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Trump envisage de ne pas "certifier" l'accord avec l'Iran

Le président Donald Trump, Washington, 4 octobre 2017.

Le président Donald Trump saisit toutes les occasions pour critiquer l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien mais, selon des membres de son administration, plutôt que de le déchirer lui-même il envisage de se délester du problème en le transférant au Congrès.

Donald Trump doit prendre d'ici au 15 octobre une décision cruciale pour l'avenir de cet accord.

Car une loi oblige le président américain à dire au Congrès tous les 90 jours si l'Iran applique l'accord conclu avec les grandes puissances et si la levée des sanctions est bien dans l'intérêt national des Etats-Unis.

Selon plusieurs responsables au fait des délibérations au sein de la Maison Blanche interrogés par l'AFP, M. Trump a clairement indiqué ne pas avoir l'intention de "certifier" le respect des termes de l'accord par Téhéran.

Son administration a publiquement accusé l'Iran de violer "l'esprit" de l'accord mais certains responsables admettent en privé qu'il existe une différence entre flirter avec les limites et enfreindre concrètement les clauses.

Le chef d'état-major interarmées américain, le général Joe Dunford, a déclaré au Congrès que les compte-rendus qu'il a reçus "indiquent que l'Iran respecte ses obligations".

Mais les républicains subissent la pression de leurs donateurs et d'une partie de leur base électorale.

Donald Trump a affirmé solennellement le mois dernier devant l'ONU que cet accord était un "embarras pour les Etats-Unis". Et il a appelé les co-signataires occidentaux Londres, Paris et Berlin à le renégocier. En vain.

Une autre piste est désormais explorée par la Maison Blanche. Elle illustrerait clairement l'opposition du milliardaire républicain sans mettre fin immédiatement à l'accord, tout en transférant le fardeau de la certification trimestrielle au Congrès.

M. Trump pourrait invoquer une infraction iranienne ou --moins provocateur-- refuser de certifier le respect de l'accord par Téhéran. Il donnerait ainsi au Congrès 60 jours pour décider d'éventuelles sanctions.

Les débats sont intenses et les responsables américains avertissent que tout peut changer d'ici à la date butoir du 15 octobre. Mais "il semble qu'il penche dans cette direction", affirme l'un d'eux, faisant écho à d'autres membres de l'administration.

- Confrontation? -

Dans l'entourage du président, les faucons plaident pour une confrontation avec l'Iran tandis que certains conseillers mettent en garde contre le risque d'enflammer le Moyen-Orient et d'endommager les relations avec les alliés européens.

D'autres encore estiment inopportun de déclencher un bras de fer avec l'Iran en pleine escalade de tensions avec la Corée du Nord.

Poids lourd de l'administration Trump, le ministre de la Défense Jim Mattis a affirmé mardi que, selon lui, maintenir cet accord nucléaire était dans l'intérêt national des Etats-Unis.

En transférant la décision délicate au Congrès, Donald Trump pourrait entrouvrir la porte à un rejet de l'accord. Les parlementaires pourraient en effet imposer de nouvelles sanctions, qui seraient contraires aux termes de l'accord international et placeraient les Etats-Unis en infraction.

Mais en coulisses, l'idée est accueillie plutôt fraîchement par certains élus républicains qui entretiennent déjà des relations tendues avec le président.

Selon une source au Congrès, il est "trop tôt pour dire" si un texte prévoyant de nouvelles sanctions obtiendrait un soutien suffisant des élus. Cela dépendra notamment de la façon dont le président présentera sa décision.

"Je peux tout à fait voir pourquoi la Maison Blanche veut repasser la balle au Congrès: le président en tire l'avantage (politique) de ne pas certifier mais le Congrès doit prendre la responsabilité de ce que cela entraîne", relève Kori Schake, ancien membre du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

"Cela semble une stratégie discutable de la part de la Maison Blanche, avec un président qui se permet d'être imprudent tout en pariant sur le Congrès pour agir de manière héroïque afin d'éviter un désastre", estime-t-elle.

