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La justice face à une élection contestée du président Mnangagwa

Les partisans du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Nelson Chamisa, brûlent une bannière électorale avec le visage du président Emmerson Mnangagwa, à Harare, au Zimbabwe, le 1er août 2018.

La Cour constitutionnelle du Zimbabwe a commencé à examiner une requête de l'opposition visant à annuler l'élection du président sortant Emmerson Mnangagwa, un recours qui semble toutefois avoir peu de chances d'aboutir malgré les accusations de fraude.

Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC) accuse le parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1980, la Zanu-PF, d'avoir truqué le scrutin du 30 juillet, le premier depuis la chute de Robert Mugabe il y a huit mois.

Installé à la tête du pays en novembre par l'armée et la Zanu-PF, M. Mnangagwa l'a officiellement emporté avec 50,8% des suffrages et évité de peu un second tour face à son rival du MDC, Nelson Chamisa, crédité de 44,3% des voix.

Dans une salle d'audience pleine à craquer en présence des avocats des nombreuses parties au dossier, le président de la plus haute instance juridique du Zimbabwe, Luke Malaba, a ouvert les débats peu après 08h00 GMT en fixant les règles du jeu.

"Chaque doit respecter les règles de ce tribunal. Vous disposez de vingt minutes pour présenter vos arguments", a-t-il dit.

Au coeur de la capitale Harare, le siège de la Cour constitutionnelle a été placé sous haute sécurité, protégé notamment par des canons à eau de la police.

"Pour nous, c'est je jour J", a déclaré à la presse un dirigeant du MDC, Morgan Komichi, en arrivant au tribunal. "Nous disposons de tous les éléments pour prouver que notre demande est justifiée: c'est notre parti qui a gagné les élections", a-t-il plaidé.

"Notre équipe est prête à défendre votre vote et votre victoire", a renchéri sur Twitter M. Chamisa.

Le chef de l'Etat a plusieurs rejeté les arguments de son adversaire. "J'ai gagné ce procès avant même qu'il ne commence", a-t-il plastronné le week-end dernier. "Ce scrutin a été jugé libre et honnête", a-t-il poursuivi, "pourquoi voulez-vous que je perde ?"

Depuis novembre, cet ancien proche de Robert Mugabe a promis de tourner le dos à son régime autoritaire et corrompu et de relancer l'économie d'un pays au bord de la faillite.

De fait, la campagne électorale est apparue plus ouverte que lors des scrutins précédents, systématiquement entachés de violences et d'intimidations du pouvoir contre ses adversaires.

"Dossier vide"

Mais la sanglante répression par l'armée d'une manifestation de l'opposition dans les rues de Harare deux jours après le scrutin, qui s'est soldée par six morts, a ravivé le spectre du passé. Tout comme les accusations du MDC, qui affirme avoir enregistré une longue liste d'irrégularités le 30 juillet.

Les observateurs internationaux ont pour la plupart accordé leur onction au déroulement du scrutin.

Seuls ceux de l'Union européenne ont relevé une "inégalité des chances" entre le sortant et ses rivaux, notamment en matière d'accès aux médias.

Un des avocats de la Zanu-PF a balayé toutes les critiques.

"Comme il est impossible de ranimer un cheval mort, il y a aucune chance que le meilleur avocat du monde gagne un procès avec un dossier vide", a raillé Patrick Chinamasa. "Je demande à tout ceux qui ont voté Chamisa d'accepter avec dignité leur défaite pour que le pays puisse aller de l'avant".

L'audience de mercredi est diffusée en direct par la télévision publique zimbabwéenne. Les neuf juges de la plus haute instance juridique du pays doivent rendre leur verdict d'ici à vendredi.

A en croire les experts, il y a peu de chance pour qu'ils se rangent aux arguments de l'opposition.

"Leur verdict est éminemment prévisible, il n'y a absolument aucune chance pour qu'ils invalident les résultats de l'élection", a pronostiqué à l'AFP Derek Matyszak, expert juridique à l'université du Zimbabwe, "la justice est considérée comme partisane".

La Cour peut confirmer les résultats, les invalider et appeler à un nouveau scrutin ou ordonner un recomptage des voix.

La requête du MDC a déjà provoqué le report de la cérémonie d'investiture du président Mnangagwa, initialement prévue le 12 août. Si la Cour confirme sa victoire, elle doit se tenir dans les quarante-huit heures qui suivent sa décision.

