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États-Unis

Un condamné à mort du Tennessee veut la chaise électrique et non une injection létale

Des officiers patrouillent devant un prison en Pennsylvanie, le 13 janvier 2017.

Un Américain, condamné à mort pour un double meurtre, a saisi la Cour suprême pour empêcher son exécution par l'injection d'un cocktail létal controversé, après s'être vu refuser le droit de mourir sur la chaise électrique.

Edmund Zagorski, 63 ans, avait été condamné à la peine capitale en 1984 pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue.

Lundi, il a demandé à mourir par électrocution, mais les services correctionnels du Tennessee ont rejeté sa requête.

Ses défenseurs ont donc saisi en urgence la plus haute juridiction du pays pour obtenir un report de l'exécution prévue jeudi.

"Il est inadmissible que l'état refuse au prisonnier de choisir la méthode de son exécution qui est un droit légal", a estimé une de ses avocates Kelley Henri.

Dans le Tennessee, les personnes condamnées à la peine capitale avant 1999 ont le droit de choisir entre les deux méthodes.

Mais elles doivent le faire au plus tard deux semaines avant l'exécution, selon les services correctionnels de l'Etat.

Selon Mme Henri, le détenu a tardé à faire connaître son choix parce qu'il attendait une décision sur un recours intenté pour faire invalider l'usage de trois drogues, dont le puissant sédatif midozolam à l'efficacité controversé, pour les exécutions dans le Tennessee.

Or, la Cour suprême de cet Etat a rejeté cette demande lundi seulement et sa décision "a forcé Edmund Zagorski à choisir entre deux méthodes de mise à mort totalement barbares", estime Mme Henri.

Selon elle, l'injection létale est une vraie "torture", et cause "10 à 18 minutes d'une sensation de noyade, d'étouffement et de vive brûlure", alors que la chaise électrique, si elle est bien utilisée tue en "15 à 30 secondes".

Le Tennessee est l'un des neuf Etats qui continuent d'autoriser le recours à la chaise électrique. Mais dans les faits, elle n'a été utilisée que pour 14 exécutions sur près de 900 dans tout le pays depuis 2000, et n'a pas servi depuis 2013.

Cet Etat du sud, qui n'avait procédé à aucune exécution depuis 2009, a utilisé le même cocktail létal en août pour tuer un homme reconnu coupable du viol et du meurtre d'une enfant en 1986.

Avec AFP

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Trump ira en Corée du Sud après le G20

Le président Donald Trump s’adresse aux journalistes à la Maison-Blanche à Washington, le 22 juin 2019, avant d’embarquer dans Marine One pour le voyage à Camp David, dans le Maryland.

Le président américain Donald Trump se rendra ce week-end en Corée du Sud, après le sommet du G20, pour s'entretenir avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in des négociations sur le nucléaire avec Pyongyang, actuellement dans l'impasse, a annoncé le bureau présidentiel à Séoul.

M. Trump s'envolera pour la Corée du Sud samedi à l'issue du G20 au Japon, ont précisé des responsables sud-coréens.

Cette visite intervient après un échange de lettres entre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ce dernier ayant qualifié d'"excellent" le contenu de la missive de Donald Trump, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le 11 juin, Donald Trump avait indiqué avoir reçu une lettre "magnifique" et "très chaleureuse" de Kim Jong Un, ajoutant qu'il continuait à faire confiance au Nord-Coréen malgré l'absence de progrès tangibles sur la dénucléarisation.

Un responsable sud-coréen a déclaré aux journalistes que M. Trump "envisageait" une visite dans la Zone démilitarisée (DMZ) mais qu'il n'y avait aucun projet de sommet trilatéral entre MM. Trump, Moon et Kim.

La péninsule coréenne a connu en 2018 une remarquable détente après des années de tensions relatives aux programmes balistique et nucléaire de Pyongyang. Cet apaisement a été marqué par une série de rencontres diplomatiques, dont deux sommets entre MM. Kim et Trump.

Mais le deuxième sommet entre les deux hommes, en février à Hanoï, s'est soldé par un fiasco retentissant et les négociations entre Américains et Nord-Coréens sont depuis dans l'impasse.

Kim Jong Un a reçu la semaine dernière en visite d'Etat Xi Jinping, premier président chinois à se rendre à Pyongyang en 14 ans.

Des experts ont vu dans cette visite de M. Xi, avant sa rencontre avec M. Trump en marge du G20, le signe de la volonté du président chinois de montrer l'influence dont Pékin continue à jouir en Corée du Nord.

Les protestations anti-extradition continuent à Hong
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Ko Min-jung, porte-parole de la présidence sud-coréenne, a déclaré que MM. Trump et Moon auraient des "discussions en profondeur sur les moyens d'établir un régime de paix permanente au travers de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Les responsables américains parlent généralement spécifiquement de la "dénucléarisation de la Corée du Nord".

Ce sera la huitième rencontre entre M. Moon et M. Trump qui s'est pour la dernière fois rendu en Corée du Sud en novembre 2017, quand il n'avait pas pu se rendre sur la DMZ en raison d'un épais brouillard.

"M. Trump se rendra certainement sur la DMZ si le temps le permet parce que c'est le lieu où l'on peut observer directement la baisse des tensions militaires entre les deux Corées", a déclaré à l'AFP Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk University de Séoul.

"Se rendre sur la DMZ pourrait être une façon de réaffirmer l'importance du processus de dénucléarisation".

Mais il serait "stupéfiant" que M. Trump y rencontre M. Kim, a-t-il dit, en raison de "l'impasse dans les discussions sur le nucléaire".

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Trump désigne Mark Esper comme ministre de la Défense

Mark Esper en Caroline du Nord le 15 avril 2019.

Le président américain Donald Trump a désigné vendredi Mark Esper au poste de ministre de la Défense, a annoncé la Maison Blanche, dans un contexte de tensions exacerbées avec l'Iran.

La nomination de M. Esper, qui a remplacé mardi Patrick Shanahan en tant que ministre par intérim, doit encore être validée par le Sénat américain.

L'exécutif américain ne compte plus de ministre de la Défense titulaire depuis la démission fracassante de Jim Mattis en décembre 2018, sur fond de profonds désaccords avec Donald Trump.

Une situation qui affaiblit le Pentagone alors que les Etats-Unis mènent deux guerres, en Syrie et en Afghanistan, et que le président américain a affirmé vendredi avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l'Iran la veille.

Le processus de confirmation des fonctions élevées du gouvernement est long et complexe aux Etats-Unis.

La police fédérale (FBI) mène notamment des enquêtes de personnalité sur tous les candidats, dont les conclusions sont transmises au Sénat.

Ce processus a achoppé dans le cas de Patrick Shanahan, choisi en décembre pour succéder d'abord par intérim à M. Mattis, sur des accusations mutuelles de violences conjugales entre lui et son ex-épouse au début des années 2010.

M. Shanahan a confirmé avoir renoncé au poste de ministre de la Défense --il avait été désigné le 9 mai pour être titulaire--, pour éviter à ses enfants de "revivre un chapitre traumatisant".

Donald Trump a décidé de le remplacer à titre intérimaire mardi par Mark Esper, qui était jusqu'ici ministre adjoint chargé de l'armée de terre.

Ancien militaire, M. Esper, 55 ans, a combattu en Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, avant de se reconvertir dans l'industrie de la défense.

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