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États-Unis

Ukraine: Kerry évoque le ''cynisme'' de la Russie

Philip Hammond (à g.) et John Kerry ont discuté de la crise en Ukraine samedi à Londres (AFP)

Les Etats-Unis savent "avec certitude" que la Russie est bien impliquée dans les affrontements en Ukraine, et qu'elle assure un soutien aux forces séparatistes, a dit John Kerry.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a estimé samedi que"la Russie s'est engagée au cours des derniers jours dans un processus totalement impudent et cynique" en ce qui concerne la rébellion séparatiste dans l’Est de l’Ukraine.

En déplacement à Londres, où il s'est entretenu avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, M. Kerry a dit que les Etats-Unis savent "avec certitude" que la Russie est bien impliquée dans les affrontements et qu'elle assure un soutien aux forces séparatistes.

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L'armée américaine assouplit ses normes sur l'apparence physique

Femmes militaires assistant à la célébration par l'armée américaine du Mois de la sensibilisation et de la prévention des agressions sexuelles, au Pentagone à Arlington, en Virginie, le 31 mars 2015. (Chip Somodevilla/AFP)

Boucles d'oreilles, cheveux tressés ou queue de cheval: l'armée américaine a révisé lundi ses normes en matière d'apparence physique, pour mieux refléter la féminisation et la diversité ethnique dans ses rangs.

A l'issue d'une enquête demandée en juillet par l'ex-ministre de la Défense Mark Esper en plein débat sur les discriminations raciales au sein des forces américaines, l'armée de Terre a annoncé au cours d'une conférence publique avoir décidé d'autoriser des coiffures féminines adaptées à toutes les natures de cheveux.

Pour une femme militaire aux cheveux longs, le chignon lisse jusqu'ici obligatoire laisse désormais la place à une queue de cheval si elle a les cheveux lisses ou, si ses cheveux sont frisés ou crépus, à des tresses qui peuvent être ramenées sur le côté ou le haut de la tête.

Ces coiffures sont autorisées à condition qu'elles ne gênent pas le port de l'uniforme ou du casque en opérations, indiquent des documents rendus publics lors de cette conférence.

Les femmes qui veulent porter les cheveux ras, voire se raser complètement la tête, en ont désormais le droit.

Les boucles d'oreilles sont autorisées mais elles doivent rester discrètes. Elles restent interdites sur les théâtres d'intervention.

Le rouge à lèvre est lui aussi autorisé, mais dans des teintes neutres, de même que le vernis à ongle qui est désormais autorisé aux hommes travaillant dans des environnements où leurs mains sont en contact fréquent avec des produits chimiques agressifs. Le vernis de couleur "extrême" reste interdit.

Iran: nouveau survol d'un bombardier américain dans le Golfe

Un B-52 Statofortress de l'armée de l'air américaine effectue un survol du Capital One Field avant un match de football universitaire de la NCAA entre le Maryland et le Michigan, le samedi 2 novembre 2019, à College Park, au Maryland.

Un bombardier américain B-52 a survolé mercredi la région du Golfe, dans la troisième démonstration de force dirigée vers les adversaires des Etats-Unis, notamment l'Iran, depuis le début de l'année.

Le bombardier lourd dit "Stratofortress", qui peut transporter des armes nucléaires, a décollé de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane (sud des Etats-Unis), et volé en formation avec des chasseurs F-15 de l'armée de l'air saoudienne, a indiqué dans un communiqué le commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Cette mission était destinée à "démontrer la capacité de l'armée américaine à déployer des forces aériennes partout dans le monde pour dissuader de toute éventuelle attaque et montrer l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de la région", a souligné Centcom.

C'est le troisième survol de la région par des B-52 depuis le début de l'année mais le premier depuis l'arrivéeà la Maison Blanche du président Joe Biden, qui n'apparait pas vouloir changer de stratégie militaire au Proche-Orient mais a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec Téhéran.

Même si l'armée américaine a réduit sa présence militaire en Irak et Afghanistan sous la direction de l'ex-président Donald Trump, portant le contingent à 2.500 militaires dans chaque pays, le Pentagone a fortement renforcé sa posture autour de l'Irak pour dissuader l'Iran d'y attaquer ses troupes.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit, mais ils restent positionnés pour répondre à toute éventualité partout dans le monde et déterminés à le faire", a ajouté le commandement militaire américain.

Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

Fini les bureaux? Les quartiers d'affaires new-yorkais dans la tourmente

La Statue de la Liberté est vue devant l'Empire State Building au lever du soleil le 9 juillet 2020 à New York.

