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Un Emirati soupçonné d'espionnage tué en détention en Libye


Les forces de sécurité libyennes fouillent le lieu où une bombe a explosé près de la résidence de l’ambassadeur iranien à Tripoli, 22 février 2015.

Le procureur général a annoncé l'assassinat d'un Emirati arrêté en 2015 à Tripoli et soupçonné d'espionnage. Selon lui, l'homme a été tué dans son lieu de détention préventive dans la capitale libyenne par un agent des services de renseignement libyens.

"Un des membres du renseignement libyen a tué le ressortissant émirati avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré Seddiq Es-Sour lors d'une conférence de presse, sans préciser la date ou les circonstances des faits ni l'identité de la victime.

M. Es-Sour avait annoncé en novembre 2015 l'arrestation de l'Emirati en précisant qu'il faisait partie de "la police de Dubaï" et effectuait sa troisième visite en Libye depuis 2012. Il était en attente de procès.

"Il prétend être un homme d'affaires et ne plus avoir de liens avec la police de Dubaï mais les agents des services de renseignement ont trouvé dans son portable des photos d'endroits sensibles à Tripoli, dont une vidéo de l'ambassade turque", avait alors indiqué le procureur.

La police de l'émirat de Dubaï avait nié tout lien avec cet homme, affirmant qu'il était un ancien sergent licencié cinq ans auparavant.

Au moment de l'arrestation, Tripoli était dirigée par la coalition de milices Fajr Libya qui accusait les Emirats arabes unis de soutenir leur rival, le controversé maréchal Khalifa Haftar, basé dans l'est du pays.

Le gouvernement mis en place par Fajr Libya avait été écarté en mars 2016 après l'entrée en fonction d'un gouvernement d'union nationale soutenu par l'ONU, qui peine toujours à asseoir son autorité dans le pays, y compris à Tripoli.

Des dizaines de milices ont pris en charge la plupart des services de sécurité et d'ordre public en Libye, pays plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi à l'automne 2011.

Avec AFP

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