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Turquie : le parti d'Erdogan perd sa majorité absolue au Parlement

Des personnes se réunissent au bureau électoral dans la province de Gaziantep, en Turquie, le 7 juin, 2015. (Mutlu Civiroglu / VOA Kurde)

Le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan a essuyé un sérieux revers dimanche aux législatives et perdu sa majorité absolue détenue depuis treize ans au Parlement, enterrant de fait ses espoirs de renforcer son règne sans partage sur le pays.

Selon les résultats définitifs, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) est arrivé sans surprise en tête du scrutin mais n'a recueilli que 40,7% des suffrages et 255 sièges de députés sur 550, le contraignant pour la première fois à former un gouvernement de coalition.

Autre première dans le paysage politique turc, le parti kurde HDP (Parti démocratique du peuple) a largement franchi la barre des 10% imposée aux partis pour obtenir un siège sur les bancs du Parlement. Avec 13% des voix, il en obtient 80.

"Nous avons remporté une grande victoire (...) ceux qui veulent la liberté, la démocratie et la paix ont gagné, ceux qui veulent l'autoritarisme, qui sont arrogants et qui se considèrent comme les seuls détenteurs de la Turquie ont perdu", a déclaré le chef de file du HDP, Selahattin Demirtas, lors d'une conférence de presse à Istanbul.

Le HDP comptait déjà 29 sièges dans l'Assemblée sortante. Mais ils avaient été élus sous l'étiquette indépendante pour contourner le seuil obligatoire des 10%. Ces députés n'avaient retrouvé leurs couleurs et formé un groupe qu'une fois en fonction.

Les deux autres principaux concurrents du parti au pouvoir, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) et le Parti de l'action nationaliste (MHP, droite), obtiennent 25,1% et 16,4% des voix et totalisent 133 et 82 sièges.

Vainqueur de tous les scrutins depuis 2002, le parti AKP se présentait pour la première fois affaibli face aux électeurs, victime du déclin de l'économie et des critiques récurrentes sur la dérive autoritaire de son chef historique.

Ce premier "raté" électoral sonne comme une sévère défaite pour M. Erdogan, qui avait fait de ce scrutin un référendum autour de sa personne.

"L'AKP n'a pas perdu les élections mais Erdogan a perdu tout espoir de faire passer la Turquie à un système présidentiel", a commenté l'universitaire Ahmet Insel.

Lors de son traditionnel "discours du balcon" depuis le siège de son parti à Ankara, le Premier ministre Ahmet Davutoglu s'est efforcé de minimiser l'ampleur de ce revers.

'Colonne vertébrale'

"Cette élection a montré une fois de plus que l'AKP était la colonne vertébrale de ce pays. Personne ne doit essayer de transformer une défaite en victoire", a-t-il lancé devant des milliers de partisans. "Nous allons poursuivre nos efforts pour changer la Constitution avec le soutien d'autres partis", a-t-il promis.

Premier ministre à poigne pendant onze ans, Recep Tayyip Erdogan a été élu haut-la-main président en août dernier et vise depuis la présidentialisation du régime et le renforcement de ses pouvoirs. Pour y parvenir son parti devait totaliser au moins 330 sièges pour faire passer une réforme de la Constitution.

Alors que la Constitution lui impose une stricte neutralité, le chef de l'Etat a fait campagne pendant des semaines en réclamant "400 députés" pour changer le système parlementaire actuel. Ce régime est "un obstacle au changement", a-t-il répété.

Pendant toute la campagne, l'opposition s'est opposée vigoureusement à son projet, qualifié de "dictature constitutionnelle".

"Nous avons mis un terme à ce qui était une ère de répression par des moyens démocratiques", s'est réjoui le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu. "La Turquie a gagné, la démocratie a gagné", a-t-il insisté.

"C'est le début de la fin pour l'AKP", a commenté le chef du MHP, Devlet Bahçeli.