Vitrines condamnées, restaurants fermés, tours de bureaux désertées: après 10 mois de pandémie qui ont transformé les emblématiques centres d'affaires new-yorkais en quartiers fantômes, les entreprises se demandent comment faire revenir leurs employés.

"S'ils ne reviennent pas, on coule", dit à l'AFP Kenneth McClure, vice-président de Hospitality Holdings, dont le restaurant du quartier de Midtown était de ceux où les financiers venaient négocier des affaires à l'heure du déjeuner et boire un verre en fin de journée.

Son groupe a déjà fermé six restaurants et bars à Manhattan, dont deux définitivement, témoins de la menace qui plane sur ces quartiers, synonymes du dynamisme économique américain et aussi typiques de New York que les taxis jaunes ou les théâtres de Broadway.

"Des clients qu'on voyait trois, quatre, cinq fois par semaine ont tout bonnement disparu" depuis mars dernier, dit-il, lorsque New York prit la première vague de la pandémie en pleine figure. Plus de 26.000 personnes sont mortes du virus dans la capitale économique américaine à ce jour.

Selon Kastle Systems, entreprise spécialisée dans la sécurité des bureaux, seuls 14% des plus d'un million d'employés new-yorkais travaillaient depuis leur bureau mi-janvier, mettant en péril les innombrables fournisseurs de casse-croûte et petits commerces de Midtown ou Wall Street.

Camaraderie et créativité

Pourtant, avec l'arrivée des vaccins anti-Covid, les entreprises cherchent désormais des façons d'encourager leurs employés à revenir.

Près de 80% des employés interrogés dans une enquête publiée ce mois-ci par PricewaterhouseCoopers (PwC) voyaient le travail à distance comme une bonne chose. Mais 87% considéraient néanmoins leur bureau important pour travailler en équipe et nouer des liens - des aspects du travail où la visioconférence est bien moins efficace.

"Etre là, voir mes collègues, sortir de chez moi, cela me met de bonne humeur pour toute la semaine", dit Jessica Lappin, lors d'un entretien depuis son bureau de l'association Alliance for Downtown New York, qu'elle préside.

Pour autant, rares sont les employés qui voudraient revenir travailler du lundi au vendredi, du matin au soir, comme avant la pandémie.

"Une large majorité disent qu'ils préféreraient un système hybride, avec 2-3 jours de travail à domicile et 2-3 jours au bureau," dit Deniz Caglar, co-auteur de l'étude de PwC.

Les spécialistes du secteur estiment que les entreprises vont devoir transformer les espaces de travail: ils ne devraient plus servir avant tout à se mettre sur l'ordinateur ou à passer des coups de fil, comme avant, mais à favoriser camaraderie et créativité.

Décor amélioré, salles de réunions plus spacieuses et modulables, terrasses ou espaces extérieurs pour bavarder, bureaux partagés réservables par créneau horaire... L'espace doit être "tel un théâtre, avec différents décors pour différentes scènes", dit David Smith, co-auteur d'une étude sur l'avenir des lieux de travail pour Cushman & Wakefield, l'un des géants de l'immobilier commercial.

Les futurs bureaux pourraient aussi inclure des salles de sport, des cafés, des laveries ou d'autres services qui "rentabiliseraient" la venue au bureau - accélérant une tendance amorcée avant la pandémie.

Nouvel avenir?

Si leurs employés travaillent pour l'instant essentiellement à distance, quelques grandes entreprises ont acquis, depuis le début de la pandémie, d'importantes surfaces de bureaux, laissant penser qu'elles tablent toujours sur ce mode de travail à l'avenir, malgré les incertitudes de la pandémie.

En août, Facebook a ainsi signé un bail pour 68.000 m2 de locaux à Midtown, tandis que Google a confirmé à l'AFP être en train d'étendre son "campus" situé dans le quartier de Chelsea.

Greenberg Traurig, cabinet d'avocats qui emploie 400 personnes à New York, s'apprête à emménager en 2021 dans une nouvelle tour de bureaux au coeur de Midtown, a indiqué son vice-président Robert Ivanhoe.

Le cabinet a déjà installé robinets sans contact, distributeurs de gel hydro-alcoolique, postes de travail "distanciés" et système d'aération amélioré, pour ses employés qui travaillent déjà selon un système de rotation, a-t-il expliqué.

Début janvier, un nouveau hall a ouvert pour les passagers de la gare de Penn Station, par laquelle transitaient pré-pandémie des millions de banlieusards. Inauguré par le gouverneur Andrew Cuomo après 1,6 milliard de dollars de travaux, il témoigne des espoirs des responsables locaux de voir Midtown renaître.

Certains voient la période actuelle comme un encouragement à repenser ces quartiers, pour les rendre plus "verts" et plus conviviaux. D'autant que les terrasses de restaurants, rarissimes à New York avant la pandémie, sont appelées à se pérenniser.

