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Un des fils de l'ex-président malien IBK visé par une "notice rouge" d'Interpol

Karim Keita assiste à la présentation de quatre nouveaux avions d'attaque légers turbopropulsés "Super Tucano" à la base aérienne militaire de Bamako, le 11 juillet 2018.

L'ancien député malien Karim Keïta, fils aîné de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita renversé en 2020 par un coup d'Etat, fait depuis lundi l'objet d'un mandat d'arrêt international dans le cadre d'une enquête sur la disparition d'un journaliste en 2016.

Interpol, l'organisme international de coopératoin policière basé à Lyon (France), a émis une "notice rouge" à la demande d'un juge d'instruction du tribunal de grande instance de la commune IV de Bamako, la capitale malienne, a dit une source proche de l'enquête s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'existence de cette notice --qui n'apparaissait pas sur le site officiel d'Interpol lundi soir-- visant Karim Keïta a été confirmée à l'AFP par un responsable du bureau de représentation d'Interpol au Mali ayant également requis l'anonymat.

Karim Keïta a trouvé refuge à Abidjan après le coup d'Etat militaire qui a renversé son père en août 2020.

L'enquête qui le vise concerne la disparition d'un journaliste d'investigation âgé d'une cinquantaine d'années, Birama Touré, qui travaillait pour l'hebdomadaire de Bamako Le Sphinx. Il n'a plus été vu depuis le 29 janvier 2016, selon sa famille et le directeur de la publication, Adama Dramé.

Ces derniers disent craindre qu'il ait été enlevé, torturé et tué après plusieurs mois de détention.

Le directeur du Sphinx avait affirmé en 2018 que son ex-reporter avait auparavant approché Karim Keïta à propos d'un dossier qu'il présentait comme compromettant pour le fils du président.

Estimant avoir été diffamé par le Sphinx, Karim Keïta, qui a toujours fermement démenti toute implication dans la disparition du reporter, avait porté plainte en 2019 pour diffamation contre le directeur de la revue et contre un journaliste d'une radio privée de Bamako qui lui avait ouvert son antenne.

Cette plainte en diffamation avait toutefois été jugée irrecevable pour des questions de forme par la justice malienne. Le directeur du Sphinx, craignant pour sa sécurité, a pour sa part trouvé refuge en France.

- Disparu des radars -

Considéré par de nombreux Maliens comme personnifiant la corruption du régime d'Ibrahim Boubacar Keïta, Karim Keïta avait disparu des radars lors du coup d'Etat du colonel Assimi Goïta le 18 août 2020.

Il était réapparu quelques jours plus tard en Côte d'Ivoire.

Elu député en 2013, l'année de l'arrivée au pouvoir de son père, et réélu en 2020, Karim Keïta avait démissionné de la puissante présidence de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale quelques semaines plus tôt, au plus fort de la contestation contre son père.

Des manifestants avaient utilisé sous forme de posters des images le montrant lors de joyeuses fêtes à l'étranger avec des amis, en compagnie de jeunes femmes peu vêtues, pour le présenter comme un personnage aux moeurs légères pouvant se payer du bon temps alors que son pays souffrait.

Karim Keïta avait assuré qu'il n'avait pas été chargé de la liste des invités et que ce déplacement privé n'avait rien coûté au contribuable.

Détenu par la junte pendant plus de deux semaines, "IBK", 76 ans, avait ensuite été autorisé à recevoir des soins aux Emirats arabes unis. De retour fin octobre à Bamako, l'ex-président réside depuis lors dans sa villa avec sa famille, selon le nouveau pouvoir, qui se refuse à indiquer clairement s'il est libre ou non de ses mouvements.

- Un pays en transition -

Après leur coup, les colonels putschistes s'étaient engagés sous la pression internationale à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.

Mais le 24 mai dernier, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort de la transition, avait foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président et le Premier ministre.

Proclamé président de la transition par la Cour constitutionnelle, il a promis de respecter les échéances électorales.

Il s'est choisi un nouveau Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, issu des rangs du mouvement ayant mené la contestation anti-IBK.

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises.

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Tir mortel d'Alec Baldwin: un "certain laisser-aller" régnait sur le tournage selon le shérif

Des agents de sécurité se tiennent à l'entrée du plateau de tournage du film Rust durant lequel la directrice de la photographie a été tuée, à l'extérieur de Santa Fe, Nouveau-Mexique, le 22 octobre 2021.

