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Un imam accusé d'avoir légitimé le jihad en France expulsé vers le Maroc


Des touristes visitent une mosquée historique à Fès, Maroc, 7 février 2016.

L'imam suppléant d'une mosquée proche de Paris, sous le coup d'une procédure pour avoir "légitimé le jihad" dans ses prêches, doit être expulsé vers le Maroc, pays dont il est ressortissant.

Des services de police sont venus chercher mercredi matin à son domicile Mohammed Tlaghi, 50 ans, imam de la mosquée de Torcy, à l'est de Paris. "Il va être reconduit à la frontière en application d'un arrêté d'expulsion et doit prendre un avion pour le Maroc dans la journée", ont précisé les autorités locales.

Un arrêté d'expulsion avait été prononcé en décembre 2017 à l'encontre du quinquagénaire, arrivé en France en 1992 et père d'un garçon de 14 ans né sur le sol français.

Il lui est reproché d'avoir "violé des principes fondamentaux de la République", avait indiqué à l'époque son avocat, Gilles Devers.

La décision des autorités était notamment motivée par des prêches tenus en 2016 et 2017 au cours desquels les deux imams de la mosquée avait "explicitement légitimé le jihad armé en appelant les fidèles à prier pour les jihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l'islam en France et dans le monde".

>> Lire aussi : Une "charte de l'imam" en France pour faire face aux discours radicaux

La mosquée de Torcy, qui pouvait accueillir jusqu'à 500 fidèles, avait fait l'objet d'un arrêté de fermeture administrative en avril 2017, au motif qu'elle était devenue depuis plusieurs années "un lieu de culte où étaient prônées une idéologie radicale ainsi que des incitations au jihad".

L'imam, professeur de mathématiques, avait dans la foulée été suspendu de son poste par l'Education nationale.

Avec AFP

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