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Une championne d'arts martiaux fustige le cyberharcèlement après le suicide d'une catcheuse japonaise

Compétition de lutte féminine WWE Crown Jewel. Natalya en action avec Lacey Evans au King Fahd International Stadium à Riyad en Arabie Saoudite, le 31 octobre 2019. (REUTERS/Ahmed Yosri)

La combattante d'arts martiaux mixtes Angela Lee a exhorté les utilisateurs de réseaux sociaux à "réfléchir à deux fois avant de parler", évoquant la mort d'une jeune catcheuse japonaise et participante d'une émission de téléréalité, victime de cyberharcèlement. 

"Vos mots peuvent apaiser et réconforter quelqu'un, mais ils peuvent aussi l'abattre et le détruire. S'il vous plaît, réfléchissez avant de parler. Cela pourrait sauver la vie de quelqu'un", a affirmé Angela Lee, sur son compte Instagram.

Le suicide apparent de Hana Kimura, 22 ans, annoncé le 23 mai, a provoqué une onde de choc au Japon et relancé le débat sur des mesures plus sévères contre le harcèlement sur internet.

La catcheuse professionnelle aux cheveux roses était l'un des six participants de l'émission populaire Terrace House, diffusée sur Netflix au Japon et à l'étranger, dont la saison en cours a été arrêtée après son décès.

Kimura avait vite attiré l'attention des téléspectateurs mais elle était également rapidement devenue la cible de torrents d'insultes sur internet, avec des commentaires tels que "tout le monde sera heureux quand tu ne seras plus là".

"Le fait d'être constamment sous le feu des projecteurs met beaucoup de pression", a écrit la Canado-Américaine Lee, qui représente Singapour en MMA.

"Ajoutez à cela les jugements des gens, les critiques, les commentaires ignorants, les commentaires haineux... C'est suffisant pour pousser n'importe qui à bout", a ajouté la combattante d'origine coréenne et singapourienne.

Le sujet du cyberharcèlement avait déjà secoué la Corée du Sud en 2019, après les suicides successifs de deux chanteuses de K-pop, Sulli puis Goo Hara, cibles de commentaires offensants sur les réseaux sociaux.

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Le Népal durcit les peines pour les attaques à l'acide

Ritu 18 ans (D) et Rupa, 19 ans, victimes d'attaques à l'acide par leurs proches, en grève de la faim pour réclamer des lois strictes contre ces attaques, New Delhi, Inde, 15 décembre 2014. (AP/Manish Swarup)

Le Népal a fortement durci lundi les peines d'emprisonnement pour les attaques à l'acide, des agressions visant principalement les femmes, les portant de 8 à 20 ans, après une campagne de survivantes et de militants.

La présidente népalaise Bidhya Devi Bhandari a ratifié deux ordonnances visant à faire diminuer les attaques à l'acide dans le pays, permettant à la nouvelle législation d'entrer en vigueur. Cette nouvelle législation prévoit également des compensations pour les victimes pouvant aller jusqu'à un million de roupies (environ 13.500 dollars).

Les affaires d'attaques à l'acide pourront en outre bénéficier d'un traitement rapide. La vente d'acide sera par ailleurs interdite aux moins de 18 ans et les vendeurs devront garder trace de tout acheteur.

"Mon rêve est devenu réalité", s'est exclamée Muskan Khatun, une adolescente de 15 ans elle-même attaquée à l'acide en septembre 2019 sur le chemin de l'école par deux jeunes gens qui la harcelaient depuis des mois. Elle est toujours soignée pour des brûlures au visage, à la poitrine et aux mains.

Cette attaque a soulevé l'indignation au Népal et suscité des appels à durcir les lois réprimant les attaques à l'acide adoptées en 2018. Muskan Khatun a été reçue à ce sujet en septembre par le Premier ministre K.P. Sharma Oli.

"C'est un crime qui vous hante la vie entière, j'espère que personne d'autre ne souffrira de telles attaques désormais", a-t-elle ajouté.

Les autorités doivent mettre en oeuvre la législation et "s'assurer que les vendeurs au détail en prennent conscience afin que le crime soit évité", a souligné le militant Ujjwal Bikram Thapa.

