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Un incendie à New York fait au moins 12 morts

"C'est le pire incendie que nous ayons vu dans cette ville depuis au moins un quart de siècle", a affirmé le maire de New York.

Douze personnes sont mortes jeudi dans le pire incendie qu'a connu New York depuis des décennies, lorsqu'un feu a éclaté au rez-de chaussée d'un immeuble d'appartements du quartier du Bronx.

"J'ai le triste devoir de vous dire que 12 New-Yorkais sont morts, y compris un enfant d'un an", a déclaré le maire, qui s'est immédiatement rendu sur les lieux du drame.

"Nous risquons de perdre encore des gens", a souligné M. de Blasio au cours d'un point de presse. "Il y a quatre personnes très grièvement blessées qui lutte contre la mort et d'autres blessures sérieuses en plus".

"C'est le pire incendie que nous ayons vu dans cette ville depuis au moins un quart de siècle", a affirmé le maire.

Les pompiers ont réussi à mettre 12 personnes à l'abri mais les fouilles dans l'immeuble se poursuivent, a dit le maire.

"Les gens sont morts à différents étages, et leur âge va de un an à plus de 50 ans", a expliqué le chef des pompiers de New York, Daniel Nigo.

Selon plusieurs médias, deux des personnes décédées ont été retrouvées dans une baignoire remplie d'eau dans laquelle elles semblent avoir essayé de se réfugier pour échapper aux flammes.

L'incendie --qui est maîtrisé-- a éclaté au rez-de-chaussée d'un immeuble de briques de quatre étages, comme il y en a des centaines à New York, aux alentours de 19h00 locales (00h00 GMT) avant de se propager au 2e étage, selon des responsables.

Les causes de l'incendie, qui s'est rapidement propagé à tous les étages du bâtiment qui compte 25 appartements, ne sont pas encore connues.

"Cette tragédie est sans aucun doute historique de par son ampleur", a souligné le chef des pompiers et d'ajouter: "Nous sommes choqués par cette perte".

- Ecole refuge -

Une école qui se trouve non loin du sinistre a été transformée en centre d'accueil d'urgence pour les habitants de l'immeuble alors que le thermomètre affiche des températures glaciales aux alentours de -10 degrés centigrades. Le froid a rendu le travail des pompiers plus difficile.

L'incendie s'est produit non loin du Zoo du Bronx, l'un des endroits les plus prisés de la ville.

Il y a 10 jours, une femme et ses trois enfants sont morts dans l'incendie de leur maison à Brooklyn, un autre quartier de New York.

Et en mars 2007, 10 personnes avaient été tuées --déjà dans le Bronx-- dans l'incendie d'une maison qui abritait deux familles maliennes.

Il s'agissait alors du pire incendie qu'avait connu la ville depuis 1990, à l'exclusion des attentats du 11 Septembre qui avaient coûté la vie à plus de 2.600 personnes.

AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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