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Trump se rendra à Séoul fin juin pour discuter de la Corée du Nord

Le président américain Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 3 mai 2019. REUTERS / Jonathan Ernst

Le président américain Donald Trump se rendra en juin en Corée du Sud pour rencontrer son homologue Moon Jae-in et discuter du dossier nucléaire nord-coréen, actuellement dans l'impasse, a annoncé mercredi la Maison blanche.

Il s'agira de la seconde entrevue des deux chefs d'Etat depuis le fiasco du second sommet entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, en février à Hanoi.

La visite de M. Trump s'inscrira dans le cadre de son déplacement au Japon où se déroule un sommet du G20 les 28 et 29 juin.

Les deux hommes "vont poursuivre la coordination étroite des efforts pour parvenir à la dénucléarisation complète et totalement vérifiée de la République populaire démocratique de Corée", indique la Maison blanche en citant le nom officiel du régime nord-coréen, sans préciser de date à cette escale sud-coréenne.

Elu il y a deux ans, au moment où la péninsule coréenne était au bord de la guerre nucléaire, M. Moon, qui a toujours défendu le dialogue avec le Nord, a été un grand artisan de l'extraordinaire détente apparue l'année dernière, et qui a permis deux sommets historiques entre MM. Trump et Kim.

Mais s'ils sont deux alliés très proches, Séoul et Washington ont semblé parfois ne pas être totalement en phase sur l'approche à adopter vis-à-vis de Pyongyang. Une divergence encore illustrée dans la façon dont la Corée du Sud a présenté la prochaine rencontre entre MM. Trump et Moon.

Dans un communiqué, la présidence sud-coréenne a expliqué que les deux dirigeants discuteraient de "l'établissement d'un régime de paix durable au travers de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", et pas uniquement du Nord.

La "dénucléarisation de la péninsule coréenne" était le terme utilisé dans la déclaration commune signée par MM. Trump et Kim lors de leur premier sommet, en juin à Singapour.

Mais c'est une formule très vague qui se prête à de nombreuses interprétations possibles. Et le processus diplomatique entre Washington et Pyongyang s'est enlisé ces derniers mois en raison d'un désaccord sur le sens de cette formule.

Par le passé, la Corée du Nord a pu avancer que la dénucléarisation incluait le retrait du parapluie nucléaire américain et des 28.500 militaires américains stationnés au Sud.

L'annonce de cette rencontre intervient une semaine après le lancement par Pyongyang de deux missiles de courte portée, le deuxième essai militaire en moins d'une semaine.

Il s'agissait d'une première en un an et demi.

Le second sommet entre MM. Trump et Kim a avorté à Hanoi en raison de l'incapacité des deux hommes à se mettre d'accord sur les concessions que Pyongyang devrait faire en échange de la levée des sanctions internationales.

Outre la Corée du Nord, MM. Trump et Moon "vont également discuter des façons de renforcer l'alliance Etats-Unis/Corée du Sud et l'amitié entre nos deux peuples", a ajouté la Maison Blanche mercredi.

Avec AFP

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La Chine lance son Nasdaq pour rivaliser avec les USA dans la tech

L'ex-chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne prononçant un discours devant la Bourse de Shanghai, Chine, le 22 septembre 2015.

La Chine dispose désormais d'un équivalent à l'indice new-yorkais Nasdaq: les premières cotations ont débuté lundi sur une nouvelle plateforme de la Bourse de Shanghai dédiée aux valeurs du secteur technologique, qui fait l'objet d'une rivalité croissante entre Pékin et Washington.

Il s'agit de l'une des réformes les plus importantes du marché chinois, à l'heure où le géant asiatique s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers les nouvelles technologies et les produits à haute valeur ajoutée, et en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Baptisé "STAR Market", le Nasdaq chinois dispose de règles d'introduction en Bourse considérablement assouplies pour aider les entreprises prometteuses à lever plus facilement des capitaux afin de financer leur développement.

L'objectif affiché est aussi de retenir en Chine continentale les pépites nationales de la tech, à l'heure où le géant asiatique rivalise avec les États-Unis pour dominer le crucial secteur technologique.

"Si la Chine n'avait pas lancé une nouvelle plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, elle aurait raté une opportunité de basculer son développement économique vers celui de la nouvelle économie", estime Yang Delong, économiste en chef chez First Seafront Fund Management, basé à Shenzhen.

Les géants chinois Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) se sont introduits il y a plusieurs années à Wall Street. Le mastodonte Tencent (internet) a lui choisi la Bourse de Hong Kong.