L'assistant réalisateur du film "Rust" a reconnu qu'il n'avait pas vérifié l'arme avec laquelle Alec Baldwin a tué accidentellement la directrice de la photographie du tournage, où "un certain laisser-aller" régnait en matière de sécurité, selon le shérif supervisant l'enquête. 

Les responsabilités n'ont pas encore été établies mais des poursuites pénales contre l'acteur Alec Baldwin, également producteur exécutif du western à petit budget, ne sont toutefois pas exclues, a déclaré mercredi la procureure de Santa Fe (Nouveau-Mexique), Mary Carmack-Altwies, lors d'une conférence de presse.

Aucune arrestation n'a eu lieu à ce stade et les auditions des témoins qui se trouvaient au ranch de Bonanza Creek, où Halyna Hutchins été mortellement touchée le 21 octobre, se poursuivent.

Outre Alec Baldwin, d'autres protagonistes du drame pourraient également être mis en cause par la justice, comme l'assistant réalisateur Dave Halls, qui avait remis l'arme à l'acteur pour la répétition d'une scène et a reconnu ne pas l'avoir vérifiée avant le drame.

"Je pense qu'il y avait un certain laisser-aller sur ce plateau et je pense qu'il y a des questions sur lesquelles l'industrie (du cinéma) et peut-être l'Etat (du Nouveau-Mexique) doivent se pencher", a lancé le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.

Selon plusieurs témoins, Dave Halls avait annoncé à Alec Baldwin que l'arme était "froide", ce qui signifie dans le jargon du cinéma que le revolver est vide et inoffensif.

- Cartouches "factices" ? -

L'armurière du tournage, Hannah Gutierrez-Reed, 24 ans, pourrait aussi avoir à rendre des comptes.

Sur un film, l'armurier est responsable des armes utilisées lors des différentes prises et doit s'assurer en permanence qu'elles ne présentent pas de danger pour l'équipe. Les armes à feu sont censées être gardées sous clef lorsqu'elles ne sont pas utilisées.

Selon les dépositions recueillies par les enquêteurs, Hannah Guttierez-Reed a affirmé qu'elle avait placé en sûreté les revolvers devant être utilisés pour la répétition d'Alec Baldwin lorsque l'équipe a quitté le plateau pour la pause-déjeuner, mais pas les munitions.

Dave Halls a de son côté témoigné que l'armurière lui avait montré l'arme apportée sur le plateau après la pause et dit se souvenir avoir vu trois cartouches "factices" dans le barillet. "Il admet qu'il aurait dû toutes les vérifier mais ne l'a pas fait", écrit un enquêteur dans son rapport.

Or les perquisitions menées sur le tournage ont abouti à la saisie de 500 cartouches, factices ou à blanc, parmi lesquelles semblent aussi se trouver des munitions réelles, ce qui doit encore être confirmé par des analyses de police scientifique, a dit le shérif.

La balle mortelle, qui a fini sa course dans l'épaule du réalisateur Joel Souza, blessé lors du tir, va également être expertisée.

Les balles réelles sont totalement proscrites sur un tournage par les règles très strictes en vigueur dans l'industrie du cinéma, précisément pour éviter ce genre d'accident.

"Nous allons déterminer comment (ces munitions réelles) sont arrivées sur le tournage, pourquoi elles étaient là, parce qu'elles n'auraient pas dû s'y trouver", a souligné le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.

Les enquêteurs n'y ont pas fait référence mais le site spécialisé The Wrap affirme, citant des sources proches du tournage, que certains membres de l'équipe avaient utilisé le revolver en cause pour tirer à balles réelles sur des canettes de bière quelques heures seulement avant l'accident.

La procureure Mary Carmack-Altwies a insisté sur le fait qu'il était trop tôt pour établir les responsabilités de chacun et formuler les accusations qui pourraient en découler.

"Nous ne pouvons pas dire s'il y a eu négligence et si oui de la part de qui, ni combien de personnes sont impliquées. Nous n'avons aucune certitude à ce stade", a-t-elle déclaré.

