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Un mécanicien "suicidaire" vole un avion vide et s'écrase dans la baie de Seattle

Le fuselage d’un Bombardier Q400 après avoir dérapé à l'aéroport de Gimhae, dans la banlieue de Busan, 12 août 2007.

Un mécanicien de 29 ans qui s'est décrit comme un homme "brisé" a volé un bimoteur vide vendredi soir à l'aéroport de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, et effectué quelques figures acrobatiques sous l'œil vigilant de deux F-15 militaires avant de mourir en s'écrasant dans la baie de Seattle.

La police locale a rapidement écarté tout caractère "terroriste", assurant que ce mécanicien de la compagnie Alaska Airlines avait des tendances "suicidaires" et avait agi seul.

Les circonstances dans lesquelles le jeune homme a réussi à faire décoller l'appareil --un bimoteur à hélices Bombardier Q400 d'une capacité de 90 places maximum-- n'ont pas été détaillées par les autorités de l'aéroport de Seattle-Tacoma, situé à quelques kilomètres au sud de la grande métropole de l'État de Washington.

Une vidéo amateur circulant sur les réseaux sociaux montre l'appareil effectuer un lent tonneau sur lui-même, puis un looping qui s'achève au ras de l'eau avant de se redresser. Le tout sous la surveillance étroite de deux F-15 militaires qui ont reçu l'ordre de "voler en supersonique pour accélérer l'interception", selon l'armée.

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La vidéo ne montre pas en revanche le crash de l'avion dans un bois de l'île de Ketron, dans la baie de Seattle, qui, selon les autorités, n'a pas fait de victimes.

- "Mec brisé" -

John Waldron, qui a tourné la vidéo, a expliqué à la chaîne CNN qu'il se promenait sur l'île de Ketron lorsqu'il a vu les deux jets militaires escorter le bimoteur : "j'ai commencé à filmer, parce que c'était assez bizarre".

Après avoir pensé qu'il s'agissait d'un vol d'entraînement, le cinéaste amateur a compris que les deux F-15 s'efforçaient de contrôler le bimoteur, qui s'est lancé dans un looping.

"C'est incroyable qu'il ait pu redresser l'appareil", s'est étonné John Waldron qui juge qu'au plus bas l'avion s'est retrouvé à "pas plus de 30 mètres de la surface de l'eau", avant de se redresser.

L'avion s'est ensuite dirigé vers l'île de Ketron où John Waldron a couru se mettre à couvert et arrêté de filmer.

"Quand je me suis retourné, j'ai vu un éclair de lumière, puis la fumée et j'ai pensé +oh mon Dieu, je crois qu'il vient de s'écraser+", a expliqué John Waldron.

Un enregistrement audio entre le mécanicien, identifié comme "Rich" ou "Richard", et la tour de contrôle brosse un portrait complexe du jeune homme, tour à tour surexcité, confus, calme et honnête.

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Il dit d'abord avoir mis assez de carburant "pour aller voir les montagnes olympiques", situées dans l'Etat de Washington près de la frontière canadienne, avant de s'inquiéter du fait que le carburant ait été consommé "plus vite que je ne pensais".

Alors que la tour de contrôle tente de le convaincre avec ménagement d'atterrir sur une base militaire voisine, il craint que les militaires ne lui fassent "passer un mauvais quart d'heure".

Le mécanicien se confie ensuite: "Il y a beaucoup de gens qui se soucient de moi. Ça va les décevoir de savoir que j'ai fait ça. Je voudrais m'excuser auprès de chacun d'eux. (Je suis) juste un mec brisé, j'ai quelques boulons mal vissés, j'imagine. Je ne l'avais jamais vraiment su, jusqu'à maintenant".

- "Suicide d'un homme seul" -

A l'aéroport de Seattle-Tacoma, les autorités avaient dans un premier temps signalé qu'un employé d'une compagnie aérienne avait procédé à un "décollage non autorisé" à bord d'un avion vide avant de s'écraser en quittant l'aéroport.

La direction de Sea-Tac Airport avait alors souligné que les opérations avaient aussitôt repris normalement à l'aéroport. L'avion appartenait à la compagnie Horizon Air, filiale d'Alaska Airlines, a précisé Sea-Tac Airport.

