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Un roi nigérian voit sa légitimité contestée au tribunal

  • VOA Afrique

L'Oba (roi) de Lagos, Rilwan Akiolu, avec les chefs traditionnels à Abuja, le 27 février 2014.

Un des dirigeants traditionnels les plus influents du Nigeria voit sa légitimité contestée devant un tribunal, un mois après avoir déclenché une polémique pour avoir refusé de saluer un autre puissant monarque.

Deux princes ont demandé à un tribunal d'annuler la nomination de l'Oba (roi) de Lagos, Rilwan Akiolu, 14 ans après son couronnement comme chef traditionnel de la plus grande ville du Nigeria.

Les princes Adedoyin Adebiyi et Rasheed Modile ont fait valoir lundi devant la Haute cour de Lagos que le roi n'était pas un descendant direct du premier Oba de Lagos.

Le mois dernier, le roi contesté, âgé de 73 ans, avait déjà été essuyé le feu des critiques pour avoir refusé de serrer la main de l'Ooni d'Ife, Adeyeye Ogunwusi, lors d'un événement public à Lagos.

L'Ooni d'Ife est le monarque le plus puissant et le plus respecté au sein de la communauté yorouba du sud-ouest du Nigeria, la deuxième ethnie du pays par le nombre et dont dépend Lagos, la capitale économique.

Historiquement, tout roi ou leader traditionnel en terre yorouba doit considérer l'Ooni d'Ife comme "second sur l'échelle des dieux".

Rilwan Akiolu a nié avoir manqué de respect à l'Ooni de 42 ans et rejeté les récentes allégations concernant sa descendance, affirmant qu'il était membre de la famille royale et donc légitime, conformément à la tradition.

"Selon le droit des autochtones, la coutume et la loi, je suis l'authentique Oba de Lagos", a-t-il déclaré à la cour, ont rapporté les médias locaux.

Les accusations des princes portées devant la justice, antérieures à la controverse autour de l'Ooni, souligne l'importance accordée aux dirigeants traditionnels, figures clés de la société nigériane, malgré leur absence de pouvoirs formels.

L'affaire a été ajournée au 19 juin.

Avec AFP

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