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Crimes/enquêtes

Un trafic de dents et griffes de lions démantelé en Afrique du Sud

Un lion d'un cirque à Vaalwater, en Afrique du Sud, le 1er mai 2016.

Un Vietnamien a été arrêté en Afrique du Sud et une soixantaine de kilos de griffes, dents et autres matières issus de lions, récupérés à l'issue de quatre mois d'enquête, a annoncé samedi le gouvernement.

L'homme a été arrêté jeudi pour "commerce illégal d'espèces sauvages et possession illégale d'une arme à feu", dans la province du Limpopo (nord) où sont situées de nombreuses réserves animalières, a précisé à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Environnement.

Outre l'arrestation, la police a perquisitionné "une exploitation agricole appartenant à des Vietnamiens" près de la ville touristique de Bela-Bela dans le Limpopo, et "deux unités de stockage" dans la capitale Pretoria, précise un communiqué du ministère.

Ils ont saisi 4,2 kg de dents de lions, 680 grammes de griffes de lions, et plus de 60 kilos "de produits animaux transformés, probablement de la gélatine de lion", ainsi qu'une arme à feu illégale.

Le suspect vietnamien, inculpé pour "possession illégale d'une espèce menacée", a été présenté devant un tribunal régional vendredi. Mais l'affaire a été reportée au 20 août afin d'assurer la présence d'un traducteur, précise encore le ministère.

L'enquête qui a permis cette opération de police a été menée notamment par des "Scorpions verts", enquêteurs spécialisés de l'environnement au sein du ministère mais aussi des provinces, les parcs nationaux sud-africains et la police, avec des contributions d'experts issus "du secteur privé", salue le ministère.

Le trafic illégal de crocs et griffes de lions, comme parfois aussi leur peau ou leurs os, se perpétue en Afrique et vers l'Extrême-Orient, à des fins médicales surtout mais ausi décoratives.

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Assassinat d'un journaliste au Cameroun: un influent homme d'affaires arrêté

Martinez Zogo était l'animateur d'une émission quotidienne dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption au Cameroun.

Un influent homme d'affaires au Cameroun, Jean-Pierre Amougou Belinga, réputé proche de plusieurs ministres et hauts responsables de l'Etat, a été arrêté lundi à Yaoundé, soupçonné d'être impliqué dans le meurtre de Martinez Zogo, un journaliste enlevé récemment puis tué après avoir été torturé.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

M. Amougou Belinga a été "interpellé (...) aux aurores" à son domicile de Yaoundé, et "se trouve actuellement dans les locaux du Secrétariat d'Etat à la Défense (SED)", l'institution à la tête de la gendarmerie, a annoncé le groupe de médias L'Anecdote, dont M. Belinga est propriétaire.

"M. Amougou Belinga a été arrêté très tôt ce matin, il est cité comme suspect dans l'assassinat de Martinez Zogo", a de son côté indiqué à l'AFP Denis Omgba Bomba, directeur de l'Observatoire national des médias, organe rattaché au ministère de la Communication.

Deux de ses proches ont également été arrêtés lundi matin, selon M. Omgba Bomba: Bruno Bidjang, journaliste de la chaîne de télévision Vision 4 appartenant à l'homme d'affaires, ainsi que le colonel à la retraite Raymond Etoundi Nsoe, beau-père de M. Amougou Belinga et ex-commandant de la garde présidentielle, l'unité d'élite chargée de la protection de la présidence et du chef de l'Etat.

"Importants sévices"

Un haut responsable de la gendarmerie, qui a requis l'anonymat, a confirmé à l'AFP ces arrestations, précisant que M. Amougou Belinga "est détenu depuis 3H du matin à la légion de gendarmerie du Centre", à Yaoundé. "Les gendarmes l'ont arrêté à son domicile en pleine nuit", a-t-il précisé.

Martinez Zogo dénonçait en particulièrement au micro de son émission Embouteillage de présumées affaires de corruption dans lesquelles il mettait régulièrement nommément en cause M. Amougou Belinga, propriétaire de nombreux groupes d'entreprises dans les domaines de la banque, des finances, de l'assurance, de l'immobilier et des médias, dont le quotidien L’Anecdote, les télévisions Vision 4 et Télésud ainsi que la radio Satellite FM, tous réputés en faveur du pouvoir.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

Le gouvernement, qui met d'ordinaire des jours voire des semaines à communiquer sur de telles affaires, avait très rapidement dénoncé un "crime odieux" et annoncé, le 2 février, l'arrestation de "plusieurs personnes", "fortement suspectées" d'être impliquées dans cet assassinat qui a déclenché une vague d'indignation dans le pays et à l'étranger.

Ministres

"Il s'agit d'une procédure qui suit son cours, nous savons que les enquêteurs font leur travail", lit-on dans le communiqué du groupe L'Anecdote qui ne dit pas dans le cadre de quelle enquête son propriétaire a été interpellé.

Vendredi soir, dans un communiqué, l'organisation internationale Reporters sans Frontières (RSF) avait dénoncé un "crime d'Etat", "dans une ambiance de guerre de succession, voire de déstabilisation majeure du régime du président Paul Biya", qui aura 90 ans dans sept jours.

RSF mettait en cause nommément et directement M. Amougou Belinga dans l'enlèvement, les actes de torture et le meurtre de Martinez Zogo, en citant le procès-verbal d'audition de très hauts responsables de l'appareil de sécurité arrêtés, et dont l'organisation assure avoir lu une copie.