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L'avion volé avait aussitôt été pris en chasse par deux F-15 de l'armée de l'air américaine venus de la base aérienne de Portland, dans l'Etat voisin d'Oregon. Les F-15 ont encadré l'avion, mais ne sont pas intervenus dans l'accident, ont indiqué les services de police locaux.

Dans un communiqué, la Maison Blanche s'est félicitée de la coordination entre les forces de l'ordre et de "leur action rapide pour protéger la sécurité publique".

La police a très rapidement écarté tout caractère terroriste, identifiant l'homme comme un résident du comté de Pierce.

"Ce n'est pas un incident terroriste. L'information est confirmée. Il s'agit du suicide d'un homme seul. Nous savons de qui il s'agit. Personne d'autre n'est impliqué", ont souligné sur Twitter les services de police du comté.

Avec AFP

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Ilhan Omar emporte la primaire démocrate pour la circonscription de Minneapolis

La représentante Ilhan Omar (à droite) tient la main du sénateur Bernie Sanders à l'Université du Minnesota - Minneapolis à Minneapolis, Minnesota, États-Unis le 3 novembre 2019. REUTERS/Caroline Yang

La représentante américaine Ilhan Omar a remporté mardi la primaire démocrate pour la circonscription de Minneapolis, dans l’État du Minnesota, selon les résultats préliminaires.

Mme Omar, 37 ans, est née en Somalie puis elle est devenue une citoyenne américaine. Elle a remporté son premier mandat fédéral en 2018.

Selon l'agence Associated Press, Mme Omar a obtenu 57 % des voix contre 39 % pour son challenger, l'avocat Antone Melton-Meaux.

Elle affrontera donc la républicaine Lacy Johnson en novembre.

Cible fréquente du président Donald Trump, Mme Omar fait partie du groupe informel que les analystes appellent "l’Escadron" (The Squad).

Il s’agit de jeunes femmes de tendance progressiste issues des minorités ethniques, élues en 2018 sous la bannière du parti démocrate.

En plus de Mme Omar, l’Escadron compte aussi les représentantes Ayanna Pressley (Massachusetts), Rashida Tlaib (Michigan), et Alexandria Ocasio-Cortez (New York), l’étoile montante du parti.

Présidentielle américaine: pour les démocrates, ce sera Biden-Harris

L'ancien vice-président Joe Biden s'entretient avec la sénatrice Kamala Harris après la conclusion du débat présidentiel démocrate 2020 à Houston, Texas, États-Unis, le 12 septembre 2019. REUTERS/Mike Blake/File Photo

Le candidat du parti démocrate Joe Biden a annoncé mardi qu'il avait choisi la sénatrice de Californie Kamala Harris comme sa colistière pour la présidentielle américaine du 3 novembre.

Avec Mme Harris, M. Biden fait un choix historique et pour la deuxième fois de sa vie, il est candidat dans une équipe biraciale, après son partenariat gagnant avec Barack Obama en 2008 et 2012.

Mme Harris, 55 ans, est la première femme noire à être désignée comme colistière d'un candidat de l'un des deux principaux partis politiques américains.

La sénatrice est issue d'un couple biracial (père jamaicain et mère indienne). Elle est née à Oakland, dans l'État de Californie qu'elle représente. Elle a fait ses études universitaires à l'Université Howard, une université historiquement noire de Washington, D.C. et a obtenu un doctorat en droit en 1989 à l'Université de Californie.

Après avoir exercé comme avocate pendant plusieurs années, elle est devenue en 2003 la première procureure générale afro-américaine de Californie.

En 2016, elle est élue sénatrice.

En 2019, elle est entrée dans la course à la présidence sous la bannière du parti démocratique. Durant les débats, Mme Harris a captivé l'attention des électeurs en défiant avec éloquence Joe Biden. Elle a finalement abandonné la course en décembre.

Pour Joe Biden, Mme Harris est un choix logique : M. Biden, qui aura 78 ans en novembre, avait besoin de quelqu'un de plus jeune. Il avait aussi promis que son colistier serait une femme.

Le fait que Mme Harris soit de race noire est aussi une façon pour lui de montrer sa gratitude envers les femmes noires qui ont été à l'origine de sa résurgence en Caroline du Sud, après deux défaites consécutives dans l'Iowa et le New Hampshire lors des primaires.

