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Une autorité religieuse en Egypte dénonce la mise en cause du Coran

Un livre du Coran à Murfreesboro, dans le Tennessee, le 10 août 2012.

L'autorité religieuse égyptienne Dar el-Iftaa, chargée d'édicter des fatwas (avis religieux), a dénoncé mardi dans un communiqué la mise en cause du Coran par 300 personnalités françaises ayant publié un manifeste "contre le nouvel antisémitisme".

Dans ce manifeste publié dimanche dans le quotidien Le Parisien, l'ancien directeur de l’hebdomadaire Charlie Hebdo Philippe Val, l'ancien président Nicolas Sarkozy, l'essayiste Pascal Bruckner ou encore le chanteur Charles Aznavour demandent "que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques".

Ils pointent du doigt "la radicalisation islamiste" comme un vecteur d'antisémitisme.

>> Lire aussi : La Cour suprême bannit la répudiation express chez les musulmans en Inde

L'Observatoire de l'islamophobie de Dar el-Iftaa, une autorité dirigée par le grand mufti d'Egypte et reliée politiquement au ministère de la Justice, a qualifié cet appel de "racisme odieux".

L'institution religieuse estime que ce type d'"appels dangereux" est la cause "des attaques et des agressions contre les musulmans" et "renforce le sentiment de marginalisation et de racisme ressenti par les minorités musulmanes".

Ce sentiment de rejet est le terreau de l'extrémisme et du terrorisme, selon elle.

Dans une tribune publiée mardi dans le quotidien Le Monde, 30 imams de France ont rejeté la thèse "funeste" selon laquelle le Coran appellerait au meurtre, tout en s'engageant à combattre la radicalisation d'une jeunesse tentée de commettre des crimes "au nom de l'islam".

>> Lire aussi : Le manteau du prophète attire les musulmans à Istanbul pendant le ramadan

La ministre française de la Justice Nicole Belloubet a pour sa part jugé dimanche qu'il fallait "tout faire pour éviter une guerre des communautés".

En 2017, la communauté juive, qui représente environ 0,7% de la population française, a été la cible d'un tiers des faits de haine recensés en France.

Face à cette situation, le gouvernement a présenté en mars un deuxième plan (2018-2020) contre le racisme et l'antisémitisme.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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