Enfants abandonnés au Texas: la mère et son compagnon arrêtés

Gloria Y. Williams, 35 ans, et son petit ami, Brian Coulter, 31 ans, sont arrêtés deux jours après que les trois enfants de Gloria ont été retrouvés abandonnés et vivant dans la misère dans un appartement de Houston, au Texas, avec les restes squelettique

La police du Texas a arrêté une mère de 35 ans, accusée d'avoir abandonné ses quatre enfants depuis plusieurs mois, et son compagnon, soupçonné du meurtre de l'un des garçons en 2020, a annoncé mardi soir le shérif local.

Dimanche, les trois enfants avaient été découverts livrés à eux-mêmes depuis des mois, dans un appartement sans électricité, avec le cadavre de leur frère. Ils étaient nourris par des voisins.

C'est le plus âgé des trois enfants, un adolescent de 15 ans, qui avait prévenu la police "que son frère de 9 ans était décédé depuis un an et que son corps se trouvait dans la chambre près de la sienne".

Le compagnon de la mère, Brian Coulter, 31 ans, a été inculpé pour le meurtre de ce garçon mort en 2020 à l'âge de 8 ans.

La mère, Gloria Y. Williams, a été inculpée pour blessure sur enfant par omission, défaut de soins médicaux et de supervision.

Ed Gonzalez, le shérif du comté de Harris, qui englobe la grande ville texane de Houston, a indiqué sur Twitter que d'autres charges devraient être retenues par la suite.

Selon le shérif, les parents n'habitaient "vraisemblablement pas dans l'appartement depuis plusieurs mois".

La situation est "horrible, tragique" pour ces trois enfants qui "vivaient dans des conditions assez déplorables", avait ajouté Ed Gonzalez lors d'une conférence de presse au moment de la découverte des faits.

L'aîné "faisait de son mieux pour prendre soin des autres", ses deux petits frères de 7 et 10 ans, avait-il encore précisé.

Mais les deux plus jeunes ont "semblé souffrir de dénutrition et montré des signes de blessures physiques".

En mai 2020, trois des enfants avaient cessé d'aller à l'école. Une procédure pour absences scolaires avait été engagée contre la mère dès 2019, puis abandonnée à cause de la pandémie de Covid-19.

Les trois frères sont maintenant pris en charge par les services de protection de l'enfance.

Procès Thomas Sankara: le premier accusé plaide coupable à la barre

Des personnes assistent à l'ouverture du procès des auteurs présumés de l'assassinat de Thomas Sankara à Ouagadougou, le 11 octobre 2021

Au Burkina Faso, le procès des assassins présumés de Thomas Sankara et 12 de ses compagnons se poursuit. Le premier accusé, Yamba Élisé Ilboudo, un chauffeur militaire au moment des faits, a plaidé coupable mais nie toute implication.

Yamba Élisé Ilboudo, 62 ans, était au moment des faits un soldat de rang. Cet accusé est l’une des pièces maîtresses du dossier car ayant conduit une partie du commando implique dans l'assassinat, le 15 octobre 1987, de Thomas Sankara et ses compagnons.

A la barre, Yamba Elisé Ilboudo est formel. Il n’a rien fait au Conseil de l’Entente ce jour-là. Il est resté dans son véhicule et a assisté à la scène macabre.

"C’est le seul qui a dit un certain nombre de choses. C’est lui qui a même permis à la procédure d’avancer", a déclaré Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara.

Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara, Ouagadougou le 26 octobre 2021 (VOA/Lamine Traoré)
Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara, Ouagadougou le 26 octobre 2021 (VOA/Lamine Traoré)

La veuve de l'ancien chef de l'État, Mariam Sankara, affirme que les parties civiles ne cherchent que la manifestation de la vérité.

"Le souhait est qu’il dise la vérité pour qu’on puisse connaître ce qui s’est passé", a affirmé l'ancienne première dame.

En plus de Yamba Elisé Ilboudo, on compte 11 autres accusés dont le général Gilbert Diendéré qui purge déjà une peine de 20 ans de prison pour tentative de coup d’Etat en 2015.

L'ancien président Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando sont deux principaux accusés absents à ce procès.

Affaire Thomas Sankara: le chauffeur au moment des faits à la barre
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Un livre pour mettre fin aux exactions de la police au Kenya

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Un élève tué et deux autres blessés lors d'une opération de police à Brazzaville

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