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Un civil tué par une mine dans le Nord du Mali

L'entrée dans la ville de Menaka, au nord du Mali, le 15 juillet 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Un civil a été tué et plusieurs autres ont été blessés mercredi dans le nord du Mali par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, ont indiqué jeudi des sources sécuritaire et administrative, deux jours après un incident similaire où deux Casques bleus avaient été tués.

"Un civil a été tué mercredi quand le véhicule privé dans lequel il était a sauté sur une mine entre les localités d'Ansongo et de Ménaka", deux villes proches de la frontière avec le Niger, a déclaré à l'AFP un responsable de la préfecture d'Ansongo.

"Plusieurs passagers était à bord du véhicule" losqu'il a sauté à proximité de la localité d'Indelimane, à 120 km d'Ansongo, a précisé une source sécuritaire malienne.

"D'autres passagers ont été blessés", a ajouté cette source, sans plus de détails.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi à l'unanimité une résolution créant un régime général de sanctions pour le Mali, où les entraves au processus de paix et de réconciliation se multiplient.

Le même jour, deux Casques bleus avaient été tués et deux autres grièvement blessés lorsque leur véhicule avait heurté "une mine ou un engin explosif" près d'Aguelhok, dans la région de Kidal (nord-est).

Et mercredi, c'est un soldat malien qui a perdu la vie au marché de Ménaka lors d'une tentative de vol d'un véhicule de l'armée.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont en grande partie été chassés en 2013 à la suite du lancement, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, qui sont régulièrement la cible d'attaques.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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