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Turquie : des morts dans un nouvel attentat suicide au coeur d'Istanbul

Istambul

La Turquie a été frappée samedi par un nouvel attentat suicide qui a fait au moins quatre morts dans une célèbre avenue touristique du coeur d'Istanbul, moins d'une semaine après une autre attaque revendiquée par un groupe kurde qui avait tué 35 personnes à Ankara.

Dans un pays en état d'alerte renforcée, cette attaque, la septième d'ampleur à frapper le pays depuis l'été dernier, a visé la fameuse et très commerçante avenue Istiklal, sur la rive européenne de la mégapole stambouliote, ou transitent chaque jour des centaines de milliers de personnes.

Selon un bilan provisoire publié par le gouverneur d'Istanbul, Vasip Sahin, l'attentat a été commis par un "kamikaze" et a fait au moins quatre morts et 20 blessés, dont trois grièvement atteints.

"C'est bien un attentat suicide, une attaque terroriste", a déclaré M Sahin devant la presse, précisant que son auteur avait été lui aussi tué par la déflagration, vraisemblablement d'une ceinture d'explosifs.

Selon M. Sahin, ce "kamikaze" visait en fait un bâtiment officiel situé dans le voisinage, "la sous-préfecture du quartier de Beyoglu".

L'attentat de l'avenue Istiklal n'a fait l'objet d'aucune revendication immédiate.

"On a entendu une forte explosion. On s'est approché de la fenêtre et là j'ai vu des morceaux de corps collés aux vitres", a raconté à l'AFP un témoin, Ahmet, qui vit dans un immeuble situé juste en face de l'attaque. "Ensuite, la police nous a évacués", a-t-il ajouté.

"J'étais sur la place Taksim quand j'ai entendu une forte détonation. J'ai senti la terre trembler et puis j'ai vu des policiers et des ambulances passer", a pour sa part indiqué, Abdullah, un cireur de chaussures. "Quand ma fille m'a appelé, j'ai tout de suite compris que c'était grave".

La rue Istiklal a été évacuée après l'attentat, ainsi qu'une bonne partie de la place Taksim située en amont de l'artère, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Un hélicoptère de la police surveillait à basse altitude la zone, où de nombreux policiers, armes à la main, ont été déployés face à des touristes étrangers interloqués.

Alerte renforcée

La Turquie vit en état d'alerte renforcée depuis l'été dernier après une série d'attentats meurtriers attribués aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ou aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont repris leurs affrontements avec les forces de sécurité turques.

Le dernier en date, dimanche dernier, une attaque à la voiture piégée qui a visé un arrêt de bus en plein centre d'Ankara, a fait 35 tués et plus de 120 blessés. Le 17 février, un précédent attentat du même type avait déjà fait 29 morts, déjà dans la capitale turque.

Ces deux attaques ont été revendiquées par un groupe radical kurde proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) en représailles à la mort de civils pendant les opérations de l'armée et la police contre la rébellion dans plusieurs villes du sud-est anatolien.

Les TAK ont promis d'autres actions contre l'Etat turc. Face à cette menace, le niveau d'alerte a été renforcé dans de nombreuses grandes villes du pays.

L'Allemagne a fermé jeudi son ambassade à Ankara, son consulat général à Istanbul et ses écoles dans les deux villes en raison d'un risque d'attentat. Le consulat et les deux établissements scolaires sont également restés fermés vendredi.

En janvier, 12 touristes allemands avaient été tués dans un attentat-suicide, attribué à l'EI dans le centre historique d'Istanbul.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a également mis en garde ses ressortissants en Turquie contre de possibles attentats et leur a recommandé d'"éviter tout rassemblement politique ou manifestation" lors du fêtes du Nouvel an kurde prévues dimanche et lundi.

Embarrassé par les critiques qui dénoncent les ratés de ses services de sécurité, le président Recep Tayyip Erdogan a réagi en relançant la guerre contre les "complices" des "terroristes" kurdes, élus, intellectuels ou journalistes.