Grand vainqueur de la soirée, le chef de file du parti kurde HDP, Selahattin Demirtas, a réussi son pari. Ce "quadra" charismatique et ambitieux a mené une campagne moderne, très marquée à gauche et anti-Erdogan qui lui a permis d'élargir son audience au-delà de la seule communauté kurde (20% de la population turque).

Sitôt les résultats confirmés, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Diyarbakir, la "capitale" kurde du sud-est de la Turquie, pour célébrer la victoire du HDP en agitant des drapeaux et en klaxonnant.

La campagne a été marquée par de nombreuses violences, visant pour l'essentiel le HDP. Vendredi soir, un attentat à la bombe contre une réunion publique du HDP à Diyarbakir a fait deux morts et plusieurs centaines de blessés.

Aucun incident n'a été signalé pendant le scrutin.

Avec AFP

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L'ONU veut mieux protéger les migrants d'Afrique en route vers la Méditerranée

51 migrants, qui dérivaient sur un bateau en bois, sont secourus par des membres de l'ONG française SOS Mediterranée, au large des côtes de l'île de Lampedusa, le 25 juin 2020.

Les Nations unies ont demandé mercredi 100 millions de dollars pour mieux protéger, en Afrique, les migrants qui tentent de rejoindre la Méditerranée pour se rendre en Europe, à l'heure où l'escalade des conflits multiplie les candidats au départ.

Cet appel intervient alors que le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, dont les avis ne sont pas contraignants, a accusé mercredi l'Italie d'avoir trop tardé à secourir des migrants en Méditerranée en 2013, lors d'un naufrage qui a coûté la vie à 200 personnes.

En 2020, 1.064 décès ont été enregistrés dans la zone centrale et occidentale de la Méditerranée, selon l'ONU.

Face à ce drame, "la priorité absolue est d'offrir des alternatives sûres et viables à ces dangereux périples caractérisés par les abus et la mort", souligne le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Désireuse de renforcer la protection des réfugiés en route vers la Méditerranée dans les pays africains, l'agence lance un appel d'un peu plus de 100 millions de dollars (82.500 euros).

Le HCR se dit "profondément préoccupé" par l'escalade des conflits et l'ampleur des déplacements au Sahel, par les nouveaux mouvements de population dans l'Est et la Corne de l'Afrique, et par l'augmentation des arrivées par mer dans les îles Canaries.

La violence au Sahel a déjà forcé à ce jour environ 2,9 millions de personnes à fuir, selon le HCR.

En l'absence de perspectives de paix et de stabilité dans la région, "il est fort probable" que d'autres mouvements de population se produiront de nouveau et que beaucoup continuent à tenter la périlleuse traversée maritime vers l'Europe, s'inquiète l'organisation.

- Pandémie-

En outre, la pandémie de Covid-19 n'a pas mis un frein aux envies de départ des migrants, selon l'envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée centrale, Vincent Cochetel.

Au contraire: l'impact socio-économique du Covid a poussé un plus grand nombre de personnes à tenter la traversée de la Méditerranée, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Quelques 70.650 personnes sont partis en 2020 de Libye (+58%), Tunisie (+310%) et Algérie (+209%), soit globalement 141% de plus que l'année précédente, selon le HCR.

Avant de tenter la traversée, nombreux sont ceux qui fuient vers d'autres pays sur le continent africain.

"Beaucoup de ces personnes fuient les violences et la persécution et ont des besoins immenses et urgents en matière de protection. Il est essentiel qu'un soutien vital ainsi que des services de protection leur soient assurés dans les pays vers lesquels elles ont fui initialement", a indiqué M. Cochetel.

"Nous recevons des témoignages poignants des brutalités et des abus dont sont victimes les réfugiés et les migrants sur les routes qui mènent à la Méditerranée. Beaucoup sont la proie de trafiquants et de passeurs et sont maltraités, extorqués, violés, et parfois tués ou laissés pour morts", a-t-il souligné.