Colère en Inde après la mort d'une jeune femme victime d'un viol collectif

Manifestation contre la violence sexuelle à Ahmadabad, dans le Gujarat, le 16 avril 2018. Fin septembre 2020, une jeunes femmes de 19 ans est morte de ses blessures après avoir été violée par quatre hommes. Ce nouveau crime a suscité l'indignation en Inde. (AP/Ajit Solanki)

La mort d'une jeune femme de 19 ans issue de la communauté défavorisée des dalits, qui a succombé mardi après avoir été violée par quatre hommes de caste supérieure, suscite l'indignation en Inde.

Les quelque 200 millions de dalits -autrefois appelés "intouchables"-, considérés comme étant au bas de l'échelle sociale dans le rigide système de castes indien, subissent de longue date discriminations et agressions. Ces dernières ont augmenté pendant la pandémie causée par le coronavirus, selon les organisations de défense des droits humains.

La jeune femme, âgée de 19 ans, a été attaquée le 14 septembre par quatre hommes de plus haute caste dans l'Etat d'Uttar Pradesh (nord), selon la plainte déposée par sa famille auprès de la police. Les quatre suspects ont été arrêtés, ont affirmé les autorités.

Découverte ensanglantée et paralysée en raison de blessures au cou et à la moelle épinière, elle a été transportée dans un hôpital local puis à New Delhi lundi car son état se dégradait.

"Elle est morte en cours de traitement mardi matin. Nous ferons en sorte qu'il y ait une enquête et un procès rapides dans cette affaire", a déclaré le chef de la police du district de Hathras, Vikrant Vir.

L'affaire suscite la colère dans tout le pays et l'indignation sur les réseaux sociaux. Des heurts ont opposé mardi soir la police à des centaines de manifestants devant l'hôpital où est morte la jeune fille, avant le départ sous bonne escorte d'un corbillard transportant son corps jusqu'à son village natal.

"Quel jour triste, triste. Combien de temps encore cela peut-il être permis?", s'est interrogé le réalisateur-producteur Farhan Akhtar. Pour la militante féministe Kavita Krishnan, l'agression reflète "plus largement la violence structurelle" visant les femmes dalits.

Priyanka Gandhi, un membre du Congrès, le principal parti d'opposition, a incriminé la détérioration de l'ordre public dans l'Uttar Pradesh, un Etat dirigé par le parti du Premier ministre Narendra Modi, le Bharatiya Janata Party.

Le niveau des violences sexuelles envers les femmes, de toutes les castes ou classes sociales, est préoccupant dans ce pays d'1,3 milliard d'habitants. Près de 34.000 viols ont été signalés en 2018, mais cela ne représente qu'une infime partie émergée de l'iceberg car de nombreuses victimes sont trop effrayées et menacée pour porter plainte, surtout quand elles sont mineures.

L'Azerbaïdjan et l'Arménie au bord de la guerre

Les forces arméniennes détruisent un véhicule militaire azerbaïdjanais sur la ligne de contact de la République autoproclamée du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan. (Photo Armenian Defense Ministry via AP)

L’Arménie et l'Azerbaïdjan étaient au bord de la guerre dimanche, des combats meurtriers ayant éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste du Nagorny Karabakh soutenue par Erevan.

Les belligérants ont fait état de victimes militaires et civiles. Selon la partie arménienne, une femme et un enfant ont été tués.

Un conflit majeur impliquant l'Azerbaïdjan et l'Arménie pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. Le conflit autour du Nagorny Karabakh, qui a fait sécession de l'Azerbaïdjan avec le soutien arménien, nourrit les tensions régionales depuis 30 ans.

Après l'annonce des premiers combats dimanche matin, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a décrété "la mobilisation générale" et l'instauration de "la loi martiale", tout comme les autorités du Karabakh.

"Soutenons fermement notre Etat, notre armée (...) et nous allons vaincre. Longue vie à la glorieuse armée arménienne!", a-t-il écrit sur Facebook.

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a lui aussi promis la victoire.

"L'armée azerbaïdjanaise combat aujourd'hui sur son territoire, défend son intégrité territoriale, porte des coups dévastateurs à l'ennemi. Notre cause est juste et nous allons vaincre", a-t-il dit, dans un discours à la télévision.

Moscou a appelé dès dimanche matin "à un cessez-le-feu immédiat" et à des pourparlers, alors que les deux camps se rejettent la responsabilité des hostilités.

La France, médiatrice du conflit avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du Groupe de Minsk, a aussi appelé à "cesser immédiatement les hostilités".

Un porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, allié traditionnel de Bakou, a lui dénoncé sur Twitter une "attaque de l'Arménie".