Depuis plusieurs jours, il presse le Parlement de lever l'immunité de députés prokurdes poursuivis pour "propagande terroriste" et la police multiplie les arrestations de partisans de la cause kurde, suscitant de nouvelles réactions indignées en Europe.

Vendredi, M. Erdogan a accusé l'Europe de complaisance pour la rébellion kurde, au moment où son pays signait à Bruxelles un accord sur les migrants.

"Une nouvelle fois, j'en appelle aux pays qui soutiennent directement ou indirectement les organisations terroristes: vous nourrissez une vipère en votre sein", a lancé M. Erdogan.

Avec AFP

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L'ONU veut mieux protéger les migrants d'Afrique en route vers la Méditerranée

51 migrants, qui dérivaient sur un bateau en bois, sont secourus par des membres de l'ONG française SOS Mediterranée, au large des côtes de l'île de Lampedusa, le 25 juin 2020.

Les Nations unies ont demandé mercredi 100 millions de dollars pour mieux protéger, en Afrique, les migrants qui tentent de rejoindre la Méditerranée pour se rendre en Europe, à l'heure où l'escalade des conflits multiplie les candidats au départ.

Cet appel intervient alors que le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, dont les avis ne sont pas contraignants, a accusé mercredi l'Italie d'avoir trop tardé à secourir des migrants en Méditerranée en 2013, lors d'un naufrage qui a coûté la vie à 200 personnes.

En 2020, 1.064 décès ont été enregistrés dans la zone centrale et occidentale de la Méditerranée, selon l'ONU.

Face à ce drame, "la priorité absolue est d'offrir des alternatives sûres et viables à ces dangereux périples caractérisés par les abus et la mort", souligne le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Désireuse de renforcer la protection des réfugiés en route vers la Méditerranée dans les pays africains, l'agence lance un appel d'un peu plus de 100 millions de dollars (82.500 euros).

Le HCR se dit "profondément préoccupé" par l'escalade des conflits et l'ampleur des déplacements au Sahel, par les nouveaux mouvements de population dans l'Est et la Corne de l'Afrique, et par l'augmentation des arrivées par mer dans les îles Canaries.

La violence au Sahel a déjà forcé à ce jour environ 2,9 millions de personnes à fuir, selon le HCR.

En l'absence de perspectives de paix et de stabilité dans la région, "il est fort probable" que d'autres mouvements de population se produiront de nouveau et que beaucoup continuent à tenter la périlleuse traversée maritime vers l'Europe, s'inquiète l'organisation.

- Pandémie-

En outre, la pandémie de Covid-19 n'a pas mis un frein aux envies de départ des migrants, selon l'envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée centrale, Vincent Cochetel.

Au contraire: l'impact socio-économique du Covid a poussé un plus grand nombre de personnes à tenter la traversée de la Méditerranée, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Quelques 70.650 personnes sont partis en 2020 de Libye (+58%), Tunisie (+310%) et Algérie (+209%), soit globalement 141% de plus que l'année précédente, selon le HCR.

Avant de tenter la traversée, nombreux sont ceux qui fuient vers d'autres pays sur le continent africain.

"Beaucoup de ces personnes fuient les violences et la persécution et ont des besoins immenses et urgents en matière de protection. Il est essentiel qu'un soutien vital ainsi que des services de protection leur soient assurés dans les pays vers lesquels elles ont fui initialement", a indiqué M. Cochetel.

"Nous recevons des témoignages poignants des brutalités et des abus dont sont victimes les réfugiés et les migrants sur les routes qui mènent à la Méditerranée. Beaucoup sont la proie de trafiquants et de passeurs et sont maltraités, extorqués, violés, et parfois tués ou laissés pour morts", a-t-il souligné.