L'appel de fonds lancé par le HCR découle du plan d'action stratégique pour 2021 lancé par l'organisation, qui vise à accroître l'accès, l'identification et l'assistance aux réfugiés le long de leurs itinéraires, ainsi qu'à améliorer l'accès à l'éducation et aux moyens de subsistance dans les pays d'asile.

"Il est, pour nous, presque trop tard pour intervenir lorsque les gens arrivent en Libye ou dans le Sahara occidental. Il faut investir (...) tout au long du parcours, et pas seulement dans les Etats côtiers", a relevé l'envoyé du HCR.

Afin de limiter le recours aux dangereux périples terrestres et maritimes, le HCR appelle par ailleurs les Etats à favoriser les voies d'accès sûres et légales pour les réfugiés, y compris par le biais du regroupement familial.

"Nous devons développer les capacités d'asile dans plusieurs pays, y compris en Afrique du Nord, où le cadre juridique pour les réfugiés reste inexistant", a insisté M. Cochetel.

Somalie: l'ONU appelle à un consensus rapide pour organiser les élections

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed arrive pour la cérémonie de prestation de serment de Cyril Ramaphosa à Pretoria, en Afrique du Sud, le 25 mai 2019.

Ce pays de la Corne de l'Afrique devait initialement organiser des élections législative et présidentielle avant le 8 février, mais le processus s'est embourbé dans les désaccords entre le gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la communauté internationale, et les États régionaux somaliens.

Respecter cette date butoir est désormais "irréaliste", a reconnu M. Swan, étant donné les nombreux retards qui s'accumulent.

L'enjeu est selon lui de trouver un consensus pour éviter de déstabiliser ce pays déjà fragilisé par les violences entre clans et l'insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

"La crainte, c'est que dépasser la date du 8 février sans accord clair nous emmène dans une situation imprévisible", a déclaré M. Swan lors d'une conférence de presse en ligne depuis Mogadiscio.

"Nous cherchons vraiment à (...) encourager les dirigeants somaliens à exploiter chaque occasion pour surmonter ces différends, et à prendre une décision dans les tout prochains jours afin de trouver des réponses, de trouver des solutions, bien avant le 8 février", a-t-il ajouté.

- "Climat de méfiance" -

La Somalie s'était initialement fixé l'objectif ambitieux de tenir ses premières élections entièrement démocratiques depuis 1969 en donnant une voix à chaque citoyen lors du scrutin. Selon le complexe système actuel, des délégués spéciaux élisent les parlementaires, qui votent ensuite pour le président.

Mais ce processus a patiné en raison de multiples désaccords politiques.

Mi-septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio avaient finalement trouvé un accord. Celui-ci abandonnait la promesse dite du "un homme, une voix" mais prévoyait l'organisation d'élections indirectes, avec un système revisité, qui devaient se tenir avant la fin du mandat de Farmajo en février.

La communauté internationale appelle à respecter ce cadre et s'oppose à tout processus électoral parallèle ou alternatif, a fait savoir M. Swan.

"Il y a malheureusement un climat de méfiance entre de nombreux leaders politiques en Somalie", a-t-il déploré.

Mercredi, plusieurs candidats d'opposition ayant des ambitions présidentielles ont assuré ensemble vouloir trouver un accord politique pour organiser des élections avant le 8 février et ont demandé au gouvernement d'entamer des "négociations".

Selon eux, le pouvoir fédéral de Mogadiscio s'est jusqu'ici montré "incapable d'engager ou d'appeler à un dialogue national avec les différentes parties prenantes pour atteindre un compromis". Ils ont aussi mis en garde le gouvernement contre toute tentation d'organiser des élections partielles.

Les Nations Unies avaient qualifié "de réalisation historique" l'introduction annoncée d'un système électoral universel en Somalie, après des décennies de guerre et d'instabilité.

Mais les observateurs avaient jugé cette réforme improbable en raison des tensions politiques, des aspects techniques et des enjeux de sécurité liés aux insurgés islamistes shebab.