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a indiqué pour sa part avoir lancé une "contre-offensive sur toute la ligne de front" du Karabakh, afin de "mettre fin à des activités militaires des forces armées de l'Arménie".

Victimes civiles et militaires

"Des morts et des blessés ont été rapportés parmi les civils et les militaires", a ajouté la présidence azerbaïdjanaise, tandis que le médiateur public du Karabakh a déclaré qu'il y avait "des victimes civiles".

Aucun bilan chiffré n'a été avancé, tandis que le ministère de la Défense du Karabakh a dit avoir infligé "de lourdes pertes" à l'adversaire.

L'Azerbaïdjan avait auparavant indiqué qu'un de ses hélicoptères avait été abattu mais que son équipage était sain et sauf. Il affirme avoir détruit 12 batteries anti-aériennes.

"Tôt ce matin, la partie azerbaïdjanaise a lancé des bombardements (...) nous appelons la population à se mettre à l'abri", a pour sa part indiqué le porte-parole de la présidence séparatiste sur sa page Facebook.

Le Nagorny Karabakh est une région sécessionniste d'Azerbaïdjan, peuplée majoritairement d'Arméniens et soutenue par l'Arménie.

30 ans de conflit

Elle a été le théâtre d'une guerre au début des années 1990 qui a fait 30.000 morts, et depuis lors, les autorités azerbaïdjanaises veulent en reprendre le contrôle, par la force si nécessaire. Des pourparlers de paix sont dans l'impasse depuis de longues années.

Des combats opposent régulièrement séparatistes et Azerbaïdjanais, mais aussi Erevan et Bakou.

En 2016, de graves heurts avaient déjà failli dégénérer en guerre au Karabakh, et des combats meurtriers ont aussi opposé en juillet 2020 Arméniens et Azerbaïdjanais à leur frontière nord.

Les deux camps ont l'habitude de se rejeter la responsabilité de ces flambées de violence.

Le président Aliev avait menacé vendredi l'Arménie de représailles, en raison de son "comportement agressif", et accusé Erevan de "faire échouer à dessein les négociations" de paix sur le Karabakh.

Il avait estimé que l'Arménie préparait des "dizaines de milliers d'hommes" pour attaquer l'Azerbaïdjan.

Bakou a profité de ses réserves immenses de pétrole pour dépenser sans compter en matière d'armement. L'Azerbaïdjan peut aussi compter sur le soutien du président turc, qui considère l'Arménie comme une menace pour la stabilité du Caucase.

L'Arménie, bien plus pauvre, est par contre plus proche de la Russie, qui y dispose d'une base militaire. Erevan appartient aussi à une alliance politico-militaire dirigée par Moscou, l'Organisation du traité de sécurité collective.

Le Kremlin, qui se positionne en arbitre régional, livre des armes aux deux pays.

Tollé en Chine contre un manuel culpabilisant les femmes sur les agressions sexuelles

Etudiants passant un examen en Chine, 7 juillet 2020. (Photo AFP)

Une université chinoise s'est défendue vendredi de tout sexisme, malgré le tollé suscité par un manuel expliquant les agressions sexuelles des femmes par le fait qu'elles sont "jolies ou "frivoles".

L'Ecole chinoise des Beaux-arts de la ville de Hangzhou distribue cet épais fascicule à tous les nouveaux étudiants de l'établissement, dans lequel elle entend donner des conseils de matière de sécurité personnelle.

Le manuel affirme que les filles "sont jolies, frivoles, peureuses, faibles, n'ont pas la force de se défendre, aiment bien garder leurs secrets pour elles (...), ont une faible volonté et résistent difficilement aux tentations."

Parmi les autres facteurs susceptibles d'entraîner une agression sexuelle selon ce texte, il est dit que les femmes "accordent une grande attention aux vêtements et au maquillage" et "recherchent aveuglément le confort matériel".

Un responsable de l'université s'est défendu vendredi, affirmant que les phrases incriminées, largement diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux, avaient été "sorties de leur contexte".

"Même si une femme court nue, ce n'est pas une raison valable pour la violer", a réagi un utilisateur du réseau social Weibo. "N'essayez pas de faire de la victime une coupable!" "On est au 21e siècle. Ce texte c'est le retour à la société féodale", a écrit un autre.

La notion de harcèlement sexuel a été inscrite dans le premier Code civil chinois voté en mai 2020.

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