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L'UE persiste et s'alarme face à la crise humanitaire en RDC


Des congolais embraquent dans des pirogues sur la rive du lac Albert fuient les violences interethniques à Tchomia, Ituri, RDC, 5 mars 2018.
Des congolais embraquent dans des pirogues sur la rive du lac Albert fuient les violences interethniques à Tchomia, Ituri, RDC, 5 mars 2018.

La crise humanitaire se détériore en République démocratique du Congo, s'est inquiétée dimanche l'Union européenne, qui doit co-présider en avril une conférence des donateurs à laquelle Kinshasa refuse de participer, estimant que la communauté internationale est trop alarmiste.

"La détérioration de la crise en République démocratique du Congo inquiète profondément l'Union européenne", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Goma (est) le commissaire de l'UE à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, qui doit boucler lundi à Kinshasa une visite de trois jours en RDC.

"La situation humanitaire s'aggrave chaque jour. J'ai vu d'énormes souffrances, d'énormes besoins humanitaires. Cette situation ne relève pas des affaires courantes", a ajouté M. Stylianides qui a rencontré à Bukavu et Goma des victimes des groupes armés et des milices actifs dans les deux provinces du Kivu.

M. Stylianides doit rencontrer lundi à Kinshasa des officiels congolais dont le ministre des Affaires étrangères. Il a affirmé qu'il allait "essayer de les persuader de la nécessité" de participer à la conférence de Genève le 13 avril.

>> Lire aussi : Conférence des pays donateurs sur la crise humanitaire en RDC en avril à Genève

Co-organisée par l'UE et les Nations unies, cette conférence veut lever 1,7 milliard de dollars pour financer l'action humanitaire en RDC.

Kinshasa a fait savoir vendredi qu'elle ne souhaitait pas participer à cette conférence, estimant que le niveau de crise n'était pas aussi excessif que le prétend l'ONU, qui a classé le pays en urgence absolue.

Le commissaire a rencontré les gouverneurs de Bukavu et Goma pendant sa visite: "J'ai bien sûr soulevé la question de la protection des civils mais aussi celle de quelques obstacles administratifs. J'ai posé la question de l'accès humanitaire", a-t-il dit.

Avec AFP

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