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Un Français accusé de préparer des attentats pour l'Euro 2016 arrêté en Ukraine

Un policier français lors d'un exercice vers le parc olympique lyonnais, près de Lyon en France le 30 mai 2016.

Un Français qui préparait des attentats contre une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France avant et pendant l'Euro 2016 a été arrêté en mai en Ukraine en possession d'un arsenal de guerre.

L'annonce de l'arrestation en Ukraine d'un Français soupçonné d'avoir voulu commettre des attentats pendant l'Euro-2016 de football a ravivé lundi les craintes pour la sécurité de la compétition, à quatre jours de son coup d'envoi.

Cet homme de 25 ans, arrêté le 21 mai en possession d'un arsenal de guerre, prévoyait "quinze attentats terroristes en France à la veille et pendant le championnat", ont affirmé lundi les services secrets ukrainiens (SBU).

Le jeune homme a, selon le SBU, fait part aux enquêteurs ukrainiens de son opposition à la politique migratoire de la France, à "la diffusion de l'islam" et à "la mondialisation" et aurait voulu viser une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France.

Repéré en décembre 2015 en Ukraine, il a été interpellé à la frontière polonaise après six mois d'enquête, en possession de 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5.000 munitions, ont encore dit les services ukrainiens.

Une enquête a été ouverte en France sur cet homme, inconnu des services de police français. Une perquisition a été menée à son domicile dans l'est du pays, mais elle n'a "rien révélé" hormis un T-shirt portant le sigle d'un groupe d'extrême droite, selon une source policière.

Les enquêteurs français n'ont "rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste" et vont demander "des compléments d'information" aux Ukrainiens, a précisé cette source.

Le parquet antiterroriste n'est pour l'heure pas saisi.

Un "salarié irréprochable"

Le suspect est employé comme inséminateur dans une coopérative agricole. Un agriculteur chez qui il intervenait pour inséminer des vaches, a confirmé à l'AFP un voyage en Ukraine autour de Noël. "Il nous a dit qu'il avait une chérie en Ukraine et qu'il allait de temps en temps chez elle", a ajouté une autre connaissance.

Domicilié à Nant-le-Petit, un village de la Meuse (est) de 80 habitants, l'homme a été décrit comme "agréable, intelligent et sympathique" par la maire du village et comme un "salarié irréprochable" par son employeur. Aucun des témoins interrogés par l'AFP n'a évoqué un profil d'extrême droite.

"Son rêve était de s'installer en Ukraine, d'y construire une ferme", raconte Jean-Jacques Renck, un voisin de son grand-père.

"Il était allé visiter une ferme à New-York et une en Ukraine il y a deux/trois ans", se souvient une autre voisine, Catherine Lenquette, ajoutant qu'il "ne parlait jamais de politique, même après les attentats" en France.

"Carton rouge"

Cette affaire intervient alors que la France est en état d'urgence depuis les attentats jihadistes du 13 novembre à Paris (130 morts). A l'approche de l'Euro-2016, elle a déployé "tous les moyens", selon le président François Hollande, pour écarter le risque d'attentats.

Environ 90.000 policiers, gendarmes et agents de sécurité privés seront ainsi déployés pour sécuriser les stades et fans parks des 10 villes hôtes, qui doivent accueillir sept millions d'amateurs de foot.

Les forces de sécurité se préparent également au défi plus classique du hooliganisme, avec certains matches faisant l'objet d'une surveillance renforcée, notamment les duels Allemagne-Pologne ou Angleterre-Russie.

Elles devront aussi encadrer une manifestation prévue le 14 juin à Paris par les opposants à un projet de réforme du travail qui suscite une fronde dans le pays depuis plus de trois mois.

Les détracteurs du projet de loi du gouvernement socialiste, qu'ils jugent trop libéral, ont appelé lundi les fans de foot à brandir des affichettes "carton rouge à la loi travail" dans les stades, les fans zones ou les bars.

Des conflits plus sectoriels se sont greffés sur cet ample mouvement et menacent de perturber les déplacements des supporteurs pendant l'Euro.

