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Crimes/enquêtes

Un Américain détenu en Ouganda pour "activités subversives"

La police anti-émeute ougandaise patrouille dans une zone proche du domicile de Bobi Wine, dans le quartier de Magere à Kampala, en Ouganda, le 16 janvier 2021.

Les autorités ougandaises ont déclaré tard lundi avoir arrêté un ressortissant américain soupçonné "d'activités subversives".

Dans une brève déclaration sur son compte Facebook, la police ougandaise a indiqué que l'Américain, Guy Smith, a été mis aux arrêts dans une ville de l'ouest du pays dimanche.

Il a été placé en détention "pour son implication présumée dans des activités subversives contre le gouvernement. Il reste en détention ... pendant que l'enquête se poursuit. Toute nouvelle information sera communiquée ultérieurement", indique le communiqué.

La police n'a donné aucun autre détail.

Dans un courriel, un fonctionnaire du Département d'État américain a déclaré que le gouvernement des États-Unis était au courant de l'arrestation mais n'a pas fourni de détails.

"Nous avons vu des rapports sur un citoyen américain détenu en Ouganda. Chaque fois qu'un citoyen américain est détenu à l'étranger, nous sommes prêts à fournir tous les services consulaires appropriés", lit-on dans le courriel.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique tendu.

Depuis quelque temps, le président ougandais, Yoweri Museveni, 76 ans, au pouvoir depuis 1986, est confronté à une opposition farouche menée par le député Bobi Wine, qui est aussi un musicien de renom.

Wine, 39 ans, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a rejeté les résultats des élections présidentielles du 14 janvier qui déclaraient sa défaite face à M. Museveni, affirmant qu'il avait gagné.

M. Wine a exhorté ses partisans à organiser des manifestations pour revendiquer sa victoire. Des appels qui sont généralement restés lettre morte face à une répression gouvernementale contre les opposants.

Ces derniers mois, le personnel de sécurité a arrêté des centaines de partisans de M. Wine. Certains ont été libérés après avoir été torturés, tandis que d'autres sont toujours en détention. Au moins 54 personnes ont été tuées en novembre dans le cadre d'une manifestation de l'opposition.

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Au moins 41 morts suite à un incendie dans une église égyptienne

Un prêtre copte, les forces de sécurité et des résidents se rassemblent devant l'église d'Abu Sifin, le 14 août 2022, après un incendie meurtrier.

Au Caire, où des millions d'Egyptiens vivent dans des quartiers informels, les incendies accidentels ne sont pas rares. Une enquête a été ouverte.

Un incendie déclenché dimanche au beau milieu d'une messe dans une église d'un quartier populaire du Caire a fait 41 morts, endeuillant la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient avec 10 à 15 des 103 millions d'Egyptiens.

"Le climatiseur d'une salle de classe au deuxième étage du bâtiment où se trouve l'église est tombé en panne et a dégagé une grande quantité de fumée, qui a été la cause principale des blessures et des décès", explique le ministère de l'Intérieur.

L'église Abou Sifine --nommée d'après le saint Mercure de Césarée, révéré par les Coptes-- est en effet coincée dans une ruelle étroite du quartier populaire d'Imbaba.

L'un des camions de pompiers qui s'y activait dimanche encombrait d'ailleurs quasiment toute la largeur de la rue de ce secteur densément peuplé de la rive gauche du Nil.

L'église est au rez-de-chaussée d'un immeuble, séparé d'à peine quelques mètres par un vis-à-vis, surmonté d'une croix et abritant également un centre de services sociaux, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

"Chercher les enfants"

Pour Reda Ahmed, habitant du quartier et voisin de l'église, "les voisins se sont organisés pour aller chercher les enfants".

Mais, a-t-il encore raconté à l'AFP, "ceux qui revenaient ne pouvaient plus y retourner car l'incendie était trop important". Le feu a été plus tard maîtrisé, selon les autorités.

Un peu plus loin, le père Farid Fahmy, religieux officiant à l'église voisine de Mar Yemina, affirme que "le feu est parti en raison d'un générateur qui s'est mis en route après une coupure d’électricité et a subi une surcharge".

