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Crimes/enquêtes

Un ex-chirurgien inculpé pour viols et agressions sexuelles sur 312 victimes en France

Des militantes féministes manifestent à la suite des nominations du nouveau ministre français de l'Intérieur Gerald Darmanin et de celui de la Justice Eric Dupond-Moretti devant l'église de la Madeleine à Paris, France, le 7 juillet 2020. REUTERS / Gonzalo Fuentes

Un ex-chirurgien, Joël Le Scouarnec, a été inculpé en France pour viols et agressions sexuelles concernant 312 victimes, principalement mineures, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. 

M. Le Scouarnec a été "mis en examen, pour ces 312 faits, commis sur autant de personnes, mineures et majeures", a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur de Lorient (ouest), Stéphane Kellenberger, après avoir détaillé les différents éléments de la procédure. Il s'agit de faits commis entre 1986 et 2014 par l'ex-chirurgien dans plusieurs établissements en France.

Le procureur a également annoncé qu'une information judiciaire est ouverte notamment pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans commis entre 1986 et 2014 par l'ex-chirurgien dans différents établissements, a précisé le magistrat.

Il a aussi annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire contre X du "chef d'abstention volontaire d'empêcher des crimes ou délits contre l'intégrité physique" afin de déterminer si des tiers auraient pu être au courant des actions du chirurgien et se seraient abstenus de les dénoncer.

Sur les 349 victimes potentielles recensées au départ de cette affaire, 312 ont été retenues. Quelque 26 situations notamment ont été prescrites, pour cinq autres les faits sont apparus "impossible à suffisamment caractériser", a expliqué le procureur.

Sur les 312 victimes retenues, 164 sont de sexe masculin, 148 de sexe féminin. 298 ont moins de 20 ans dont 265 moins de 15 ans, selon la même source.

Joël Le Scouarnec, actuellement en détention, doit comparaître à partir du 30 novembre devant la cour d'assises de la Charente-Maritime (ouest) pour d'autres faits qui lui sont reprochés.

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Soudan du Sud: 21 morts lors d'une attaque, à la veille de la visite du pape

Le pape François est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Au moins 21 personnes ont été tuées lors d'une attaque armée jeudi au Soudan du Sud, à la veille de la visite du pape François dans ce pays déchiré par des années de conflit, ont annoncé les autorités locales.

Le souverain pontife, accompagné de Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Eglise anglicane, et de Iain Greenshields, personnalité la plus importante de l'Eglise d'Ecosse, est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Le Soudan du Sud s'apprête à accueillir le pape à son tour
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Les chefs religieux vont tenter de promouvoir la réconciliation et le pardon dans un pays majoritairement chrétien encore confronté à une violence armée chronique à la suite d'une sanglante guerre civile, qui a fait 380.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Des éleveurs armés ont tué jeudi 21 civils lors d'une attaque dans le comté de Kajo-Keji, dans le sud du pays, ont indiqué jeudi dans un communiqué les responsables du comté, condamnant "de la manière la plus forte possible l'attaque (...) et le massacre de civils innocents dans un acte de vengeance barbare".

Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, s'est dit "horrifié" par cette attaque. "C'est une histoire trop souvent entendue à travers le Soudan du Sud. J'appelle à nouveau à une voie différente: pour que le Soudan du Sud se rassemble en faveur d'une paix juste", a-t-il posté sur Twitter jeudi.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011 après des décennies de lutte avec le Soudan, à majorité musulmane. Le pays a plongé en 2013 dans une guerre civile dévastatrice de cinq ans opposant Salva Kiir à Riek Machar. Les armées des deux camps sont accusées de crimes de guerre.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), les États-Unis et d'autres missions étrangères ont fait part cette semaine de leur inquiétude quant à une possible résurgence des combats dans la région du Nil supérieur.

Dans cette région du nord du pays, des milliers de civils ont cherché ces derniers mois protection dans les bases de l'ONU, fuyant les violences armées.

