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Crimes/enquêtes

Un rapport accablant détaille la corruption en Afrique du Sud sous Zuma

Jacob Zuma doit déjà être jugé pour une affaire de pots-de-vin datant des années 1990 qui concerne notamment le groupe français Thales. (AFP, archives)

Le dernier rapport sur l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, publié mardi soir, a établi la feuille de route la plus détaillée à ce jour sur la manière de traduire en justice son mélange des genres très particulier entre Etat, parti (ANC) et affaires privées. 

Le troisième volet des conclusions d'une longue enquête sur la corruption sous sa présidence (2009-2018), sur plus d'un millier de pages, a été remis au président Cyril Ramaphosa. Il raconte comment une société de services privée appelée Bosasa s'est retrouvée mêlée aux plus hauts niveaux du gouvernement et du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

Un dernier volet est encore attendu, rédigé après près de quatre ans d'enquête menées par une commission adhoc.

Peu de révélations, dans la mesure où les scandales qui ont marqué la présidence Zuma ont été révélés à l'époque par la vigoureuse presse sud-africaine. Des lanceurs d'alerte, dont l'ancien directeur des opérations de Bosasa, Angelo Agrizzi, ont aussi écrit des livres détaillant comment Bosasa a soudoyé Zuma et d'autres hauts fonctionnaires.

Mais le rapport établit un dossier juridique et exhorte les procureurs à se saisir de l'enquête.

"La corruption était le mode de fonctionnement de Bosasa", assure le rapport. La société "a largement corrompu politiciens, fonctionnaires, le président Jacob Zuma et d'autres encore".

L'ANC a installé sa "war room" électorale dans les bureaux de Bosasa, avec l'argent de Bosasa, lors des cycles électoraux de 2011, 2014 et 2016. "Tout pour l'entreprise se résumait à la corruption", accable le rapport.

M. Zuma, 79 ans, doit déjà être jugé pour une affaire de pots-de-vin datant des années 1990 qui concerne notamment le groupe français Thales. Mais ce dernier rapport fait monter la pression pour ouvrir de nouveaux dossiers contre Zuma et une série de responsables.

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Attaque contre une prison nigériane: 300 détenus en fuite

Un agent de sécurité avec un chien renifleur surveille la prison de Kuje, près d'Abuja, au Nigeria, le 6 juillet 2022.

La prison d'Owerri, dans l'État d'Imo, au Nigeria été prise d'assaut mardi par des hommes armés qui ont utilisé des explosifs pour entrer dans l'enceinte du pénitencier. Menée par des hommes soupçonnés d'être des militants de la secte Boko Haram, l'attaque a permis à 600 prisonniers de prendre la fuite.

Mercredi matin les autorités affirment avoir capturé la plupart des évadés, mais environ 300 détenus sont toujours en fuite. Un responsable du ministère de l'Intérieur précise qu'un agent de sécurité a été tué au cours du raid et que trois autres ont été blessés.

L'attaque a eu lieu la même nuit qu'une autre embuscade a été lancée contre un convoi du personnel de sécurité du président Muhammadu Buhari, qui se rendait dans sa ville natale, dans l'État de Katsina (nord).

Le président Buhari ne se trouvait pas dans le convoi, précisent les autorités.

L'ex-président angolais dos Santos dans le coma, plainte pour "tentative de meurtre"

L'ancien président angolais José Eduardo dos Santos (à dr.) et sa fille Isabel dos Santos - photo publiée sur le compte Instagram de cette dernière le 31 décembre 2019.

La plainte viserait l'ancienne première dame Ana Paula dos Santos et le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Crise dans la famille de l'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos: une plainte a été déposée auprès de la police espagnole pour "complot" contre la vie de l'ex-chef de l'État, 78 ans, hospitalisé et dans un état comateux à la clinique Teknon de Barcelone depuis le 23 juin, après une chute à son domicile.

"Tchizé dos Santos, fille de l'ancien président angolais Eduardo dos Santos (...) a déposé une plainte (...) aux fins d'enquête sur la commission présumée des délits de tentative de meurtre, non assistance à personne nécessiteuse, négligence grave et de divulgation de secrets par des personnes de son entourage", a tweeté lundi le cabinet juridique Carmen Varela, depuis la ville espagnole.

Requête d'annulation de mariage

Selon la presse espagnole, la plainte vise l'ancienne première dame, Ana Paula dos Santos, ainsi que le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Pour l'instant c'est Tchize dos Santos, ex-députée, qui est la seule membre de la famille à s'être exprimée en public sur l'affaire.

Selon deux juristes angolais contactés par le service en langue portugaise de la VOA, la crise dans la famille dos Santos découle d'une "animosité" due au manque de coopération entre les enfants et l'ancienne première dame d'Angola, épousée en secondes noces, avec laquelle José Eduardo dos Santos, au pouvoir de 1979 à 2017, a eu deux enfants.

Le 29 juin Tchizé dos Santos avait révélé que la progéniture de l'ancien chef de l'État avait engagé un avocat espagnol pour annuler le mariage entre M. et Mme dos Santos.

Selon le juriste Lindo Bernardo Tito, la justice espagnole n'est pas compétente pour se prononcer sur la dissolution d'un mariage reconnu par l'État angolais. Il estime toutefois qu'il est possible d'établir un constat d'abandon de foyer conjugal s'il s'avère que, comme l'affirme Tchizé dos Santos, Paula dos Santos ne vivait plus avec son mari depuis un certain temps. Le fait que dans leurs passeports l'adresse du domicile des deux est différente, peut constituer "la preuve qu'il n'y avait plus de communion de ménage entre eux", précise l'avocat.

Mais pour le juriste Albano Pedro, toute séparation du couple ne peut se faire qu'à la demande personnelle de José Eduardo dos Santos ou sous procuration signée par lui.

"S'agissant d'un mariage célébré sans vices et qui est en vigueur, même s'il y a une situation de séparation de corps, ce ne sont pas les enfants qui doivent intenter l'action, sauf si c'est le père qui a clairement manifesté ce désir", affirme l'avocat au micro de la VOA. En clair: les enfants - comme Tchizé dos Santos - n'ont pas l'autorité de formuler une demande de dissolution du mariage.

Impuissance de Luanda

Malgré leurs divergences de vues, les deux juristes s'accordent sur un point: un conflit juridique à ce stade "ne contribue pas positivement" à la stabilité émotionnelle dont José Eduardo dos Santos a besoin pour sortir de l'état de santé dans lequel il se trouve.

Pour sa part, le gouvernement angolais - qui ne peut pas intervenir auprès des hôpitaux car M. dos Santos n'est plus un agent de l'État - a rejeté les allégations selon lesquelles les autorités angolaises auraient demandé de déconnecter les machines qui maintiennent l'ex-président en vie.

"Nous sommes des Africains et nous avons une culture qui ne conduit pas à ce type d'hypothèse", a déclaré Tete António, ministre des Affaires étrangères d'Angola.

Adapté du portugais par VOA Afrique. Suivre le dossier en portugais >>

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