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Un sommet olympique pour entériner la participation nord-coréenne aux JO 2018

Un homme passe devant les anneaux olympiques avec un signe des Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang à Pyeongchang, en Corée du Sud, 3 février 2017.

Combien de sportifs Nord-Coréens présents aux JO-2018 et dans quels sports ? Selon quel protocole ? Logeront-ils au Village Olympique ? Si la participation de la Corée du Nord aux JO de Pyeongchang est déjà acquise, un sommet olympique quadripartite en précisera samedi les contours.

Certes la présence de la Corée du Nord aux jeux Olympiques d'hiver n'est pas une première. Pyongyang avait envoyé pour la première fois une délégation aux JO d'Innsbruck en 1964 et a participé à 7 des 12 derniers JO d'hiver, la dernière fois à Vancouver en 2010.

Mais en revanche, le Nord avait boycotté les JO d'été 1988 organisés à Séoul, en Corée du Sud.

>> Lire aussi : Les deux Corées ensemble pour le défilé des sportifs et l'équipe de hockey dames pour les JO 2018

Dans un contexte de fortes tensions dans la péninsule, exacerbées par les multiples tirs de missiles et essais nucléaires menés par le Nord, la présence de sportifs nord-coréens à des JO organisés par le voisin honni marque donc un moment rare de publicité diplomatique positive pour l'olympisme et un espoir de détente.

Si les décisions et propositions de principe ont été adoptées lors de plusieurs récentes réunions inter-coréennes, il reste au CIO, puissance invitante, à les entériner et à les préciser.

L'instance olympique a ainsi expliqué mercredi qu'il devait "évaluer attentivement les conséquences et le potentiel impact sur les jeux Olympiques et les compétitions olympiques" de ces propositions, avant de prendre une "décision définitive" samedi.

>> Lire aussi : Sept décennies de tensions entre Corée du Nord et Corée du Sud

Pour ce faire, le patron du CIO, Thomas Bach a convié trois délégations, représentant la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Comité d'organisation des JO de Pyeongchang, à un "sommet" qui s'ouvrira samedi à 9h30 (8h30 GMT) au siège du CIO à Lausanne.

Nord et Sud seront représentés par le président de leur Comité national olympique respectif et par leur représentant au CIO, à savoir respectivement Chang Ung et Seung Min Ryu, ancien champion olympique de tennis de table.

Les deux gouvernements seront aussi représentés par des "officiels de rang ministériel", précise le CIO.

Pyongyang a proposé d'envoyer une délégation de 550 personnes à Pyeongchang, composée non seulement de sportifs participants, mais également de pom-pom girls ou d'une équipe de taekwondo.

>> Lire aussi : Les deux Corées discutent de la présence aux JO d'artistes du Nord

Un seul couple nord-coréen de patinage artistique formé de Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik a réussi à se qualifier fin septembre pour les Jeux mais la Corée du Nord a laissé passer la date limite du 30 octobre pour les inscrire.

Le CIO, qui a expliqué qu'il se montrerait "le plus flexible possible", pourrait donc entériner leur participation ainsi que celle de patineurs de vitesse et de skieurs.

Les deux Corées se sont également accordées sur le principe d'une équipe de hockey féminine unie.

Si elle est saluée comme "une bonne idée sur le plan politique", cette initiative soulève cependant "des questions sur le plan de l'équité sportive", s'est émue jeudi la Fédération suisse de hockey sur glace, dont l'équipe féminine doit rencontrer la Corée en ouverture du tournoi olympique le 10 février.

Une équipe commune dans des compétitions internationales ne serait pas inédite. Ainsi, "Nord et Sud jouaient ensemble dès 1991 lors de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans, disputée au Portugal", rappelle un expert. Cette équipe éphémère avait même atteint les quarts de finale.

En bobsleigh, un bob à 4 coréen "uni" pourrait également participer, mais seulement pour ouvrir la piste, et ne figurerait donc pas au classement, a annoncé cette semaine la Fédération internationale de bobsleigh et de skeleton (IBSF).

- Défilé commun -

Le CIO doit aussi déterminer les conditions d'hébergement des Nord-Coréens, leur présence au sein du Village Olympique, n'étant "pas certaine", selon une source proche du dossier.

>> Lire aussi : Donald Trump juge que Moscou sape les efforts internationaux sur la Corée du Nord

Le CIO doit aussi valider la proposition des deux Corées de faire défiler ensemble les sportifs des deux pays, lors des cérémonies d'ouverture et de clôture, sous le drapeau représentant la péninsule réunifiée, comme ils l'avaient déjà fait aux JO-2000 à Sydney, 2004 à Athènes et 2006 à Turin.

Ce défilé commun revêt une portée symbolique forte, alors que les deux pays sont encore officiellement en guerre, puisque c'est un armistice qui a mis fin au conflit entre le Nord et le Sud en 1953 et non un traité de paix.