Une grève illimitée des cheminots perturbe significativement le trafic ferroviaire depuis six jours. Sous pression du gouvernement, direction et syndicats ont entamé lundi une ultime séance de négociations pour sortir de la crise.

Autre sujet de préoccupation: les pilotes de la compagnie nationale Air France prévoient de faire grève du 11 au 14 juin.

Dans ce climat de tensions, des inondations ont encore alourdi l'atmosphère la semaine dernière, faisant 4 morts et 24 blessés dans la région parisienne et le centre du pays. La facture globale devrait être de plus d'un milliard d'euros.

La pluie s'est arrêtée ce weekend et le premier Euro de l'histoire à 24 équipes a commencé à prendre tournure avec l'arrivée des premières sélections, notamment roumaine, russe et anglaise.

Avec AFP

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Le Soudan bientôt retiré de la liste noire des États-Unis

La ministre des Affaires étrangères du Soudan, Asma Mohamed Abdalla, et sa délégation quittent le Département du Trésor américain à Washington, États-Unis, le 6 novembre 2019, après des négociations sur le barrage du Grand Ethiopian Renaissance. REUTERS / Siphiwe Sibeko

Donald Trump à ouvert la voie lundi au retrait du Soudan de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, un tournant aussitôt salué par Khartoum qui réclamait la levée de cette lourde sanction en vigueur depuis près de 30 ans.

"Excellente nouvelle! Le nouveau gouvernement du Soudan, qui fait de vrais progrès, a accepté de payer 335 millions de dollars aux victimes américaines du terrorisme et à leurs familles. Une fois versés, je retirerai le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme", a tweeté le président des Etats-Unis, sans préciser de calendrier.

"Merci beaucoup président Trump!", a aussitôt répondu sur Twitter le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. "Nous sommes sur le point de nous débarrasser de l'héritage le plus lourd du régime défunt", a dit celui qui dirige un gouvernement de transition depuis la chute d'Omar el-Béchir en 2019.

L'Union européenne s'est aussi réjouie d'une décision "capitale" qui "renforce l'intégration" du Soudan "dans la communauté internationale et son accès à l’économie mondiale".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué en septembre un projet d'accord prévoyant le versement sur un compte bloqué de ces indemnités soudanaises pour les familles des victimes des attentats perpétrés en 1998 par la nébuleuse jihadiste Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, qui avaient fait plus de 200 morts.

Le Soudan, jadis paria de la communauté internationale pour avoir accueilli le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990, a été condamné à verser de telles indemnisations par la justice américaine.

D'après l'accord, ces fonds ne seront toutefois transférés aux plaignants qu'une fois que le Soudan aura été retiré de la liste noire. Mike Pompeo avait dit le mois dernier que cela interviendrait "très probablement" avant fin octobre.

"Nous exhortons le Congrès à adopter immédiatement la loi nécessaire pour mettre en oeuvre l'accord", a dit Edith Bartley, porte-parole des familles des Américains tués à l'ambassade de Nairobi. "Cet accord ne peut pas être victime des blocages et querelles des élus", a-t-elle estimé, alors qu'une poignée d'influents sénateurs démocrates ont jusqu'ici exprimé leurs réserves.

Parallèlement, Washington a multiplié les pressions pour que Khartoum normalise ses relations avec Israël avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, comme l'ont fait ces dernières semaines les Emirats arabes unis et Bahreïn.

L'administration Trump, sans nier cette demande insistante, assure qu'aucun lien direct n'existe avec la levée des sanctions, mais plusieurs observateurs et médias ont rapporté le contraire.

Lundi, ni la Maison Blanche ni Khartoum n'ont évoqué un éventuel accord israélo-soudanais.

"Paix arabo-israélienne"

Malgré des négociations bien avancées, Abdallah Hamdok avait accusé le 11 octobre les Etats-Unis de mettre en danger la démocratisation de son pays, semblant ainsi s'agacer d'un revirement ou d'un retard américain.

Khartoum assure en effet depuis le mois dernier avoir réuni le montant des indemnités.