Le parquet a annoncé avoir ouvert une enquête et envoyé sur place une équipe, tandis que le ministère de la Santé a indiqué avoir dépêché plusieurs dizaines d'ambulances.

Car très rapidement, le président Abdel Fattah al-Sissi a annoncé avoir "mobilisé l'ensemble des services de l'Etat pour que toutes les mesures soient prises".

M. Sissi a également annoncé avoir "présenté ses condoléances par téléphone" au pape copte Tawadros II, à la tête de la communauté chrétienne d'Egypte depuis 2012.

Depuis lors, l'église copte orthodoxe s'est affichée davantage sur la scène politique, sous la direction de Tawadros II, partisan proclamé de M. Sissi, premier président d'Egypte à assister chaque année à la messe de Noël copte alors que ses prédécesseurs dépêchaient des représentants.

Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions d'Egyptiens vivent dans des quartiers informels, les incendies accidentels ne sont pas rares. Plus généralement, l'Egypte, dotée d'infrastructures vétustes et mal entretenues, connaît régulièrement des incendies meurtriers dans ses différentes provinces.

Une autre église lundi

Lundi déjà, une église avait pris feu à Heliopolis, quartier cossu de l'est du Caire, sans faire de morts ou de blessés.

En mars 2021, au moins 20 personnes avaient péri dans l'incendie d'une usine textile dans la banlieue est du Caire. En 2020, deux incendies dans des hôpitaux avaient coûté la vie à quatorze patients atteints du Covid-19.

Bien que nombreux, les Coptes s'estiment tenus à l'écart de nombreux postes dans la fonction publique et déplorent une législation très contraignante pour la construction des églises et beaucoup plus libérale pour les mosquées.

Le sujet est sensible et le militant copte des droits humains Patrick Zaki a récemment passé 22 mois en détention pour "diffusion de fausses informations" à cause d'un article dénonçant des violations des droits des chrétiens en Egypte.

Les Coptes ont subi les représailles d'islamistes, notamment après le renversement par M. Sissi en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, avec des églises, des écoles et des maisons incendiées.

M. Sissi a récemment nommé pour la première fois de l'histoire un juge copte à la tête de la Cour constitutionnelle.

Au Caire, des versets coraniques tissés artisanalement
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Les enfants haïtiens exposés à la violence entre gangs

Les enfants haïtiens exposés à la violence entre gangs
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Les enfants de Port-au Prince en Haïti subissent les conséquences de la guerre des gangs. A l'école Saint-Louis de Gonzague, transformée en refuge, plus de 300 enfants haïtiens tentent d'oublier, au moins un temps, la violence qui les a contraints à fuir leur domicile.

Salman Rushdie "poignardé au cou", son état "inconnu"

La victime de l'attaque à l'arme blanche, Salman Rushdie, reçoit des soins après avoir été poignardé le 12 août 2022.

L'auteur britannique Salman Rushdie, dont l'ouvrage controversé "Les versets sataniques" avait fait de lui la cible d'une fatwa de l'ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny en 1989, a été poignardé au cou vendredi par un homme lors d'une conférence dans l'Etat de New York.

Son état de santé est "inconnu", selon la police.

"Un suspect s'est précipité sur la scène (d'un amphithéâtre) et a attaqué Rushdie et un intervieweur. Rushdie souffrait d'une apparente blessure au cou après avoir été poignardé et a été transporté à l'hôpital par hélicoptère. Son état n'est pas encore connu", a indiqué la police de l'Etat de New York, dans un communiqué en précisant que l'agresseur avait été immédiatement arrêté et placé en détention.

M. Rushdie, 75 ans, s'apprêtait à donner une conférence dans un amphithéâtre de Chautauqua, dans le nord-ouest de l'Etat de New York, tout près du lac Erié qui sépare les Etats-Unis du Canada.

La personne qui devait donner la parole à l'écrivain a été également été "blessée légèrement à la tête", selon la police.

La Chautauqua Institution, un centre culturel, a précisé dans un communiqué qu'elle se "coordonnait avec les forces de l'ordre et les secours pour répondre au public après l'attaque d'aujourd'hui contre Salman Rushdie".

