfois luxueux et "bling-bling".

Les plans de vol de China Southern indiquent que la liaison aérienne Wuhan-Canton est généralement effectuée avec un Boeing 737-700, qui peut accueillir en principe 137 passagers.

Le retour des Chinois dans leurs familles pour les fêtes du Nouvel an lunaire -- qui débutera le 8 février cette année -- est souvent décrit comme la plus grande transhumance humaine du monde, et remplit de voyageurs pressés les gares, aéroports et routes du pays.

Sur les réseaux sociaux, la plupart des internautes enviaient ainsi la surprenante expérience de Mme Zhang, qui lui a permis d'éviter les foules.

"C'est juste tellement bon!", s'exclamaient de nombreux Chinois sur Weibo.

"Tu sais que t'es une célébrité, désormais?", demandait un internaute à l'adresse de l'heureuse passagère, dont l'histoire a été abondamment couverte mercredi par les médias chinois mais qui n'en demandait peut-être pas tant.

Un autre commentateur semblait, lui, voir le verre à moitié vide: "Même dans ces conditions, ils ne t'ont pas surclassée ?"

AFP

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Le vaccin anti-coronavirus russe suscite des doutes

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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