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Trump et les démocrates: vers deux ans de guerre ouverte au Congrès

Le président Donald Trump le 5 mars 2019 devant les conservateurs de la conférence CPAC, à National Harbor (AP Photo/Jose Luis Magana)

"Président harcelé", "enquête honteuse", des démocrates devenus "fous": Donald Trump et le Congrès croisaient violemment le fer mardi après le déclenchement d'une batterie d'enquêtes parlementaires qui promettent de plomber les deux dernières années de mandat du président américain.

Dans une série de tweets rageurs, le président républicain a accusé les démocrates de mener le "plus grand abus de pouvoir de l'histoire" des Etats-Unis.

"Ils se lancent dans une grande croisade désespérée à la recherche d'un crime, alors que le vrai crime est ce que font les démocrates", a-t-il dénoncé dans un tweet. Et d'ajouter, en majuscules: "PRESIDENT HARCELÉ!"

La fureur présidentielle suit l'annonce, lundi, d'une salve d'enquêtes parlementaires ouvertes par les démocrates.

Des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne du milliardaire lors de la présidentielle de 2016 jusqu'aux paiements à des maîtresses supposées pour les faire taire: tout va passer au crible des démocrates, bien décidés à en découdre avec le président républicain maintenant qu'ils ont repris la majorité, de la Chambre des représentants.

Cette victoire politique en janvier leur a donné le contrôle des puissantes commissions et le pouvoir d'enquêter.

Dans une avalanche de lettres, la commission judiciaire de la Chambre a sommé lundi 81 personnalités et organisations de lui livrer des documents, dont les deux fils Trump, Eric et Donald Jr., son gendre Jared Kushner, ainsi que plusieurs proches associés ou ex-hauts responsables de la Maison Blanche.

En parallèle, d'autres commissions ont réclamé les rapports détaillés sur des échanges entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, tenus secrets jusqu'ici.

Plus question pour les démocrates d'attendre les conclusions du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur le dossier russe et pourrait boucler bientôt ses investigations. Une "chasse aux sorcières", martèle Donald Trump.

- Revers sur l'"urgence nationale" -

Indignée, la Maison Blanche accuse les démocrates de vouloir "détourner l'attention de leur programme radical", en référence à l'orientation à gauche de personnalités de plus en plus nombreuses.

Derrière ces accusations et soupçons croisés se profilent déjà les arguments de la prochaine campagne électorale.

"En fait, ils ont commencé la campagne", a lancé Donald Trump mardi en direction des démocrates, tout en affirmant que les électeurs n'étaient pas dupes. "Ils voient ça et se disent qu'on harcèle le président".

Le locataire de la Maison Blanche reste extrêmement populaire chez les républicains, à plus de 90%, et sa cote générale a remonté ces dernières semaines. Le risque existe bien pour les démocrates de lasser, voire d'indigner, l'électorat modéré avant les élections présidentielle et parlementaires de novembre 2020.

Pour l'instant, les chefs démocrates martèlent d'ailleurs qu'il n'est pas question de lancer une procédure de destitution, ou "impeachement" contre le président.

Ils ont sans doute encore en mémoire la procédure d'"impeachement" menée contre Bill Clinton par les républicains à la fin des années 1990. Le président démocrate avait finalement été acquitté par le Sénat... et aux élections parlementaires suivantes, ce sont les républicains qui avaient perdu des sièges.

Dans un sondage Quinnipiac publié mardi, 59% des Américains interrogés sont contre une procédure de destitution, alors même que 64% estiment que Donald Trump a commis des délits avant de gagner la présidence.

Le Sénat reste en plus aujourd'hui contrôlé par les républicains, où le soutien à Donald Trump demeure solide.

Mais il se craquèle parfois lorsque le président prend ses décisions les plus controversées.

C'est ainsi que Donald Trump devrait bientôt y recevoir un camouflet sur le financement d'urgence du mur anti-immigration clandestine qu'il a promis d'ériger à la frontière mexicaine. Cette procédure exceptionnelle lui permet de contourner le Congrès, normalement seul habilité à débloquer le budget pour ce projet.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a reconnu lundi avoir dénombré assez de rebelles dans ses rangs pour bloquer la mesure présidentielle, lors d'un vote dont la date n'a pas encore été fixée.

La chambre basse a déjà adopté cette résolution de désapprobation. Un rejet du Sénat contraindra Donald Trump à y mettre son premier veto présidentiel s'il veut sauver son projet de mur.

Avec AFP

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Trump veut le retour des astronautes américains sur la Lune dans cinq ans

Décollage de la navette spatiale américaine (Marshall Space Flight Center/NASA via AP).

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé mardi que la politique officielle des Etats-Unis était de faire revenir des astronautes américains sur la Lune d'ici cinq ans, et qu'une femme serait la prochaine à en fouler le sol.

"Sur ordre du président, la politique officielle de cette administration et des Etats-Unis d'Amérique est de faire revenir des astronautes américains sur la Lune d'ici cinq ans", a déclaré Mike Pence lors d'un discours à Huntsville, dans l'Alabama, où sont fabriquées une partie des fusées américaines depuis des décennies.