Des témoins dans l'amphithéâtre, dont des journalistes, ont indiqué sur Twitter que la salle avait été "évacuée".

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent des spectateurs de l'amphitéâtre se précipiter sur l'estrade pour porter secours à quelqu'un qu'on aperçoit au sol, entouré de plusieurs personnes.

Un libre-penseur

Salman Rushdie, né en 1947 à Bombay, deux mois avant l'indépendance de l'Inde, essaie de ne pas être réduit au scandale provoqué par la publication des "Versets sataniques", qui avait embrasé le monde musulman et conduit en 1989 à une "fatwa" demandant son assassinat.

"Mon problème, c'est que les gens continuent de me percevoir sous l'unique prisme de la fatwa", avait dit il y a quelques années ce libre-penseur qui se veut écrivain, pas symbole.

Mais l'actualité -- la montée en puissance de l'islam radical -- n'a cessé de le ramener à ce qu'il a toujours été aux yeux de l'Occident: le symbole de la lutte contre l'obscurantisme religieux et pour la liberté d’expression.

Déjà en 2005, il considérait que cette fatwa avait constitué un prélude aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Contraint dès lors de vivre dans la clandestinité et sous protection policière, allant de cache en cache, il se fait appeler Joseph Anton, en hommage à ses auteurs favoris, Joseph Conrad et Anton Tchekhov.

Il doit affronter une immense solitude, accrue encore par la rupture avec sa femme, la romancière américaine Marianne Wiggins, à qui "Les versets..." sont dédiés.

Installé à New York depuis quelques années, Salman Rushdie - sourcils arqués, paupières lourdes, crâne dégarni, lunettes et barbe - avait repris une vie à peu près normale tout en continuant de défendre, dans ses livres, la satire et l'irrévérence.

Nouvelle vague de violences xénophobes en Afrique du Sud

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Quatre policiers congolais tués lors d'une manifestation à Butembo

Des officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la police à Rutshuru, à 70 kilomètres de la ville de Goma, dans l'est de la RDC, le 3 avril 2022.

Quatre policiers ont été tués vendredi alors qu'ils encadraient une manifestation contre l'insécurité dans un important carrefour commercial de l'est de la République démocratique du Congo, en proie aux violences armées, a-t-on appris de source militaire.

Lors de cette manifestation, des hommes armés mêlés à la foule ont surgi à hauteur du quartier Kangote à Butembo (Nord-Kivu, est) et ont tiré sur des policiers qui encadraient les manifestants, a expliqué à l'AFP le colonel Mozebo E'pape, chef de l'armée de la ville de Butembo.

"Le bilan provisoire est de quatre policiers tués par ces assaillants qui étaient parmi les manifestants, trois 3 jeeps ont été incendiées", a déclaré l'officier dont les hommes sont venus à la rescousse de la police, alors que des tirs étaient toujours entendus dans la ville.

"Les forces de sécurité sont attaquées depuis ce matin à Butembo (...). Au moins deux policiers, dont le commandant adjoint de la (police) ont été tués", a écrit pour sa part le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) qui disposent d'experts dans cette ville.

"La situation est grave pour le moment. Un groupe armé dont nous ignorons la provenance semble envahir Butembo du côté du quartier Kangote", a dit à l'AFP Mathe Saanane, président de la société civile de Butembo.

Quatre Casques bleus avaient été tués à Butembo le 26 juillet lors de manifestations contre les Nations unies.

La situation est tendue à Butembo depuis le début de la semaine. Mercredi, deux policiers avaient été tués dans une attaque de la prison de Butembo par des membres du groupe Forces démocratiques alliées (ADF) présenté par l'organisation État islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP en anglais).

Les ADF sont accusés d'être responsables de massacres de milliers de civils dans l'Est congolais et d'avoir commis des attentats en Ouganda.

Depuis novembre, les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les ADF, sans parvenir à mettre fin aux massacres. La zone de Butembo n'est pas concernée par ces opérations.

Les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri sont placées depuis mai 2021 sous état de siège. Une mesure qui donne des pleins pouvoirs aux militaires et aux policiers.

L'est de la RDC est déstabilisé depuis près de trois décennies à cause des activités d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers.

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