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Niger

Une attaque contre une prison de haute sécurité repoussée

Un gendarme nigérien se tient près des motocyclettes calcinées utilisées par les assaillants, devant la prison de Koutoukale, près de Niamey, suite à une attaque le 17 octobre 2016.

Une "attaque terroriste contre la prison de haute sécurité de Koutoukalé" (à 50 km au nord de Niamey), l'établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger où sont détenus de nombreux djihadistes, "vient d'être repoussée", a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur, Mohamed Bazoum, sur Twitter.

"Une dizaine d'assaillants armés ont essayé d'attaquer la prison vers 16H00 GMT, mais l'attaque a été repoussée parce que les forces de sécurité étaient déjà au courant d'une éventuelle attaque", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire. Les assaillants ont "profité du jour de marché du village de Koutoukalé pour se cacher dans la population" avant de déclencher l'attaque.

"La poursuite est engagée. Nous ne déplorons aucun mort dans nos rangs pour le moment", a déclaré le ministre.

En octobre 2016, la prison avait déjà fait l'objet d'une attaque spectaculaire avec des assaillants venus à moto et munis d'explosifs. Elle avait aussi été repoussée.

La prison de Koutoukalé est considérée comme la plus sûre du pays. Les autorités y gardent les détenus les plus dangereux et notamment les éléments djihadistes des groupes sahéliens ou du groupe nigérian djihadiste Boko Haram. La prison se trouve dans une zone broussailleuse sans aucun bâtiment aux alentours. Elle est reliée à la route nationale 1 par une piste, volontairement laissée non bitumée et difficilement carrossable, située à quelques kilomètres d'une route nationale

En octobre 2014 et juin 2013, des commandos avaient libéré des détenus à la prison d’Ouallam (à 100 km au nord de Niamey) et à la prison civile de Niamey.

Pays pauvre du Sahel, le Niger, en proie à des attaques des groupes djihadiste sahéliens dans l'Ouest et le Nord ainsi que de Boko Haram dans le Sud-Ouest, vit en permanence sous cette menace. Les forces de sécurité sont perpétuellement sur le qui-vive et Niamey, la capitale, est très militarisée.

Le pays accueille des bases militaires françaises et américaine et une base logistique allemande.

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Dix migrants clandestins retrouvés morts dans le désert nigérien près de la Libye

Un groupe de migrants tient des banderoles pour protester contre la violence contre les réfugiés lors de la visite du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi à Agadez le 21 juin 2018

Dix corps de migrants clandestins ont été retrouvés cette semaine en plein désert, près de Dirkou dans le nord du Niger proche de la Libye, a-t-on appris jeudi auprès du ministère ngérien de la Défense.

"Dix corps sans vie de migrants clandestins (...) sommairement enterrés dans des fosses", ont été découverts par une patrouille militaire à une trentaine de km de la ville de Dirkou, frontalière de la Libye, selon le bulletin hebdomadaire du ministère de la Défense qui ne précise pas la date de cette découverte macabre.

Le ministère indique qu'"une enquête est en cours pour élucider les circonstances de (ces) morts".

Un élu d'Agadez a déclaré jeudi à l'AFP qu'il était "fort possible que ces migrants retrouvés morts aient été abandonnés par leur passeur".

Dirkou, située dans la région d'Agadez, est un point de passage incontournable pour le trafic de migrants, d'armes et de drogues vers la Libye voisine ou l'Europe. Elle abrite également des sites aurifères artisanaux qui attirent des milliers de Nigériens et de ressortissants de pays voisins.

Les opérations de sauvetage de migrants sont fréquentes dans le désert hostile du Sahara, surtout vers la Libye.

Mercredi, les services de secours libyens ont indiqué avoir retrouvé vingt personnes mortes de soif en plein désert de Libye, près de la frontière avec le Tchad.

De nombreux migrants ouest-africains tentent de passer par la Libye pour atteindre les côtes méditerranéennes et ainsi gagner l'Europe. Ils se rassemblent généralement à Agadez, la grande ville du nord nigérien, où se trouvent des réseaux de passeurs.

Selon les autorités d'Agadez, il est fréquent que des véhicules transportant des migrants tombent en panne dans le désert ou que les passeurs se perdent, ou encore abandonnent leurs passagers par crainte des postes de contrôle ou des patrouilles militaires. Certains migrants meurent de déshydratation.

Dans le but de décourager les passeurs, Niamey avait pourtant voté en 2015 une loi érigeant en crime le trafic de migrants, passible de peines pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison.

Mais malgré cette mesure, des migrants empruntent "de nouvelles routes plus dangereuses" pour entrer en Libye, selon une source sécuritaire.

Portrait d'un ex-jihadiste nigérien repenti

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Reprise timide de la culture du poivron nigérien à Diffa

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