RSF cite aussi un ministre important dans les responsabilités ayant conduit à la mort de Martinez Zogo, ainsi que "d'autres personnalités importantes, dont plusieurs ministres proches de Jean-Pierre Amougou Belinga, (qui) pourraient avoir été mises au courant", en s'appuyant toujours sur le PV d'audition.

Dans une tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, ont fait part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles ont déploré notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

Soudan du Sud: 21 morts lors d'une attaque, à la veille de la visite du pape

Le pape François est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Au moins 21 personnes ont été tuées lors d'une attaque armée jeudi au Soudan du Sud, à la veille de la visite du pape François dans ce pays déchiré par des années de conflit, ont annoncé les autorités locales.

Le souverain pontife, accompagné de Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Eglise anglicane, et de Iain Greenshields, personnalité la plus importante de l'Eglise d'Ecosse, est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Le Soudan du Sud s'apprête à accueillir le pape à son tour
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Les chefs religieux vont tenter de promouvoir la réconciliation et le pardon dans un pays majoritairement chrétien encore confronté à une violence armée chronique à la suite d'une sanglante guerre civile, qui a fait 380.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Des éleveurs armés ont tué jeudi 21 civils lors d'une attaque dans le comté de Kajo-Keji, dans le sud du pays, ont indiqué jeudi dans un communiqué les responsables du comté, condamnant "de la manière la plus forte possible l'attaque (...) et le massacre de civils innocents dans un acte de vengeance barbare".

Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, s'est dit "horrifié" par cette attaque. "C'est une histoire trop souvent entendue à travers le Soudan du Sud. J'appelle à nouveau à une voie différente: pour que le Soudan du Sud se rassemble en faveur d'une paix juste", a-t-il posté sur Twitter jeudi.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011 après des décennies de lutte avec le Soudan, à majorité musulmane. Le pays a plongé en 2013 dans une guerre civile dévastatrice de cinq ans opposant Salva Kiir à Riek Machar. Les armées des deux camps sont accusées de crimes de guerre.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), les États-Unis et d'autres missions étrangères ont fait part cette semaine de leur inquiétude quant à une possible résurgence des combats dans la région du Nil supérieur.

Dans cette région du nord du pays, des milliers de civils ont cherché ces derniers mois protection dans les bases de l'ONU, fuyant les violences armées.

Assassinat du journaliste Martinez Zogo: "plusieurs arrestations" au Cameroun

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale

Plusieurs personnes ont été arrêtées au Cameroun, "fortement suspectées" d'être impliquées dans le meurtre d'un journaliste enlevé puis "assassiné" après avoir été manifestement torturé mi-janvier, a annoncé jeudi la présidence.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale Yaoundé devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

M. Biya a ordonné "une enquête mixte gendarmerie-police" sur l'"assassinat" de Martinez Zogo et "les investigations ont, à ce jour, permis l'arrestation de plusieurs personnes dont l'implication dans ce crime odieux est fortement suspectée. D'autres restent recherchées", a indiqué jeudi dans un communiqué le ministre d'Etat et secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

"Les auditions en cours et les procédures judiciaires qui s'ensuivront permettront de circonscrire le degré d'implication des uns et des autres et d'établir l'identité de toutes les personnes impliquées", promet-il. Le communiqué ne livre aucun détail supplémentaire. Le meurtre de Martinez Zogo avait suscité une forte émotion au Cameroun mais aussi à l'étranger

Dans un tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, font part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles déplorent notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

RDC: un enfant albinos tué, son corps retrouvé sans tête ni jambes

ARCHIVES - Des policiers à Goma, Nord-Kivu, DRC, 29 décembre 2018.

Un petit garçon albinos de 5 ans a été tué par des inconnus et son corps retrouvé sans tête ni jambes, mercredi dans l'est de la République démocratique du Congo, vraisemblablement victime des pratiques occultes visant les albinos dans certains pays d'Afrique, a-t-on appris de sources locales.

"Nous condamnons et déplorons ce nouveau cas de meurtre d'un albinos de 5 ans, qui a été enlevé (mardi soir) par des bandits armés pour des motifs inavoués", a déclaré jeudi à l'AFP Archimède Karhebwa, administrateur assistant du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, où a été commis ce meurtre.

"L'enfant a été retrouvé mort, sans tête ni jambes, dans la brousse le lendemain dans la matinée", a-t-il ajouté, assurant que "des mesures sont prises pour que pareil cas ne se répète pas à Kalehe".

"Depuis 2009, 18 albinos ont été tués dans des telles circonstances, 10 tombes d'albinos profanées et il y a eu 22 tentatives d'enlèvement d'albinos au Sud-Kivu", a déploré Juvénal Lushule, coordonnateur de l'Apia, association des personnes albinos de la province.

"Ce cas récent nous écoeure et ne nous surprend pas, parce que nous avons toujours été victimes de ces barbaries", a poursuivi M. Lushule, en demandant aux autorités protection et enquêtes.

En RDC et dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne, les albinos sont cibles d'attaques. Des parties de leur corps sont vendues pour des rituels de sorcellerie censés apporter richesse et pouvoir. L'albinisme est une affection génétique héréditaire qui cause une absence totale de pigmentation de la peau, des cheveux et des yeux.

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