"C'est clairement l'occasion pour tout le monde de penser à un nouvel avenir", a indiqué Alfred Cerullo, président de la Grand Central Partnership, une association d'entreprises de Midtown.
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Biden s'attaque aux forages de pétrole et de gaz aux Etats-Unis

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 26 janvier 2021.

Déterminé à mettre en oeuvre son plan pour le climat, Joe Biden doit annoncer mercredi des mesures contre les forages de gaz et de pétrole sur les terres fédérales américaines, selon plusieurs médias et un mémo de la Maison Blanche.

L'administration du président démocrate a rédigé un texte imposant un moratoire sur l'octroi de nouvelles concessions pour des forages pétroliers et gaziers sur les terres et les eaux appartenant au gouvernement, d'après le Washington Post.

Si le moratoire n'aura pas d'impact sur les concessions déjà accordées, il permettra à Joe Biden de tenir une de ses promesses de campagne.

Les Etats-Unis devraient aussi s'engager à préserver l'intégrité de 30% des terres et des eaux fédérales d'ici 2030, afin d'enrayer la perte de la biodiversité, selon plusieurs médias américains.

Près d'un quart des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis proviennent d'énergie produite sur des terrains fédéraux, note un rapport gouvernemental de 2018.

Et l'octroi de concessions pétrolières, gazières, ou d'extraction de charbon a généré près de 11,7 milliards de dollars de revenus pour le gouvernement américain en 2019, selon les chiffres du département de l'Intérieur.

Avec cette série de mesures, Joe Biden se rapproche ainsi de manière concrète de son objectif d'abandon progressif des énergies fossiles, et d'une neutralité carbone dans le secteur énergétique d'ici 2035 et dans l'ensemble de l'économie d'ici 2050.

- Un projet contesté -

Mais certaines associations environnementales, comme l'ONG Oceana, souhaitent que le nouvel hôte de la Maison Blanche aille encore plus loin, transformant le moratoire sur les forages en une interdiction permanente.

"En protégeant de façon pérenne nos côtes de forages polluants en pleine mer et en privilégiant des sources renouvelables d'énergie, comme l'éolien en mer, on peut simultanément combattre le changement climatique et garantir une économie verte pour nos littoraux", explique Diane Hoskins, porte-parole d'Oceana sur le sujet.

Le projet présidentiel a aussi provoqué de vives critiques dans l'industrie des énergies fossiles.

"Limiter l'exploitation (d'énergies fossiles) sur les terres et les eaux de l'Etat ce n'est rien de moins qu'une politique visant à +importer davantage de pétrole+", lance Mike Sommers, président de la plus grande fédération des professionnelles de l'industrie pétrolière et gazière aux Etats-Unis.

"La demande en énergie va continuer à s'accroître, notamment avec l'amélioration de la situation économique, et nous pouvons choisir de produire cette énergie ici aux Etats-Unis ou de dépendre de pays étrangers hostiles aux intérêts américains", poursuit-il.

- Sommet climat-

Joe Biden devrait donner au changement climatique le statut de "priorité de sécurité nationale" et reconstituer un groupe d'experts en science et technologie chargé de le conseiller, indique un mémo de l'exécutif consulté par l'AFP.

Il annoncera aussi un sommet sur le climat réunissant des dirigeants internationaux aux Etats-Unis le 22 avril, jour de la Terre et date du cinquième anniversaire de la signature de l'accord de Paris, selon la même source.

Ce sera l'occasion pour la première puissance mondiale de "s'asseoir à la table des discussions avec les autres" afin de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, avant que se tienne la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) au Royaume-Uni en novembre, souligne David Waskow du World Resources Institute.

L'expert s'attend à ce que les Etats-Unis rehaussent leurs objectifs environnementaux, avec comme horizon potentiel une baisse de 50% des émissions totales de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

Le président démocrate doit par ailleurs présenter au Congrès le mois prochain son plan de 2.000 milliards de dollars pour le climat, censé placer durablement les mesures vertes au coeur de l'économie américaine. Il pourrait cependant faire face aux réticences des élus républicains, même si un accord bipartite reste envisageable.

"Il ne faut pas oublier que des Etats comme le Texas et le Wyoming ont aussi un fort potentiel éolien", indique Sherri Goodman, qui a travaillé sur les questions environnementales sous l'administration Obama.

"L'accélération de la fonte des glaciers, de la banquise, l'effondrement du permafrost (sols gelés en profondeur) et l'augmentation des températures soulignent l'importance de la reconnaissance du climat comme élément essentiel de notre politique étrangère", ajoute-t-elle.

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