Le fragile gouvernement fédéral contrôle seulement une partie du territoire somalien, malgré le soutien de la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).

Davos : Poutine se dit "prêt" à de meilleures relations avec les Européens

Le président russe Vladimir Poutine dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 10 décembre 2020.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi, lors d'un discours vidéo au forum de Davos, à de meilleures relations entre Moscou et l'Union européenne, ajoutant que son pays était "prêt" à revenir à un "agenda positif".

S'adressant au Forum économique mondial pour la première fois depuis 2009, M. Poutine a affiché un ton conciliant, soulignant que l'Europe et la Russie partagaient une histoire commune.

"Bien entendu, l'Europe occidentale et la Russie devraient être ensemble. La situation actuelle n'est pas normale", a indiqué le président russe, alors que Moscou et l'UE traversent une période de crise profonde dans leurs relations avec notamment les désaccords sur l'Ukraine, la Syrie et des accusations d'ingérence et d'espionnage.

"Si nous pouvons surmonter les problèmes du passé, alors une phase positive dans nos relations nous attend", a poursuivi M. Poutine.

"Nous sommes prêts à cela, nous le voulons", a-t-il lancé, sans pour autant préciser comment Moscou et l'UE pourraient améliorer leurs relations.

Ces déclarations interviennent après des manifestations anti-pouvoir dans toute la Russie, le 23 janvier, pour dénoncer l'arrestation de l'opposant Alexeï Navalny arrêté à son retour à Moscou après des mois de convalescence en Allemagne pour un empoisonnement présumé.

L'arrestation de M. Navalny a été condamnée par les capitales européennes qui appellent à sa libération immédiate.

L'équipe de l'opposant russe a demandé, elle, l'adoption de nouvelles sanctions européennes à l'encontre de proches de Vladimir Poutine.

Mercredi, la diplomatie russe a pour sa part soutenu que les accusations européennes dans l'affaire Navalny avaient "mis en doute la possibilité de construire une interaction supplémentaire avec l'Union européenne".

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a précisé que la réaction de l'UE dans ce dossier constituait "l'apogée d'initiatives hostiles".

La Russie est déjà sanctionnée par les Occidentaux notamment pour l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Iran: nouveau survol d'un bombardier américain dans le Golfe

Un B-52 Statofortress de l'armée de l'air américaine effectue un survol du Capital One Field avant un match de football universitaire de la NCAA entre le Maryland et le Michigan, le samedi 2 novembre 2019, à College Park, au Maryland.

Un bombardier américain B-52 a survolé mercredi la région du Golfe, dans la troisième démonstration de force dirigée vers les adversaires des Etats-Unis, notamment l'Iran, depuis le début de l'année.

Le bombardier lourd dit "Stratofortress", qui peut transporter des armes nucléaires, a décollé de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane (sud des Etats-Unis), et volé en formation avec des chasseurs F-15 de l'armée de l'air saoudienne, a indiqué dans un communiqué le commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Cette mission était destinée à "démontrer la capacité de l'armée américaine à déployer des forces aériennes partout dans le monde pour dissuader de toute éventuelle attaque et montrer l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de la région", a souligné Centcom.

C'est le troisième survol de la région par des B-52 depuis le début de l'année mais le premier depuis l'arrivéeà la Maison Blanche du président Joe Biden, qui n'apparait pas vouloir changer de stratégie militaire au Proche-Orient mais a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec Téhéran.

Même si l'armée américaine a réduit sa présence militaire en Irak et Afghanistan sous la direction de l'ex-président Donald Trump, portant le contingent à 2.500 militaires dans chaque pays, le Pentagone a fortement renforcé sa posture autour de l'Irak pour dissuader l'Iran d'y attaquer ses troupes.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit, mais ils restent positionnés pour répondre à toute éventualité partout dans le monde et déterminés à le faire", a ajouté le commandement militaire américain.

Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

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