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Un soldat malien tué dans la ville de Ménaka

  • VOA Afrique

La Fama (force armée malienne) patrouille dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Un soldat malien a été tué mercredi matin au marché de Ménaka, l'une des capitales régionales du nord du Mali, lors d'une tentative de vol d'un véhicule de l'armée, ont indiqué les Forces Armées maliennes (FAMA).

"Des échanges de tirs ont eu lieu entre les FAMA et des individus armés vers 05H30 (locales) au marché de Ménaka" lors d'une "tentative d'enlèvement d'un véhicule des FAMA qui venait se ravitailler en viande", a indiqué l'armée malienne dans un communiqué.

"La riposte des militaires a été immédiate et énergique faisant ainsi fuir les assaillants. Lors de cette opération, un militaire a malheureusement trouvé la mort", poursuit le bref communiqué.

Depuis la fin juillet, cette ville du nord du Mali est sous le contrôle des combattants de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), ex-rébellion à dominante touareg, qui l'avaient reprise sans combattre au groupe armé pro-gouvernemental Gatia (Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés).

La Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et les FAMA y sont également présentes.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont en grande partie été chassés en 2013 à la suite du lancement, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit encore actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, qui sont régulièrement la cible d'attaques.

Mardi, deux Casques bleus ont été tués et deux autres grièvement blessés lorsque leur véhicule, qui faisait partie d'un convoi logistique, a heurté "une mine ou un engin explosif" à environ 15 km d'Aguelhok (région de Kidal), dans le nord-est du pays.

Mardi également, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution créant un régime général de sanctions pour le Mali, à la demande de Bamako.

Il s'agit de "donner un nouvel élan à l'accord de paix" de 2015 signé entre le gouvernement, l'ex-rébellion et des groupes armés et qui est "sérieusement menacé", a expliqué l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre.

Avec AFP

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