Lundi, le New York Times avait révélé que M. Biden avait fini d'interviewer toutes les personnes qui figuraient sur sa liste de compagnons potentiels et que le comité de quatre membres qui filtrait ces candidats potentiels avait été dissous.

Le quotidien avait aussi révélé que cette liste comprenait des dames issues de toutes les races. En dehors de la sénatrice Kamala Harris de Californie, il y avait aussi Susan Rice, ancienne conseillère à la sécurité nationale sous l'ancien président Barack Obama, la sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts et la gouverneure Gretchen Whitmer du Michigan.

M. Biden et son équipe avaient également examiné de près la sénatrice Tammy Duckworth de l'Illinois, la gouverneure Michelle Lujan Grisham du Nouveau-Mexique et les représentantes Karen Bass de Californie et Val Demings de Floride.

Finalement, c'est Mme Harris qui a été sélectionnée.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, annonce sa retraite

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, tient une conférence de presse à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, le 29 juin 2020.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, a annoncé lundi soir, à la surprise générale, qu’elle prendrait la retraite à partir du 2 septembre, selon les médias locaux.

La décision de Mme Best intervient quelques heures après que le conseil municipal de la ville ait décidé de couper le budget de la police à hauteur de 14 %, selon plusieurs sources.

L’annonce de son départ a causé la consternation au sein de la communauté noire de Seattle, selon la chaîne de télévision KOMO News. Mme Best, la cinquantaine, est la première femme noire à diriger la police de la plus grande ville de l’État de Washington, situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Canada.

Selon la chaîne de télévision King 5, Mme Best est née et a grandi dans la ville voisine de Tacoma. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière au sein du département de police de Seattle. En juillet 2018 la mairesse de Seattle, Jenny Durkan, nomme Carmen Best au poste de cheffe de police.

Résultat du mouvement "Defund the police"

Selon le quotidien Seattle Post-Intelligencer, les réductions budgétaires approuvées par le conseil municipal entraîneront la suppression de 100 postes au sein de la police.

La rectification budgétaire, estimée à environ 3,5 millions de dollars, comprend également des réductions de salaire pour la cheffe et ses principaux adjoints.

Difficile de savoir, pour l’heure, si ces mesures suffiront à apaiser les manifestants. Ces derniers exigeaient une réduction de 50% du budget de la police, qui s’élève cette année à 400 millions de dollars.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis, dans l’État du Minnesota, les manifestants défilent à Seattle.

En juin, ils ont investi une partie de la ville et l'ont déclarée zone autonome, avec interdiction formelle à la police d’y entrer. Le président américain Donald Trump a voulu déployer des agents fédéraux sur place, mais le gouverneur démocrate Jay Inslee a dit non, arguant que leur présence ne ferait que durcir les manifestants. Au final, la police municipale a repris le contrôle du quartier en juillet sous les ordres de Mme Best.

Avec plus de 750.000 habitants, Seattle est la capitale de l'État de Washington. C'est la ville où se trouvent les sièges d'Amazon et de Starbucks.

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
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Un agent des services secrets ouvre le feu sur un homme près de la résidence du président Trump

Un agent des services secrets chuchote à l'oreille du président américain Donald Trump avant de l'escorter hors d'un briefing sur la maladie COVID-19 à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté d'un point de presse de la Maison Blanche lundi après-midi par un agent des services secrets en raison d'une fusillade près du bâtiment.

En retournant au pupitre de la salle de presse quelques minutes plus tard, M. Trump a dit : "Il y a eu une vraie fusillade, et quelqu'un a été emmené à l'hôpital".

Tom Sullivan, chef de division aux services secrets, a expliqué qu’un homme de 51 ans a approché un agent des services secrets en uniforme en poste autour de l’enceinte de la residence présidentielle et lui a dit qu'il avait une arme.

"Le suspect s'est alors retourné, a couru agressivement vers l'agent tout en retirant un objet de ses vêtements", a déclaré M. Sullivan. "Il s'est ensuite accroupi comme s'il allait tirer avec une arme. L'agent a tiré et l'individu a été atteint au torse".

L'agent et l'homme sur lequel il a tiré ont tous deux été emmenés à l'hôpital.

M. Sullivan n'a répondu à aucune question de la presse. Il n'a pas non plus précisé si l'homme avait effectivement une arme, s'il a tiré, ou pourquoi l’agent a été emmené à l’hôpital.

Auteur: Steve Herman. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original >>

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