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Un groupe jihadiste diffuse une vidéo d'une'otage française au Mali

Sophie Petronin, franco-suisse, enlevée dans la région de Gao le 24 décembre 2016.

Sophie Pétronin, enlevée au Mali fin 2016, est apparue dans une courte vidéo diffusée par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", a annoncé SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste.

La vidéo d'un peu plus d'une minute, que rien ne permet de dater, laisse entendre que l'état de santé de Mme Pétronin, âgée de 75 ans et qui dirigeait une association d'aide aux orphelins, est précaire.

L'otage, enlevée à Gao (nord du Mali) le 24 décembre 2016 par des hommes armés, ne s'exprime pas sur cette vidéo. En voix off, on entend un enregistrement du président français Emmanuel Macron répétant en boucle "Je vous protégerai".

Aucun groupe n'avait revendiqué le rapt, jusqu'à ce qu'en juillet 2017, la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, diffuse une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont Sophie Pétronin.

>> Lire aussi : Paris continuera "d'observer la plus grande discrétion" sur l'otage française enlevée au Mali

"J'ai entendu l'information à la radio ce matin, ma belle-fille m'a prévenu ce matin aussi. Mon fils, qui chapeaute nos contacts avec les autorités, avait été prévenu par le Quai d'Orsay hier soir (jeudi soir)", a déclaré vendredi à l'AFP son mari, Jean-Pierre Pétronin, qui "garde toujours espoir".

"J'espère que cette vidéo est vraie et qu'elle est vivante", a poursuivi M. Pétronin, qui habite en Haute-Savoie (centre-est de la France) et dirige une société en Suisse. "Il y a son âge, elle va avoir 76 ans, en juillet prochain. J'espère que ça va faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

En fin d'année dernière, "mon fils avait eu un contact avec M. (Jean-Yves) Le Drian (ministre des Affaires étrangères, ndlr) qui lui avait assuré que tous les services restaient mobilisés: mais ils sont tellement mobilisés que rien ne se passe !", a déploré le mari de l'otage.

La force française "Barkhane est sur place, avec des hommes, du matériel... Je ne comprends pas qu'on n'arrive pas à dialoguer avec ces gens, les ravisseurs", a ajouté M. Pétronin.

Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils, qui se trouve également en France, a fait état auprès de l'AFP de tensions avec le ministère des Affaires étrangères. "Nous voulons les rencontrer mais pour cela il faut être deux !", a-t-il dit.

>> Lire aussi : Otage française au Mali: la famille "démunie", souhaite "que les choses accélèrent

"Il y a urgence: sur la vidéo, elle est alitée et elle pleure", a souligné M. Chadaud-Pétronin. "C'est un montage satirique qui reprend les propos d'Emmanuel Macron: ils sont dans le pied de nez, ce n'est pas un accusé de réception d'une entame de négociations ! Après le carton jaune de la vidéo de juillet, c'est un carton rouge!", s'est-il exclamé.

Si les autorités "ne veulent pas discuter avec les ravisseurs, c'est leur droit mais qu'ils le disent et assument. Nous, la famille, on ne va pas lâcher l'affaire, on va retourner là-bas pour essayer de retrouver sa trace, avec ou sans aide. Laissez-nous oeuvrer si vous ne voulez rien faire ! Ne lui enlevez pas cette petite lumière qui lui reste", a-t-il conclu, "extrêmement en colère".

Sollicité par l'AFP, le Quai d'Orsay n'avait pas encore réagi vendredi en début d'après-midi..

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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