L'appel de fonds lancé par le HCR découle du plan d'action stratégique pour 2021 lancé par l'organisation, qui vise à accroître l'accès, l'identification et l'assistance aux réfugiés le long de leurs itinéraires, ainsi qu'à améliorer l'accès à l'éducation et aux moyens de subsistance dans les pays d'asile.

"Il est, pour nous, presque trop tard pour intervenir lorsque les gens arrivent en Libye ou dans le Sahara occidental. Il faut investir (...) tout au long du parcours, et pas seulement dans les Etats côtiers", a relevé l'envoyé du HCR.

Afin de limiter le recours aux dangereux périples terrestres et maritimes, le HCR appelle par ailleurs les Etats à favoriser les voies d'accès sûres et légales pour les réfugiés, y compris par le biais du regroupement familial.

"Nous devons développer les capacités d'asile dans plusieurs pays, y compris en Afrique du Nord, où le cadre juridique pour les réfugiés reste inexistant", a insisté M. Cochetel.

Somalie: l'ONU appelle à un consensus rapide pour organiser les élections

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed arrive pour la cérémonie de prestation de serment de Cyril Ramaphosa à Pretoria, en Afrique du Sud, le 25 mai 2019.

Ce pays de la Corne de l'Afrique devait initialement organiser des élections législative et présidentielle avant le 8 février, mais le processus s'est embourbé dans les désaccords entre le gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la communauté internationale, et les États régionaux somaliens.

Respecter cette date butoir est désormais "irréaliste", a reconnu M. Swan, étant donné les nombreux retards qui s'accumulent.

L'enjeu est selon lui de trouver un consensus pour éviter de déstabiliser ce pays déjà fragilisé par les violences entre clans et l'insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

"La crainte, c'est que dépasser la date du 8 février sans accord clair nous emmène dans une situation imprévisible", a déclaré M. Swan lors d'une conférence de presse en ligne depuis Mogadiscio.

"Nous cherchons vraiment à (...) encourager les dirigeants somaliens à exploiter chaque occasion pour surmonter ces différends, et à prendre une décision dans les tout prochains jours afin de trouver des réponses, de trouver des solutions, bien avant le 8 février", a-t-il ajouté.

- "Climat de méfiance" -

La Somalie s'était initialement fixé l'objectif ambitieux de tenir ses premières élections entièrement démocratiques depuis 1969 en donnant une voix à chaque citoyen lors du scrutin. Selon le complexe système actuel, des délégués spéciaux élisent les parlementaires, qui votent ensuite pour le président.

Mais ce processus a patiné en raison de multiples désaccords politiques.

Mi-septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio avaient finalement trouvé un accord. Celui-ci abandonnait la promesse dite du "un homme, une voix" mais prévoyait l'organisation d'élections indirectes, avec un système revisité, qui devaient se tenir avant la fin du mandat de Farmajo en février.

La communauté internationale appelle à respecter ce cadre et s'oppose à tout processus électoral parallèle ou alternatif, a fait savoir M. Swan.

"Il y a malheureusement un climat de méfiance entre de nombreux leaders politiques en Somalie", a-t-il déploré.

Mercredi, plusieurs candidats d'opposition ayant des ambitions présidentielles ont assuré ensemble vouloir trouver un accord politique pour organiser des élections avant le 8 février et ont demandé au gouvernement d'entamer des "négociations".

Selon eux, le pouvoir fédéral de Mogadiscio s'est jusqu'ici montré "incapable d'engager ou d'appeler à un dialogue national avec les différentes parties prenantes pour atteindre un compromis". Ils ont aussi mis en garde le gouvernement contre toute tentation d'organiser des élections partielles.

Les Nations Unies avaient qualifié "de réalisation historique" l'introduction annoncée d'un système électoral universel en Somalie, après des décennies de guerre et d'instabilité.

Mais les observateurs avaient jugé cette réforme improbable en raison des tensions politiques, des aspects techniques et des enjeux de sécurité liés aux insurgés islamistes shebab.

