Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tunisie

Double attentat suicide à l'ambassade américaine à Tunis, six blessés

Attroupement autour du site d'un attentat suicide près de l'ambassade des États-Unis à Tunis, en Tunisie, le 6 mars 2020. (Photo: REUTERS/Zoubeir Souissi)

Un double attentat suicide a visé vendredi des policiers qui protégeaient l'ambassade des Etats-Unis à Tunis, blessant cinq agents et un civil, la première attaque dans la capitale tunisienne en huit mois.

En juin 2019, un double attentat suicide à Tunis revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI) avait mis en évidence la résilience des groupes extrémistes, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée dans le pays.

L'explosion de vendredi a retenti en fin de matinée près de l'ambassade américaine, dans le quartier des Berges du Lac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville, un secteur protégé en permanence par d'importants barrages de sécurité.

La police scientifique a rapidement été dépêchée sur les lieux, survolés par un hélicoptère, alors que des policiers sous le choc ont bouclé le périmètre, selon une journaliste de l'AFP.

"C'est dur de devoir continuer à travailler alors que tu viens de voir tes collègues blessés," a réagi un policier sur place.

Au moment où la zone était évacuée, un jeune d'une vingtaine d'année a été arrêté et emmené par la police, selon la journaliste de l'AFP, sans qu'aucun lien ne soit clairement établi à ce stade avec l'attaque.

"Deux personnes ont pris pour cible une patrouille de sécurité dans (...) la rue menant à l'ambassade américaine", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

"L'opération a entraîné la mort des deux assaillants, blessé cinq policiers, et légèrement un civil", a précisé le ministère, selon qui "toutes les unités de sécurité ont été placées en état d'alerte élevée".

Etat d'urgence

Les cordons de sécurité ont notamment été renforcés devant le ministère de l'Intérieur, sur la principale avenue du centre de Tunis, où la circulation automobile a été interrompue.

Chaque attaque replonge le pays dans le souvenir des attentats suicide dont il a été l'objet après sa révolution de 2011.

La Tunisie est sous état d'urgence depuis novembre 2015 et une attaques suicide contre la garde présidentielle en plein centre de Tunis, dans lequel 12 agents ont été tués. Elle avait été également revendiquée par l'EI.

Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et de 59 touristes étrangers.

En septembre 2012, l'ambassade américaine avait déjà été visé par des manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste, qui entendaient protester contre un film islamophobe réalisé aux Etats-unis. Quatre personnes avaient été tuées et des dizaines blessées lors de violents affrontements entre la police et manifestants.

Après une série d'attaques qui avaient notamment visé des touristes sur une plage à Sousse (est) et au célèbre musée du Bardo à Tunis en 2015, la situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces trois dernières années.

Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et ponctuellement à Tunis.

Fin juin 2019, le double attentat suicide revendiqué par l'EI avait visé des policiers dans le centre de Tunis et devant une caserne et coûté la vie à un policier.

En octobre 2018, une femme d'une trentaine d'années avait déclenché un engin explosif artisanal près d'une patrouille de police en pleine centre ville, faisant 26 blessés.

Toutes les actualités

Afrotech avec Arzouma: une Tunisienne lance une école d'animation 3D

Afrotech avec Arzouma: une Tunisienne lance une école d'animation 3D
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:51 0:00

Minute Eco: Moratoire sur le confinement des employés des sites miniers en RDC

Minute Eco: Moratoire sur le confinement des employés des sites miniers en RDC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Identifier les migrants décédés en mer, un travail minutieux pour la Tunisie

Identifier les migrants décédés en mer, un travail minutieux pour la Tunisie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Grève sur des sites pétroliers tunisiens dans le sud

Des travailleurs tunisiens lors d'une manifestation devant le siège du syndicat national dans la capitale Tunis, le 17 janvier 2019.

Des employés de sites pétroliers dans le Sahara tunisien se sont mis en grève ouverte samedi à l'appel du puissant syndicat UGTT pour appuyer les demandes des habitants de la région réclamant des emplois, ont indiqué le ministère de l'Energie et le syndicat.

La production de pétrole est "partiellement affectée", a indiqué à l'AFP Hamed Elmatri, conseiller chargé des hydrocarbures au ministère de l'Energie, tout en soulignant que des négociations étaient en cours.

Cette grève intervient après des troubles sociaux fin juin à Tataouine (sud), aux portes du désert, lorsque la police avait tenté de disperser par la force des sit-in de chômeurs réclamant les emplois promis par le gouvernement en 2017.

Cette année-là, après plusieurs semaines de blocage de la production pétrolière sur le site d'El Kamour, le gouvernement avait signé un accord sous la médiation de l'UGTT, prévoyant d'importants investissements dans cette région marginalisée et des milliers de recrutements dans des structures publiques.

Mais en trois ans, moins de la moitié de cet accord a été concrétisé, selon l'ONG anti-corruption I Watch.

A l'issue de deux conseils ministériels spéciaux, le gouvernement a annoncé mercredi la concrétisation de 500 embauches d'ici 2020.

Le Premier ministre Elyes Fakhfakh, fragilisé par des luttes de pouvoir, a assuré jeudi que "l'Etat tiendra ses engagements envers la région de Tataouine", tout en s'excusant "pour les excès et les injures" commis par les policiers à Tataouine.

Face à ces annonces jugées insuffisantes, la plupart des services publics se sont mis en grève vendredi à Tataouine, à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT.

La production de pétrole tunisienne est de 38 à 40.000 barils par jours en moyenne, dont 55% environ est produit dans la région de Tataouine, où sont implantés l'Autrichien OMV, l'Italien ENI et l'Anglais Atog, selon le ministère de l'Enrgie.

A Tunis, les femmes se mettent au vélo, brisant la barrière du genre

A Tunis, les femmes se mettent au vélo, brisant la barrière du genre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG