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Turquie : Arrestation de deux membres présumés de l'EI préparant un attentat suicide au Nouvel An

Un vehicle de police aux alentours de l'Ambassade U.S. a Ankara, Turkquie, juin 22, 2013

Deux membres présumés du groupe de l'Etat islamique (EI) soupçonnés de préparer un double attentat suicide à Ankara pendant les fêtes de fin d'année ont été arrêtés mercredi par la police turque, en état d'alerte maximale depuis l'attentat meurtrier d'octobre dans la capitale

Ces arrestations interviennent dans un contexte de renforcement des mesures de sécurité face à des menaces terroristes dans d'autres pays, notamment en Belgique, Autriche où à Moscou, après les attentats jihadistes du 13 novembre à Paris.

"Dans le cadre d'une enquête instruite par le parquet d'Ankara et les travaux menés par la police d'Ankara, deux individus membres de l'organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l'EI) ont été capturés lors d'une intervention réussie avant même de passer à l'acte", a indiqué le gouvernorat d'Ankara dans un communiqué en ligne.

Les suspects ont été présentés sous leurs initiales, M.C et A.Y, sans autre détail.

"Un gilet explosif prêt à être utilisé et un sac à dos rempli d'explosifs et renforcé par des billes et des tiges d'acier ont été saisis" par la police lors de l'opération, selon le même texte.

Les deux suspects ont été interpellés par la police antiterroriste dans une banlieue populaire d'Ankara, à Mamak, a indiqué à l'AFP une source officielle.

Selon les chaînes de télévision, les deux suspects étaient pris en filature depuis un certain temps par la police spéciale.

Ils s'apprêtaient à commettre des attentats suicide jeudi soir à deux endroits (devant un centre commercial et sur une rue branchée) de la place centrale de Kizilay, lieu traditionnel des festivités du Nouvel an, selon ces chaînes, qui ont cité le bureau du procureur en chef d'Ankara, deuxième ville de Turquie derrière Istanbul, avec une population de 5,2 millions.

Des milliers de personnes se réunissent traditionnellement sur cette place pour fêter l'arrivée de la nouvelle année.

- Etat d'alerte -

La Turquie est en état d'alerte depuis le double attentat suicide qui a fait 103 morts et plus de 500 blessés devant la gare centrale d'Ankara le 10 octobre avant un rassemblement en faveur de la paix organisée par les mouvements pro-kurdes. Les autorités islamo-conservatrices d'Ankara avaient présenté l'EI comme le suspect numéro un de cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire du pays.

Depuis, les arrestations se sont multipliées parmi les milieux jihadistes de la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan, longtemps accusée de complaisance à l'égard des groupes islamistes radicaux.

La Turquie qui fait partie de la coalition internationale menée par les Etats-Unis pour lutter contre l'EI, partage de longues frontières avec la Syrie et l'Irak, deux pays dont l'EI contrôle de larges zones.

Les deux hommes arrêtés mercredi planifiaient une attaque encore plus sanglante que celle d'octobre qui a provoqué une onde de choc dans le pays, affirme l'édition en ligne du journal Hürriyet.

Les autorités turques ont d'autre part établi une liste de plus de 26.000 jihadistes présumés à qui elles interdisent l'entrée sur le territoire et ont multiplié les expulsions, plus de 2.300 depuis le 1er janvier 2014, selon les dernières statistiques gouvernementales.

L'Europe est aussi sur le qui-vive depuis les attentats de Paris qui ont fait 130 morts.

Mardi les forces de l'ordre belge ont arrêté deux personnes soupçonnées de préparer des attentats à Bruxelles durant les fêtes de fin d'année.

En Autriche la police a indiqué samedi avoir relevé le niveau de sécurité à Vienne et dans d'autres villes du pays après avoir été avertie de l'éventualité d'attentats pendant la période des fêtes.

Et à Moscou, l'emblématique Place Rouge, lieu de rassemblement traditionnel pour le Nouvel an, sera cette année pour la première fois fermée au public pour le réveillon, ont annoncé lundi les autorités, dans un contexte de craintes d'attentats visant la capitale russe.

Avec AFP

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

Visite d'une délégation israélienne au Soudan

Une combinaison de photos montre un drapeau israélien, à gauche, lors d'un rassemblement à Tel-Aviv, le 19 septembre 2020, et un drapeau soudanais lors d'un rassemblement à l'est de la capitale Khartoum, le 3 juin 2020.

Une importante délégation israélienne s'est rendue lundi à Khartoum pour discuter du processus de normalisation des relations en cours entre l'Etat hébreu et le Soudan, ont annoncé mardi les autorités israéliennes.

Depuis l'annonce en octobre d'un accord entre les deux pays, des responsables israéliens et américains se sont rendus ensemble à Khartoum mais la visite de lundi était la "première" dirigée par un ministre israélien, celui du Renseignement, Eli Cohen, ont fait valoir ses services à Jérusalem.

Les responsables se sont notamment entretenus avec le chef du Conseil souverain de transition soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhane, ainsi que le ministre soudanais de la Défense, le général Yassine Ibrahim, selon le gouvernement israélien.

"Cette visite a jeté les bases de nombreuses collaborations importantes, qui aideront à la fois Israël et le Soudan, la stabilité et la sécurité dans la région (...) et déboucheront sur de nouveaux accords avec les pays de la région", a déclaré M. Cohen, qui a invité M. Al-Burhane en Israël.

Les deux pays ont discuté de l'"approfondissement de leur coopération en matière de renseignement" et de la possibilité pour Israël de se joindre au Conseil de la Mer Rouge, entité régionale dont l'Egypte --qui entretient des relations officielles avec Israël-- et l'Arabie saoudite, un candidat potentiel à la normalisation, sont aussi membres, ont précisé les autorités israéliennes.

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan est devenu en octobre le troisième pays arabe à annoncer en 2020 un accord de normalisation avec l'Etat hébreu et, ce, en dépit de protestations dans le pays contre ce rapprochement avec un ancien ennemi.

L'accord de normalisation a été signé début janvier. Khartoum a obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis après avoir été retiré de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme pour avoir notamment accueilli l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990.

L'accord doit toutefois être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition, après la chute en avril 2019 du régime islamiste d'Omar el-Béchir, qui a régné sur le pays pendant trois décennies.

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