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Un an après, le suspect de la jeune femme tuée et défigurée en France est écroué


Des policiers près de la Tour Eifel, Paris, France, 7 mai 2017.

Un an d'enquête et une étroite coopération entre la France et la Suisse ont semble-t-il permis de résoudre le mystère autour de la découverte en décembre 2016 du cadavre d'une jeune femme défigurée par les coups, dans une forêt de l'est de la France, et d'interpeller son meurtrier présumé.

La victime est une jeune ressortissante roumaine âgée de 18 ans. Elle a pu être formellement identifiée, 10 mois après sa mort, grâce au recoupement de son ADN et de celui de sa mère, retrouvée en Roumanie.

Son assassin présumé est un homme de 30 ans, originaire du Doubs (est). Il a été inculpé pour meurtre et placé en détention. Ce travailleur frontalier confondu par son ADN nie être l'auteur du crime.

La résolution de l'affaire est partie d'un échange fortuit entre les enquêteurs suisses et les français. Alors qu'ils travaillaient ensemble sur une autre affaire, ils ont fait le lien entre la découverte d'une carte d'identité appartenant à une jeune prostituée roumaine à Sullens, près de Lausanne, et le corps non identifié de la victime retrouvée dans le Jura français.

"L'ADN de la victime correspondait avec celui de la disparue", a expliqué le commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon, Pascal Péresse.

Les enquêteurs ont ensuite établi que la jeune femme avait disparu entre le 29 et le 30 novembre 2016.

Puis une enquête menée des deux côtés de la frontière a permis de retrouver la trace d'un homme, qui a été interpellé mardi. Son ADN correspond à celui trouvé sur la victime et sur le lieu de la découverte du cadavre, a précisé Pascal Péresse.

Une identification difficile

Le suspect, dont le casier judiciaire est vierge, conteste les faits. Il sera jugé en France.

La victime, probablement tuée à Sullens, en pleine nature, se prostituait en Suisse, où elle n'avait pas de domicile officiel, ont précisé le représentant de la police cantonale vaudoise Jean-Christophe Sauterel et le procureur du ministère public central du canton de Vaud, Christian Bauffat.

La jeune femme avait été défigurée par les coups. Personne n'avait signalé sa disparition et les enquêteurs disposaient de très peu d'éléments à son sujet, a souligné Pascal Péresse.

Le corps dénudé avait été découvert par des bucherons le 15 décembre 2016 dans la forêt de Le Franois (Jura), près de la frontière suisse.

Le cadavre présentait 26 coups de couteau plus ou moins appuyés au niveau du flanc et des cervicales gauches, dont aucun n'a été mortel. Le décès a été causé par de multiples coups portés au visage.

Pour tenter d'identifier la victime, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a effectué une reconstitution faciale de la jeune femme afin d'établir son portrait-robot en 3D. Un appel à témoins a pu être diffusé très largement en Europe.

En parallèle, les gendarmes de la section de recherches de Besançon ont repris un par un les quelque 1.300 signalements de personnes disparues en France pour tenter de l'identifier.

Mais pendant de longs mois, ni famille, ni amis, ni aucune connaissance n'ont signalé la disparition de cette jeune femme. Son identité est restée un mystère jusqu'à la réunion avec les enquêteurs suisses.

Avec AFP

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