"La première femme et le prochain homme sur la Lune seront des astronautes américains, lancés par des fusées américaines depuis le sol américain", a déclaré Mike Pence.

Le calendrier jusqu'à présent était un retour en 2028, mais le gouvernement de Donald Trump a exprimé sa frustration face aux retards et aux dépassements de budget du programme de la Nasa pour construire sa prochaine grande fusée SLS, dont le premier vol a été repoussé récemment à 2021.

Le vice-président a vertement tancé l'agence spatiale durant son discours, critiquant "l'inertie bureaucratique" de l'agence et appelant à un "nouvel état d'esprit".

Il a menacé de confier aux lanceurs privés les futures missions si la Nasa n'était pas prête à temps.

"Si les fusées privées sont la seule façon de ramener des astronautes américains sur la Lune dans cinq ans, alors ce sera des fusées privées", a-t-il lâché.

Le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, a dit récemment qu'une femme serait sans doute la prochaine à fouler le sol lunaire, où aucun humain n'est retourné depuis 1972.

Signature du décret américain reconnaissant la souveraineté d'Israël sur le Golan

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Une youtubeuse arrêtée pour des sévices sur ses enfants adoptifs

L'Américaine Machelle Hobson mettait en scène ses enfants déscolarisés dans des vidéos vues des millions de fois sur YouTube. Mais hors champ, elle est soupçonnée de les avoir couverts de spray lacrymogène, enfermés dans des placards et affamés.

L'animatrice de la chaîne "Fantastic Adventures", 47 ans, a été arrêtée avec deux de ses fils biologiques majeurs à son domicile de Maricopa, en Arizona. Elle reste en détention mais ses fils ont été relâchés.

Ses sept enfants adoptifs, âgés de 6 à 15 ans et déscolarisés, ont expliqué aux forces de l'ordre avoir été contraints de participer aux vidéos de leur mère et avoir été soumis à des punitions "quand ils oubliaient leur texte ou ne suivaient pas les consignes", selon un rapport de police.

L'éventail des châtiments était, selon eux, particulièrement cruel: elle les aspergeait avec une bombe lacrymogène de la tête aux pieds, les plongeait dans des bains glacés, les battait avec une ceinture et les enfermait pendant des heures sans leur donner à boire ou à manger. Un de ses fils a ajouté qu'elle lui avait pincé le pénis jusqu'à le faire saigner.

Leurs propos ont été confirmés par l'un des fils biologiques arrêtés avec elle pour "non dénonciation". Elle nie tout mauvais traitement, concédant juste des fessées. Les policiers étaient intervenus après qu'une de ses filles biologiques leur eut transmis les plaintes de sa petite sœur d'adoption.

Dans sa maison, ils ont découvert deux bombes lacrymogènes et un placard avec un verrou à l'extérieur, conforme aux descriptions des enfants. Ces derniers semblaient "mal nourris avec le teint pâle, de gros cernes sous les yeux, et une apparente maigreur", d'après le rapport.

La chaîne YouTube de Machelle Hobson, lancée en 2012, avait plus de 700.000 abonnés et 240 millions de vues ; ce qui lui a probablement rapporté des centaines de milliers de dollars. Ses vidéos, d'une dizaine de minutes, mettaient en scène ses enfants en train de jouer, sifflotant, se poursuivant avec des pistolets factices ou déguisés en super-héros. La plateforme a fermé sa chaîne.

Machelle Hobson devait comparaître en justice le 26 mars en vue d'une inculpation formelle.

Le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur de Trump

Des spécimens du mur à construire, présentés à San Diego, en Californie, le 5 février 2019.

Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annoncé lundi avoir débloqué un milliard de dollars pour la construction d'une section du mur frontalier voulu par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique.

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a demandé au Pentagone de construire un mur de 91 km de long dans la région de El Paso (Texas), et le corps du génie de l'armée de Terre "est autorisé à se coordonner directement avec le DHS et les gardes-frontières pour entreprendre la planification et la mise en oeuvre de ce projet à hauteur d'un milliard de dollars", a indiqué le ministre de la Défense par intérim dans un communiqué.

M. Shanahan justifie cette dépense par la loi fédérale. Un paragraphe de l'article 10 du Code des Etats-Unis "autorise le ministère de la Défense à construire des routes et des barrières et à installer des éclairages pour empêcher (...) le trafic de drogue transfrontalier".

"Par conséquent, j'ai décidé d'entreprendre (...) la construction d'un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut, de construire et de réparer les routes et d'installer des éclairages comme requis" par le DHS, précise M. Shanahan dans ce communiqué publié à une heure tardive, quelques heures seulement avant qu'il ne s'adresse au Congrès pour défendre le projet de budget du Pentagone.

Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu'il réclamait pour construire le mur frontalier, Donald Trump a déclenché le 15 février une procédure d'"urgence nationale" qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements.

Cette mesure exceptionnelle a indigné les démocrates, mais aussi des élus de son camp, qui estiment que le républicain outrepasse les pouvoirs présidentiels et crée un dangereux précédent.

Avec AFP

Pas de preuve de collusion dans le rapport Mueller

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