Assassinat du journaliste Martinez Zogo: "plusieurs arrestations" au Cameroun

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale

Plusieurs personnes ont été arrêtées au Cameroun, "fortement suspectées" d'être impliquées dans le meurtre d'un journaliste enlevé puis "assassiné" après avoir été manifestement torturé mi-janvier, a annoncé jeudi la présidence.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale Yaoundé devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

M. Biya a ordonné "une enquête mixte gendarmerie-police" sur l'"assassinat" de Martinez Zogo et "les investigations ont, à ce jour, permis l'arrestation de plusieurs personnes dont l'implication dans ce crime odieux est fortement suspectée. D'autres restent recherchées", a indiqué jeudi dans un communiqué le ministre d'Etat et secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

"Les auditions en cours et les procédures judiciaires qui s'ensuivront permettront de circonscrire le degré d'implication des uns et des autres et d'établir l'identité de toutes les personnes impliquées", promet-il. Le communiqué ne livre aucun détail supplémentaire. Le meurtre de Martinez Zogo avait suscité une forte émotion au Cameroun mais aussi à l'étranger

Dans un tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, font part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles déplorent notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

RDC: un enfant albinos tué, son corps retrouvé sans tête ni jambes

ARCHIVES - Des policiers à Goma, Nord-Kivu, DRC, 29 décembre 2018.

Un petit garçon albinos de 5 ans a été tué par des inconnus et son corps retrouvé sans tête ni jambes, mercredi dans l'est de la République démocratique du Congo, vraisemblablement victime des pratiques occultes visant les albinos dans certains pays d'Afrique, a-t-on appris de sources locales.

"Nous condamnons et déplorons ce nouveau cas de meurtre d'un albinos de 5 ans, qui a été enlevé (mardi soir) par des bandits armés pour des motifs inavoués", a déclaré jeudi à l'AFP Archimède Karhebwa, administrateur assistant du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, où a été commis ce meurtre.

"L'enfant a été retrouvé mort, sans tête ni jambes, dans la brousse le lendemain dans la matinée", a-t-il ajouté, assurant que "des mesures sont prises pour que pareil cas ne se répète pas à Kalehe".

"Depuis 2009, 18 albinos ont été tués dans des telles circonstances, 10 tombes d'albinos profanées et il y a eu 22 tentatives d'enlèvement d'albinos au Sud-Kivu", a déploré Juvénal Lushule, coordonnateur de l'Apia, association des personnes albinos de la province.

"Ce cas récent nous écoeure et ne nous surprend pas, parce que nous avons toujours été victimes de ces barbaries", a poursuivi M. Lushule, en demandant aux autorités protection et enquêtes.

En RDC et dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne, les albinos sont cibles d'attaques. Des parties de leur corps sont vendues pour des rituels de sorcellerie censés apporter richesse et pouvoir. L'albinisme est une affection génétique héréditaire qui cause une absence totale de pigmentation de la peau, des cheveux et des yeux.

Un bureau de la commission électorale et un commissariat attaqués au Nigeria

Les Nigérians doivent désigner le 25 février le successeur du président Muhammadu Buhari. (photo d'illustration)

Des hommes lourdement armés ont attaqué mercredi un bureau de la Commission électorale et un poste de police dans le sud-est du Nigeria, tuant un adolescent et en blessant un autre, à trois semaines de l'élection présidentielle, a-t-on appris jeudi de sources officielles.

Les Nigérians doivent désigner le 25 février le successeur du président Muhammadu Buhari, ancien général qui ne se représente pas après deux mandats qui n'ont pas permis de juguler les graves problèmes sécuritaires qui minent le pays: violente insurrection jihadiste dans le nord-est, tensions séparatistes dans le sud, criminalité en hausse dans le nord-ouest et le centre.

