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Égypte

Agression sexuelle sur mineures : trois ans ferme pour un magnat égyptien

Mohammed el-Amin "a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", a affirmé le parquet égyptien.

Un célèbre homme d'affaires égyptien a été condamné lundi à trois ans de prison pour "trafic d'êtres humains" et "agression sexuelle" sur sept mineures d'un orphelinat qu'il avait ouvert au sud du Caire, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

Mohammed el-Amin, magnat de la presse et de l'immobilier, avait été placé en détention provisoire le 8 janvier pour "agressions sexuelles sur des enfants avec usage de la force". La peine de trois ans de prison ferme, contre laquelle il peut encore interjeter appel, a été prononcée par un tribunal pénal du Caire qui a choisi la condamnation minimum pour ce type de crimes.

M. Amin encourait jusqu'à la perpétuité en prison pour agressions sexuelles avec des circonstances aggravantes: les victimes étant à la fois mineures et sous la responsabilité de l'orphelinat qu'il avait fondé à Beni Soueif, à une centaine de kilomètres au sud du Caire.

Une source judiciaire avait indiqué à l'AFP que des images avaient été retrouvées dans son téléphone portable et que des responsables du ministère en charge de la surveillance des orphelinats avaient produit des enregistrements de conversations avec les jeunes orphelines racontant leur agression.

"Il a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", avait accusé le parquet.

Le 10 décembre, le Conseil gouvernemental de la maternité et de l'enfance avait saisi le parquet, assurant qu'une page Facebook accusait le propriétaire du groupe "Al-Moustaqbal" – détenteur des différentes chaînes de télévision CBC vendues en 2018 – d'"agression sexuelle" sur des jeunes filles de Beni Soueif.

Le parquet accusait M. Amin "d'attentats réguliers à la pudeur des victimes sans leur consentement" notamment "dans sa villa sur la côte nord" de l'Egypte où il les a "agressées en leur demandant de se livrer à des actes immoraux".

Face à de nombreuses affaires de pédocriminalité ces dernières années, les condamnations publiques des agressions sexuelles d'enfants se sont multipliées en Egypte, de la grande institution de l'islam sunnite al-Azhar à des vedettes de cinéma, en passant par le grand public.

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Barrage sur le Nil: démarrage d'une deuxième turbine

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Une étudiante égyptienne poignardée par un camarade

Mohamed Adel (au centre) lors de son procès pour le meurtre de Nayera Achraf, fin juin.

Le parquet égyptien a annoncé tôt mercredi avoir placé en détention un étudiant pour le meurtre d'une camarade ayant refusé ses avances, deux mois après qu'un assassinat similaire avait provoqué l'indignation dans le pays.

Il y a deux semaines, un tribunal demandait à diffuser en direct l'exécution du meurtrier de Nayera Achraf, une étudiante poignardée à mort devant son université en juin pour "dissuader le plus grand nombre".

Mardi pourtant, un Égyptien de 22 ans a "poignardé à plusieurs reprises avec un couteau la victime, Salma", à quelques pas du palais de justice de Zagazig, rapporte le parquet. Elle aussi âgée de 22 ans selon la presse locale, la victime étudiait le journalisme dans cette ville à 60 km au nord du Caire.

Le meurtrier présumé risque désormais la peine de mort dans le pays qui distribue le plus de peines capitales au monde pour avoir tué celle que de nombreux Égyptiens appellent désormais "la nouvelle Nayera Achraf" sur les réseaux sociaux, où l'affaire fait débat.

Pour beaucoup d'internautes, "Salma a été assassinée simplement parce qu'elle est née femme dans une société misogyne". Mais dans le pays conservateur, de nombreux autres blâment la jeune fille qui "n'aurait pas dû être amie avec un homme". "Tant qu'il y aura des sympathisants qui donnent des excuses aux auteurs de ces crimes, ils continueront", conclut une autre internaute.

Les Égyptiennes se disent régulièrement exposées à la violence et lésées par la loi, dans un pays où l'islam rigoriste n'a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970. Selon les autorités, près de huit millions de femmes avaient subi des violences en 2015 de la part d'un époux, d'un proche ou d'un étranger dans l'espace public.

Une route pour faciliter le commerce dans la zone EAC; réunion de l'Opep

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La livre égyptienne au plus bas pour la 2e fois de son histoire

La Banque centrale achetait lundi un dollar à 19,01 livres, alors que celui-ci s'échangeait encore à 15,6 livres en mars, soit une chute de près de 22%.

La livre égyptienne a plongé lundi à son deuxième plus bas historique, s'échangeant à plus de 19 livres pour un dollar, un chiffre qui n'avait été atteint qu'une seule fois, lors de la brutale dévaluation de l'hiver 2016.

La Banque centrale achetait lundi un dollar à 19,01 livres, alors que celui-ci s'échangeait encore à 15,6 livres en mars, soit une chute de près de 22%.

L'Egypte a dévalué sa monnaie le 21 mars, face à une inflation galopante. Le plus peuplé des pays arabes, premier importateur mondial de blé --principalement venu de Russie et d'Ukraine, souffre des conséquences du conflit déclenché en février.

L'inflation atteint aujourd'hui 15% en Egypte, portée par une hausse des prix des denrées alimentaires atteignant jusqu'à 66%.

Fin juin, la Banque mondiale a alloué une aide de 500 millions de dollars à l'Egypte pour y renforcer la sécurité alimentaire.

Sur les 103 millions d'Egyptiens, 30 millions sont considérés comme pauvres et autant d'autres sont dans la précarité, selon la Banque mondiale.

Quelque 71,5 millions d'Egyptiens dépendent du programme étatique de subventions alimentaires qui inclut le pain, mais aussi le riz, le sucre ou encore les pâtes.

L'agence Moody's estime désormais que l'Egypte risque de connaître des troubles sociaux graves en raison de la crise économique. Elle a changé son évaluation de "stable" à "négatif".

Elle s'inquiète notamment de la fonte des réserves en devises, passées de 41 milliards de dollars en février à 33,4 milliards fin juin, selon la Banque centrale. Et ce malgré le dépôt fin mars par l'Arabie saoudite, grand allié du régime d'Abdel Fattah al-Sissi, de cinq milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne.

Le Caire est en discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau prêt, alors que le budget du pays d'environ 160 milliards de dollars est grévé par une dette publique qui atteint 90% du PIB.

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