Le fragile gouvernement fédéral contrôle seulement une partie du territoire somalien, malgré le soutien de la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).

Davos : Poutine se dit "prêt" à de meilleures relations avec les Européens

Le président russe Vladimir Poutine dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 10 décembre 2020.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi, lors d'un discours vidéo au forum de Davos, à de meilleures relations entre Moscou et l'Union européenne, ajoutant que son pays était "prêt" à revenir à un "agenda positif".

S'adressant au Forum économique mondial pour la première fois depuis 2009, M. Poutine a affiché un ton conciliant, soulignant que l'Europe et la Russie partagaient une histoire commune.

"Bien entendu, l'Europe occidentale et la Russie devraient être ensemble. La situation actuelle n'est pas normale", a indiqué le président russe, alors que Moscou et l'UE traversent une période de crise profonde dans leurs relations avec notamment les désaccords sur l'Ukraine, la Syrie et des accusations d'ingérence et d'espionnage.

"Si nous pouvons surmonter les problèmes du passé, alors une phase positive dans nos relations nous attend", a poursuivi M. Poutine.

"Nous sommes prêts à cela, nous le voulons", a-t-il lancé, sans pour autant préciser comment Moscou et l'UE pourraient améliorer leurs relations.

Ces déclarations interviennent après des manifestations anti-pouvoir dans toute la Russie, le 23 janvier, pour dénoncer l'arrestation de l'opposant Alexeï Navalny arrêté à son retour à Moscou après des mois de convalescence en Allemagne pour un empoisonnement présumé.

L'arrestation de M. Navalny a été condamnée par les capitales européennes qui appellent à sa libération immédiate.

L'équipe de l'opposant russe a demandé, elle, l'adoption de nouvelles sanctions européennes à l'encontre de proches de Vladimir Poutine.

Mercredi, la diplomatie russe a pour sa part soutenu que les accusations européennes dans l'affaire Navalny avaient "mis en doute la possibilité de construire une interaction supplémentaire avec l'Union européenne".

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a précisé que la réaction de l'UE dans ce dossier constituait "l'apogée d'initiatives hostiles".

La Russie est déjà sanctionnée par les Occidentaux notamment pour l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Iran: nouveau survol d'un bombardier américain dans le Golfe

Un B-52 Statofortress de l'armée de l'air américaine effectue un survol du Capital One Field avant un match de football universitaire de la NCAA entre le Maryland et le Michigan, le samedi 2 novembre 2019, à College Park, au Maryland.

Un bombardier américain B-52 a survolé mercredi la région du Golfe, dans la troisième démonstration de force dirigée vers les adversaires des Etats-Unis, notamment l'Iran, depuis le début de l'année.

Le bombardier lourd dit "Stratofortress", qui peut transporter des armes nucléaires, a décollé de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane (sud des Etats-Unis), et volé en formation avec des chasseurs F-15 de l'armée de l'air saoudienne, a indiqué dans un communiqué le commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Cette mission était destinée à "démontrer la capacité de l'armée américaine à déployer des forces aériennes partout dans le monde pour dissuader de toute éventuelle attaque et montrer l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de la région", a souligné Centcom.

C'est le troisième survol de la région par des B-52 depuis le début de l'année mais le premier depuis l'arrivéeà la Maison Blanche du président Joe Biden, qui n'apparait pas vouloir changer de stratégie militaire au Proche-Orient mais a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec Téhéran.

Même si l'armée américaine a réduit sa présence militaire en Irak et Afghanistan sous la direction de l'ex-président Donald Trump, portant le contingent à 2.500 militaires dans chaque pays, le Pentagone a fortement renforcé sa posture autour de l'Irak pour dissuader l'Iran d'y attaquer ses troupes.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit, mais ils restent positionnés pour répondre à toute éventualité partout dans le monde et déterminés à le faire", a ajouté le commandement militaire américain.

Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

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