Lorsque de grandes entreprises chinoises sont cotées à l'étranger, Pékin a moins d'influence sur leurs levées de fonds. Les restrictions de la Chine sur l'achat d'actions étrangères empêche par ailleurs les investisseurs chinois de participer au succès de ces sociétés.

Plus de 3.000 sociétés sont actuellement cotées au Nasdaq à Wall Street, quand son équivalent chinois à Shanghai n'en compte pour le moment que 25, sans aucun nom connu.

Contrairement à la législation actuelle qui prévaut, le "STAR Market" permet à des entreprises n'ayant pas encore généré de bénéfices d'être cotées en Bourse.

Lors des cinq premiers jours de cotation, aucune limite de fluctuation journalière n'est imposée (elle est de 10% pour les Bourses de Shanghai et de Shenzhen). Après cette courte période, la limite sera toutefois fixée à 20%.

Ce projet de créer à Shanghai une plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, sur le modèle de l'indice Nasdaq new-yorkais, avait été dévoilé en novembre par le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, c'est surtout Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale après Shanghai, qui se distinguait par la coloration technologique de sa cote.

Avec AFP

Presque 100% de participation à des élections locales en Corée du Nord

Des groupes d'animation le jour du scrutin dans un bureau de vote de Pyongyang, en Corée du Nord, le dimanche 10 mars 2019. (Photo AP / Dita Alangkara)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a voté lors d'élections locales organisées dans tout le pays dimanche, avec une participation avoisinant les 100% comme lors de chaque scrutin en Corée du Nord.

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que les opérations de vote tiennent lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire et de renforcer la fidélité envers le régime.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, le taux de participation s'est élevé à 99,98%, soit 0,01% de mieux que lors des précédentes élections locales de 2015.

Seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ont pas pu prendre part au vote, a précisé l'agence officielle. En revanche, les "électeurs en proie à des problèmes liés à l'âge ou à la maladie ont pu glisser leur bulletin de vote dans des urnes mobiles".

Ces élections sont destinées à pourvoir des assemblées au niveau des provinces, des villes et des comtés. Généralement, 99% des électeurs votent "oui" pour des candidats uniques.

Kim Jong Un s'est rendu dans un bureau de vote de la province de Hamgyong Nord et a voté pour deux candidats, Ju Song Ho et Jong Song Sik se présentant à des responsabilités dans des comtés de la région, selon KCNA.

Il "les a chaudement encouragés à devenir les fidèles serviteurs du peuple en accomplissant leur devoir de manière à répondre aux espoirs du peuple", ajoute l'agence.

En 2014, le dirigeant suprême s'était lui-même porté candidat à l'Assemblée suprême du peuple (ASP), le Parlement nord-coréen. Il avait été élu avec 100% des voix dans la circonscription du Mont Paektu, un volcan à la frontière chinoise révéré comme le berceau mythique du peuple coréen.

Avec AFP

L'ONU veut "renforcer l'action mondiale" contre les liens criminalité/terrorisme

Le secretaire d'Etat américain Rex Tillerson lors du conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 15 decembre 2017.

Le Conseil de sécurité a adopté vendredi à l'unanimité une résolution appelant les Etats membres de l'ONU à "mieux coordonner leurs efforts à tous les niveaux afin de renforcer l'action mondiale visant à rompre les liens entre terrorisme international et criminalité organisée".

Ces liens au niveau national ou transnational pourront être mieux combattus avec un effort accru dans "la collecte d'informations" et "les échanges d'informations opérationnelles et de renseignements financiers", précise la résolution rédigée par le Pérou.

Lorsque ces renseignements financiers portent sur "les activités, les déplacements et les circuits des terroristes et des réseaux de terroristes, notamment les combattants terroristes étrangers", ils peuvent aider à "mieux connaître et comprendre la nature et l'étendue des liens qui peuvent exister entre le terrorisme et la criminalité organisée", ajoute le texte.

La résolution appelle aussi les "Etats membres à enquêter sur les réseaux criminels organisés impliqués dans la traite des personnes, à les désorganiser et à les démanteler", en application de leur législation nationale, incluant les lois contre le blanchiment d'argent, la corruption ou la lutte contre le terrorisme.

Lors des prises de parole, la Russie, sans autre précision, a notamment appelé ses partenaires au Conseil de sécurité à ne pas politiser cette question des liens entre criminalité et terrorisme, soulignant que le travail devait se poursuivre après le premier pas engagé par cette résolution.

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