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Un Sud-Africain à la tête d'une commission sur les violences post-électorales au Zimbabwe


Le vice-président sud-africain, Kgalema Mothlante, le 11 février 2010.

L'ex-chef de l'Etat sud-africain Kgalema Mothlante présidera la commission chargée d'enquêter sur les violences meurtrières qui ont suivi les récentes élections générales au Zimbabwe, a annoncé mercredi le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.

Le 1er août dernier à Harare, l'armée avait ouvert le feu sur une manifestation de partisans de l'opposition qui réclamaient la publication immédiate des résultats des scrutin présidentiel et législatifs disputés deux jours plus tôt.

Son intervention a fait six morts et plusieurs blessés.

"Dans le souci de la transparence et de l'intérêt public, j'ai décidé de nommer une commission de sept membres afin d'enquêter sur les violences post-électorales", a déclaré M. Mnangagwa. Elle sera chargée de déterminer "les circonstances qui ont conduit aux violences", d'en "identifier les acteurs et les responsables", ainsi que d'éclaircir "les circonstances qui ont nécessité l'intervention de l'armée dans le maintien de l'ordre".

Le régime de Harare a été vivement critiqué pour la répression de cette manifestation.

Lors de son discours d'investiture dimanche, M. Mnangawa avait qualifié les violences survenues le 1er août de "regrettables et totalement inacceptables".

La commission doit rendre ses conclusions sous six mois.

Outre M. Mothlante, elle est composée de l'ancien secrétaire général nigérian du Commonwealth, Emeka Anyaoku, de l'ex-chef d'état-major de l'armée tanzanienne, le général Davis Mwamunyange, et d'un avocat britannique, Robert Dixon.

Trois Zimbabwéens, dont deux avocats, complètent ses effectifs.

Au pouvoir depuis la chute de Robert Mugabe en novembre dernier, M. Mnangagwa a été officiellement élu le 30 juillet avec 50,8% des suffrages contre 44,3% à son rival du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa.

M. Chamisa a contesté ces résultats en arguant de fraudes mais a été débouté par la Cour constitutionnelle.

Avec AFP

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