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Un suspect arrêté dans l'affaire des colis piégés anti-créanciers en Grèce


Les éléments de la sécurité et les membres des services d'urgence déployés au lieu où une explosion a blessé l'ancien Premier ministre Lucas Papademos, à Athènes, Grèce, 25 mai 2017.

La police grecque a annoncé samedi l'arrestation d'un premier suspect, un Grec de 29 ans, dans l'affaire des colis piégés ayant ciblé au printemps les créanciers du pays, dont l'un avait blessé l'ancien Premier ministre et banquier central, Lucas Papademos.

Intercepté dans la matinée alors qu'il sortait d'un appartement loué sous un faux-nom dans le centre d'Athènes, l'homme transportait notamment deux pistolets 9 mm, un mécanisme de mise à feu à retardement, "des substances explosives et de la poudre" et "divers matériaux de fabrication d'engins à retardement", a précisé la police dans un communiqué.

Les recherches, menées par la brigade anti-terroriste, "se poursuivent", a ajouté la police. Le suspect était connu des services de police pour militantisme anti-autoritaire, selon une source policière.

Premier ministre entre 2011 et 2012, au plus fort de la résistance du pays à la cure d'austérité imposée par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), M. Papademos, 69 ans, avait été blessé le 25 mai par l'explosion d'une lettre piégée qu'il avait ouverte alors qu'il circulait en voiture à Athènes.

Cet attentat, non revendiqué jusqu'à présent, suivait l'envoi en mars de paquets piégés au ministère allemand des Finances et au bureau du FMI à Paris dont une employée avait été légèrement blessée.

La Conspiration des Cellules de feu, un groupe anarchiste grec, avait revendiqué l'envoi à Berlin et les enquêteurs français lui ont imputé celui de Paris.

Huit autres envois piégés -adressés notamment au commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici et au chef de file d'alors de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem- avaient été interceptés dans la foulée dans un bureau de poste athénien.

Le groupe Conspiration des Cellules de feu avait dans sa revendication affirmé agir dans le cadre d'un plan "Nemesis" (justice en grec) visant "le système de pouvoir".

Le groupe, dont une dizaine de membres -la plupart très jeunes- purgent de lourdes peines de prison, figure sur la liste des organisations terroristes établie par Washington.

Il avait mis l'Europe en alerte en 2010 avec une première série d'envois piégés à des ambassades en Grèce et à des dirigeants européens, avant de se mettre en sommeil en 2011 puis d'annoncer "son retour" en 2014.

AVec AFP

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