Mercredi matin, des hommes arrivés à bord de quatre voitures et notamment armés "d'engins explosifs improvisés" ont attaqué un bureau de la Commission électorale (Inec), un poste de police et un bâtiment résidentiel attenant au commissariat, selon un communiqué de la police de l'Etat d'Anambra (sud-est). "Malheureusement, un garçon âgé de 16 ans, parent d'un policier en service, a été tué par les hommes armés, tandis qu'une adolescente âgée de 15 ans a été blessée par balle", précise le communiqué.

La jeune fille a été emmenée à l'hôpital où elle est actuellement soignée. Le batiment de la Commission a été "considérablement endommagé", selon un communiqué signé du président de l'Inec, Festus Okoye.

Du matériel électoral en vue des élections présidentielle et législatives a été détruit, notamment "729 urnes" et "243 cabines de vote". Cependant, les cartes d'électeurs qui n'avaient pas encore été récupérées par leurs propriétaires et étaient gardées dans une armoire ignifugée n'ont pas été détruites, précise le communiqué.

L'Inec a récemment mis en garde contre la menace d'une intensification des violences pendant la campagne électorale, ajoutant qu'elle avait recensé au moins 50 attaques depuis son lancement il y a près de deux mois. Bien qu'aucun groupe n'ait revendiqué cette nouvelle attaque, le sud-est du Nigeria a été le théâtre d'un grand nombre d'attaques attribuées au Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob).

L'Ipob, qui cherche la renaissance d'un Etat séparé pour l'ethnie igbo, a nié à plusieurs reprises toute responsabilité dans ces violences. Selon les médias locaux, plus de 100 policiers et autres agents de sécurité ont été tués depuis le début de l'année dernière dans des attaques ciblées.

Dix-huit candidats briguent la succession de M. Buhari, dont Bola Tinubu du Congrès des progressistes (APC, au pouvoir), Atiku Abubakar du Parti démocratique populaire (PDP), et Peter Obi du parti travailliste (LP).

Six enseignants arrêtés au Kenya pour avoir forcé des élèves à simuler des scènes de sexe

ARCHIVES - Une salle de classe dans le quartier de Kibera, à Nairobi, au Kenya, le 10 mai 2021.

Six enseignants ont été arrêtés au Kenya après la diffusion d'une vidéo montrant des élèves du primaire contraints de simuler des scènes de sexe en guise de punition, a annoncé mardi la police, un incident qui a provoqué un tollé.

Dans une vidéo de 29 secondes devenue virale, quatre garçons en uniforme scolaire simulent des actes sexuels sous un arbre dans la cour de l'école, sous le regard des enseignants. On entend en arrière-fond les six enseignants bavarder et éclater de rire lorsqu'un enfant torse nu essuie des larmes sur son visage.

La police a indiqué que la vidéo "exposant des élèves à des actes indécents" a été enregistrée à Nyamache, une localité rurale située à quelque 300 km à l'ouest de la capitale Nairobi. Six enseignants, cinq femmes et un homme, ont été arrêtés et "contribuent à l'enquête", a indiqué la police dans un rapport consulté par l'AFP. Ils seront poursuivis pour des chefs d'accusation appropriés, a-t-elle ajouté.

Cet incident a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux dans ce pays largement conservateur.

Le ministre de l'Education Ezekiel Machogu a indiqué qu'une procédure disciplinaire allait être engagée contre les enseignants et qu'ils seraient renvoyés s'ils étaient jugés coupables.

Selon la loi kényane sur les délits sexuels, une personne reconnue coupable d'avoir contraint une autre à se livrer à un acte indécent encourt une peine d'emprisonnement d'au moins cinq ans.

Au-delà de cet incident, les conditions de vie des élèves au Kenya font régulièrement l'objet de vifs débats, que ce soit sur la pertinence ou non des châtiments corporels, officiellement interdits par la loi en 2001, ou plus récemment sur la durée des journées de cours.

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