Avec AFP

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La page des sports du 18 avril 2019

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NBA: Milwaukee et Houston en toute sérénité

Giannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks, NBA All-Star, Charlotte, Caroline du Nord, le 17 février 2019. (AP Photo/Streeter Lecka, Pool)

Milwaukee et Houston ont pris le large dans leur série du 1er tour des play-offs NBA mercredi, en dominant pour la deuxième fois respectivement Detroit (120-99) et Utah (118-98).

Comme largement anticipé, Detroit ne fait pas le poids face à Milwaukee et n'arrive pas à freiner l'intenable Giannis Antetokounmpo.

L'ailier grec des Bucks, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 26 points (11 sur 18 au tir) et capté 12 rebonds en 30 minutes.

Mais il n'est pas le seul joueur des Bucks à martyriser les Pistons: Bledsoe a ajouté 27 points (11 sur 19 au tir) et Khris Middleton a contribué à la large victoire de son équipe avec 24 points.

Detroit n'a pas démérité: la franchise du Michigan a effacé une catastrophique 1ère période (38-27) en ralliant les vestiaires à la pause avec un point d'avance (59-58).

Andre Drummond a marqué 18 points et capté 16 rebonds, mais l'absence de Blake Griffin, meilleur marqueur des Pistons, blessé au genou gauche, est difficile à digérer.

Milwaukee a repris l'ascendant dans un 3e quart-temps à sens unique durant lequel Antetokounmpo a marqué 13 points, et n'a plus été inquiété.

"C'était bien d'avoir été mis en difficulté dans les deux premières périodes, on a dû se remettre en question à la pause", a déclaré Mike Budenholzer, l'entraîneur de Milwaukee.

Comme Milwaukee, Houston mène deux victoires à zéro après les deux premiers matches à domicile.

Les Rockets n'ont jamais été inquiétés par Utah, bien trop timoré et trop maladroit à trois points (21,1% de réussite).

James Harden a marqué 32 points, dont 25 avant la pause, et s'est offert un "triple double" (trois catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 13 rebonds et dix passes décisives.

- 37 points pour Irving -

Les Rockets, battus par Golden State (4-3) en finale de la conférence Ouest l'année dernière, ont encore impressionné les observateurs avec leur efficacité à trois points (17 sur 42, nouveau record de la franchise en play-offs), dont six pour le seul Harden.

Mais "The Beard" (littéralement "La barbe") refuse de s'emballer malgré ces deux nettes victoires à domicile.

"C'est notre défense qui nous a offert ces deux victoires, empêcher une équipe comme Utah de dépasser les 100 points, ce n'est pas rien", a-t-il constaté.

"Mais on sait que c'est une équipe qui joue bien devant son public, il faudra qu'on soit plus concentré et qu'on joue mieux encore, car on a perdu trop de ballons", a prévenu le MVP en titre.

A l'image de Donovan Mitchell (11 pts, 5 sur 19 au tir) et dans une moindre mesure de Rudy Gobert (11 pts et 12 rbds), le Jazz est pour l'instant sans réponse face à Houston.

Boston aussi a doublé la mise, face à Indiana, mais les Celtics peuvent remercier leur meneur Kyrie Irving.

Il a marqué 37 points (15 sur 26 au tir) et a complètement éteint durant le 4e quart-temps les Pacers qui comptaient pourtant encore douze points d'avance (82-70) en début de l'ultime période.

La franchise d'Indianapolis est resté muette pendant plus de sept minutes, période durant laquelle Boston est revenu à sa hauteur, avant de prendre le large.

Avant le match N.3 qui aura lieu vendredi à Indianapolis, Boston a pris le contrôle de la série qui se dispute au meilleur des sept matches.

"C'est le genre de victoire qui donne confiance pour la suite, cela nous montre qu'on peut gérer n'importe quelle situation", s'est réjoui Irving, sacré champion NBA avec Cleveland en 2016.

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés mercredi:

. CONFERENCE EST

A Milwaukee,

Milwaukee bat Detroit 120 à 99

Milwaukee mène deux victoires à zéro

A Boston,

Boston bat Indiana 99 à 91

Boston mène deux victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Houston,

Houston bat Utah 118 à 98

Houston mène deux victoires à zéro

NB: chaque série se dispute au meilleur des sept matches, la première équipe à quatre victoires étant qualifiée pour le tour suivant.

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Ligue Europa : Naples aussi veut sa "rimonta"

L'attaquant néerlandais de l'AS Rome Justin Kluivert (à gauche) devance le milieu de terrain italien du SPAL Filippo Costa lors du match de football italien de Serie A AS Roma contre SPAL 2013 au stade olympique de Rome, le 20 octobre 2018.