Le Soudan est depuis 1993 sur cette liste noire américaine, synonyme d'entrave aux investissements pour ce pays pauvre.

Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l'ex-président démocrate Barack Obama, lorsqu'Omar el-Béchir a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.

La révolution qui a balayé Omar el-Béchir n'a fait qu'accélérer le mouvement.

Les Etats-Unis ont "une fenêtre unique et étroite pour soutenir le gouvernement de transition dirigé par un civil au Soudan, qui s'est enfin débarrassé de la dictature islamiste", avait écrit Mike Pompeo dans une lettre à des sénateurs en septembre.

Les négociations semblent avoir été compliquées, plus récemment, par le dossier israélien.

Abdallah Hamdok avait douché les espoirs américains, en affirmant, lors d'une visite de Mike Pompeo à Khartoum fin août, qu'il n'avait "pas de mandat" pour trancher cette question sensible.

Les tractations se sont néanmoins poursuivies en coulisses avec des positions peut-être moins figées, et de possibles divisions sur ce sujet épineux entre les civils et les militaires.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain au Soudan, avait en effet rencontré en février le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avant de discuter en septembre avec une délégation américaine du "rôle" du Soudan dans "l'avenir de la paix arabo-israélienne".

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Des mesures pour enrayer une deuxième vague du nouveau coronavirus qui pointe timidement

Une personne portant un masque fait du vélo sur la place du Duomo, dans la Lombardie en Italie, après que le gouvernement a introduit de nouvelles mesures restrictives en raison d'une hausse du nombre d'infections par le COVID-19, Italie 19 octobre 2020. REUTERS/Flavio Lo Scalzo

Le nouveau coronavirus qui a déjà infecté plus de 40 millions de personnes et tué près de 1.114.500 dans le monde refait lentement surface après une courte période d'accalmie. Les autorités adoptent des nouvelles mesures pouvant faire craindre un nouveau confinement généralisé.

En Belgique, les cafés et restaurants garderont portes closes pour un mois à compter de ce lundi. La mesure se double d'un couvre-feu entre minuit et 5h du matin. Pareil pour la Slovénie qui va mettre en place un couvre-feu dès demain.

La Suisse interdit les rassemblements publics spontanés de plus de 15 personnes et réglemente les manifestations privées de plus de 15 personnes à compter d’aujourd’hui. Le port du masque devient obligatoire dans les espaces clos accessibles au public.

L'Autriche restreint aussi les rassemblements à six personnes à l'intérieur et à 12 personnes à l'extérieur, à l'exception des cérémonies funéraires.

L'Iran a enregistré lundi 337 décès supplémentaires liés au nouveau coronavirus.

L'Irlande sera le premier pays de l'UE à reconfiner l'ensemble de sa population pour six semaines, à partir de la nuit de mercredi à jeudi, pour faire face à la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi son Premier ministre Micheal Martin. Tous les commerces non essentiels devront fermer et les bars et les restaurants ne pourront servir que de la nourriture à emporter.

Le Pays de Galles instaurera à partir de vendredi un confinement de deux semaines pour tenter de freiner la deuxième vague de la pandémie, introduisant ainsi les restrictions les plus dures au Royaume-Uni.

Le Canada a franchi lundi le cap des 200.000 cas et s'approchait des 10.000 morts, en pleine deuxième vague de coronavirus, selon les chiffres officiels des provinces compilés par plusieurs chaînes de télévision.

La frontière entre les Etats-Unis et le Canada restera fermée aux déplacements non essentiels jusqu'au 21 novembre. Les États-Unis restent le pays le plus touché en nombre de morts et de cas.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, suivi par le Brésil, l'Inde, le Mexique et le Royaume-Uni.

En Afrique du Sud Zweli Mkhize, ministre de la santé, et son épouse sont aussi testés positifs. M. Mkhize est le cinquième membre du gouvernement à attraper le virus.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine Saëb Erakat, 65 ans, infecté par le nouveau coronavirus alors qu'il est atteint de fibrose pulmonaire, est dans un "état critique", a indiqué l'hôpital de Jérusalem où il a été transféré.

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