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Un critique du président brièvement arrêté pour insulte au Zimbabwe


Le président Emmerson Mnangagwa prononce un discours à Bulawayo le 23 juin 2018.

La police zimbabwéenne a brièvement arrêté un critique connu d'Emmerson Mnangagwa pour avoir écrit sur les réseaux sociaux que le nom du président récemment réélu du pays était "généralement associé au mal et aux actes diaboliques".

Placé en garde à vue mercredi, Munyaradzi Shoko a été remis en liberté jeudi après avoir été présenté à un tribunal qui a abandonné les charges qui pesaient contre lui, a déclaré à l'AFP Kumbirai Mafunda, un porte-parole de l'ONG Avocats du Zimbabwe pour les droits de l'Homme.

"Au tribunal aujourd'hui, ils ont abandonné les accusations de nuisance criminelle et violence publique", a dit M. Mafunda.

Outre pour son commentaire publié sur Facebook, M. Shoko, à la tête d'une association d'enfants d'anciens combattants, était aussi poursuivi pour sa participation à une manifestation exigeant la publication anticipée des résultats des récentes élections générales.

L'armée avait ouvert le feu sur ce rassemblement le 1er août à Harare, tuant au moins 6 personnes.

Au pouvoir depuis la chute de Robert Mugabe en novembre, M. Mnangagwa a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 juillet, crédité officiellement de 50,8% des voix contre 44,3% à son rival de l'opposition Nelson Chamisa.

Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC) de M. Chamisa a requit l'annulation pour fraude de ces résultats devant la Cour constitutionnelle, qui doit se prononcer vendredi.

Le MDC accuse le gouvernement et les forces sécurité d'avoir arrêté nombre de ses partisans depuis l'élection.

Longtemps proche de M. Mugabe avant de tomber en disgrâce, M. Mnangagwa est accusé par ses détracteurs d'avoir été un des exécutants de sa politique autoritaire.

Avec AFP

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