Avec AFP

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L'hélicoptère disparu retrouvé par l'armée, aucun survivant

Un hélicoptère de l'armée française dans la région du Sahel, le 1er novembre 2017.

L'armée tchadienne a retrouvé les débris d'un hélicoptère disparu il y a plus d'une semaine dans le nord du Tchad ainsi que les corps des quatre occupants, a indiqué vendredi le porte-parole de l'armée, le colonel Azem.

"Les recherches entreprises par les forces terrestres ont permis de localiser l'épave de l'hélicoptère à environ 70 km au sud-ouest de Faya Largeau dans le nord du Tchad", a-t-il indiqué à l'AFP.

"Les quatre membres d'équipage sont morts", a-t-il annoncé.

A bord de l'hélicoptère, se trouvaient trois Tchadiens et un Biélorusse, avait indiqué jeudi à l'AFP une source proche de l'armée de l'air tchadienne.

L'appareil porté disparu est un Mi-17, un hélicoptère de transport russe, mis en service au début des années 1980.

"Une enquête a été diligentée pour identifier les causes de ce crash", a ajouté le porte-parole.

Selon une source militaire, les corps des quatre membres d'équipage devaient arriver vendredi après-midi à N'Djamena.

Depuis plusieurs mois, l'armée est déployée dans l'extrême-nord du Tchad, dans le Tibesti, théâtre d'affrontements récurrents avec des orpailleurs.

Des hélicoptères Mi-17 de l'armée ont été utilisés au cours au cours de ces affrontements, à Miski notamment.

Le nord du Tchad, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région volatile du Sahel, désertique et peu habitée. Plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen voisin.

Fin janvier, des rebelles tchadiens sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l'avancée de la colonne.

Boko Haram tue huit personnes dans le sud-est près du Nigeria

Des soldats dans le camps militaire de Bosso, dans la région du Niger, près des combats contre Boko Haram, le 17 juin 2016.

Huit civils ont été tués jeudi soir dans une attaque d'éléments du groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans la commune de Gueskérou, dans le sud-est nigérien près du Nigeria, a indiqué vendredi un élu local.

"Huit personnes, dont une femme, ont été tuées par Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi à Karidi, dans la commune de Gueskérou", a confirmé à l'AFP un élu de Diffa, la région nigérienne voisine du berceau de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Cet élu n'a pas précisé les circonstances de l'attaque qu'il a attribuée aux "terroristes de Boko Haram".

L'attaque a été menée "aux environs de 21H30 locales (20H30 GMT)" et a également occasionné "plusieurs blessés", selon une ONG locale.

Elle coïncide avec l'arrivée jeudi à Diffa de Mohamed Mouddour, le nouveau gouverneur de la région nommé le 8 mars, en remplacement de Mahamadou Bakabé en poste depuis avril 2018.

Les raids de Boko Haram deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diffa, riveraine du bassin du Lac Tchad, un repère des islamistes nigérians, à cheval entre le Niger, le Nigeria et le Tchad.

Le 9 mars, sept membres des forces armées nigériennes ont péri dans une attaque du groupe jihadiste nigérian près de Gueskérou.

Le 16 février, sept soldats avaient déjà été tués après l'attaque de leur position par Boko Haram à Chétima Wangou, un village très proche de la frontière nigériane. L'armée du Niger qui multiplie ses offensives assure avoir tué "33 terroristes" de Boko Haram le 12 mars lors d'une "vaste opération de ratissage" où elle a récupéré un "véhicule blindé" et un important stock d'armes et de munitions auprès des "terroristes".

Fin 2018, elle avait affirmé avoir tué "plus de 200 terroristes" dans une première offensive d'envergure terrestre et aérienne. Mais Niamey qui juge "la situation sécuritaire toujours fragile" dans cette zone a prorogé, en début de semaine, "de trois mois l'Etat d'urgence" instauré depuis 2015.

23 soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Des soldats tchadiens patrouillent dans la région du Tibesti, près de Bardai, au Tchad, le le 28 mars 1999.

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon une source militaire.

"Aux environs d'une heure du matin, des éléments de Boko Haram ont attaqué la position de l'armée tchadienne, tuant 23 militaires", a indiqué à l'AFP cette source.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad, a précisé cette source à l'AFP.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

Les éléments de Boko Haram, venus du Niger, ont réussir à fuir "emportant avec eux du matériel militaire".

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Les Algériens restent mobilisés

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