La Roma y est parvenue l'an dernier contre Barcelone et la Juventus cette saison face à l'Atlético Madrid : battue 2-0 à l'aller par Arsenal, Naples doit à son tour renverser une situation impossible pour atteindre jeudi le dernier carré de la Ligue Europa.

Remontada en espagnol, rimonta en italien. Carlo Ancelotti et ses hommes connaissent le chemin : comme avant eux les Romains (1-4 ; 3-0 en quart de finale de la C1 2017-18) et les Turinois (0-2 ; 3-0 en 8e de finale cette année), ils doivent marquer trois buts sans en encaisser un pour atteindre le dernier carré de la C3.

Et si leurs collègues de Série A y sont parvenus, alors pourquoi pas eux ?

"Bien sûr qu'on y croit ! Et au stade, ça va être du délire", a assuré à l'AFP Daniele "Decibel" Bellini, le fameux speaker du stade San Paolo, qui aura forcément un rôle à jouer face aux Gunners.

Le vieux stade napolitain ne sera pourtant malheureusement pas plein. C'est le paradoxe du San Paolo, impressionnant pour les adversaires, mais cher et pas pratique, il n'est pas beaucoup plus accueillant pour les locaux.

Mais il sera un atout pour Ancelotti, qui sait tout de même que son équipe devra faire beaucoup mieux qu'à l'aller, quand une première période totalement ratée avait permis aux Londoniens de prendre le large.

"C'est plus difficile après l'aller, mais certainement pas impossible. Arsenal n'est pas imperméable en défense et ils ont toujours pris des buts en déplacement, donc on doit rester optimistes", a déclaré Ancelotti la semaine dernière.

Depuis, les Gunners ont enfin gagné un match de championnat à l'extérieur sans encaisser de but, en allant battre Watford 1-0.

- 'Soirée des miracles' -

Mais l'équipe d'Unai Emery a effectivement tangué toute la saison loin de ses bases, avec notamment des revers lors des tours précédents à Borisov et à Rennes.

Le technicien espagnol a lui aussi connu une "remontada", la plus célèbre de toutes, et il était du mauvais côté quand le Barça a infligé à son Paris SG l'invraisemblable 6-1 de 2017.

La qualité de son effectif devrait théoriquement le préserver d'un tel désastre, mais Naples, qui a montré sa valeur en Ligue des Champions face à des adversaires du niveau de Liverpool et du PSG, jouera ses cartes, avec sans doute une composition très offensive et les titularisations conjointes de Milik, Insigne, Mertens et Callejon.

Pour le reste, il y aura donc San Paolo et la foi napolitaine, racontée mardi dans le Corriere dello Sport par le journaliste et écrivain Mimmo Carratelli. "Ce sera la soirée des miracles, fais attention, le stade est plein et il crie, il chante une chanson. Ce sera une soirée typiquement napolitaine, de passion dévorante et de vibrant désespoir", a-t-il promis.

Plus terre à terre, les tifosi du club ont de leur côté déployé une grande banderole sur les grilles du stade : "Nous demandons la Coupe de l'UEFA", peut-on y lire.

Car Naples a déjà réussi l'exploit d'effacer une défaite 2-0. C'était face à la Juventus Turin, sur la route du sacre en Coupe de l'UEFA 1989.

Les Napolitains s'étaient imposés 3-0 en inscrivant le but de la victoire à la dernière minute de la prolongation dans une ambiance qu'on imagine. C'est donc faisable, mais il y avait alors Maradona.

Le Bayern ouvre sa première école de foot africaine à Addis Abeba

Thomas Mueller du Bayern Munich jubile après son premier but avec Jerome Boateng, lors d’un match de la bundesliga, 24 août 2018

Le Bayern Munich a ouvert mercredi une école de football à Addis Abeba en Ethiopie, sa première en Afrique, annonce le club dans un communiqué.

Comme il l'a déjà fait dans cinq autre pays (USA, Chine, Thaïlande, Singapour et Japon), le club allemand a signé avec la Fédération éthiopienne EFF un contrat qui prévoit des échanges d'entraîneurs de jeunes et de formateurs d'entraîneurs.

"Il s'agit de notre première école de football en Afrique", a déclaré Jörg Wacker, responsable de la stratégie internationale au conseil d'administration du Bayern. "Cela nous donne la possibilité de nous rapprocher de nos fans en Afrique, et d'apporter une contribution importante au développement du football en Ethiopie, grâce à notre savoir-faire".

M. Wacker accompagnait mercredi en Ethiopie le président de la région de Bavière Markus Söder, venu ouvrir un bureau de représentation de son Land dans le pays d'Afrique de l'Est. A l'occasion d'un tournoi U17 organisé par le Bayern, il a officiellement donné le coup d'envoi de la nouvelle école.

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