La Maison Blanche espère aussi que la menace de sanctions permette d'obtenir davantage de soutien international pour une position plus dure à l'égard de Téhéran.

Elle voudrait pousser l'Iran à freiner son programme de missiles balistiques, à interrompre son soutien aux milices à travers le Moyen-Orient et à revoir certaines clauses de l'accord sur le nucléaire. Pour les alliés des Etats-Unis, ces sujets devraient être abordés séparément ou dans un nouvel accord.

Avec AFP

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Xi Jinping, allié et rival, en visite d'Etat en France

Le président français Emmanuel Macron, son épouse Brigitte, le président chinois Xi Jinping, et son épouse Peng Liyuan posent devant la porte de la villa Kerylos avant un dîner le 24 mars 2019 à Beaulieu-sur-Mer, près de Nice.(Photo de JEAN-PAUL PELISSIER / POOL / AFP)

Le président chinois Xi Jinping est en France pour une visite d’Etat de trois jours sur fond d’inquiétudes grandissantes sur les investissements tous azimuts de Pékin qui poussent Paris, Berlin et Bruxelles à tenter de mettre en place une stratégie commune européenne face à cet allié “stratégique”.

Au lendemain de la signature d’un protocole d’accord entre Rome et Pékin sur les “nouvelles routes de la soie” mettant à mal cette unité européenne, le dirigeant de la deuxième puissance économique mondiale a été accueilli dimanche par Emmanuel Macron à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Après une séance de travail à l’Elysée et un dîner d’Etat lundi, une réunion se tiendra mardi au palais présidentiel avec le chef de l’Etat français, le président chinois, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

“On a laissé faire une stratégie de concurrence interne et de division qu’il faut maintenant surmonter”, souligne-t-on à l’Elysée pour expliquer la tenue de cette réunion, inédite dans ce format. “Le temps de la concurrence interne entre Européens doit s’achever, c’est ce changement de logiciel qui est aujourd’hui à l’oeuvre”.

Le chemin vers une coordination européenne s’annonce toutefois difficile.

Certes, Paris, Berlin et Bruxelles affichent une détermination sans faille. Certes, les dirigeants européens ont durci le ton lors du Conseil européen vendredi à Bruxelles où la Chine est désormais qualifiée de “rival systémique”. Et l’UE est échaudée par la lenteur de l’ouverture de l’économie chinoise et la multiplication d’acquisitions chinoises dans des secteurs stratégiques européens.

PARTITION EN SOLO DE L’ITALIE

Mais dans les faits, les pays européens continuent d’agir en ordre dispersé, comme en témoignent les décisions unilatérales prises tant sur les questions des télécoms que sur celle relative aux “nouvelles routes de la soie”.

Lancé en 2013 par le président Xi Jinping et connu en Chine sous le nom de “Belt and Road initiative” (BRI), ce projet est un vaste plan de développement des liens terrestres et maritimes entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

Plusieurs pays de l’UE, dont la Croatie, la Hongrie, la Grèce, la Pologne et le Portugal, ont d’ores et déjà conclu des protocoles d’accord avec Pékin dans le cadre de cette initiative, rejointe par Rome, et à laquelle Paris, Berlin et Londres refusent d’adhérer sans garanties de “réciprocité”.

Sur la question de Huawei, l’équipementier télécoms chinois soupçonné par des pays occidentaux d’être utilisé par Pékin à des fins d’espionnages, la coordination européenne peine également à se concrétiser. Monaco, où Xi Jinping sera dimanche, a signé un partenariat avec Huawei en septembre dernier.

“Chaque Etat souverain a fait ses choix plus ou moins rapidement”, commente-t-on diplomatiquement à Paris, où les arbitrages sur Huawei n’ont pas encore été rendus.

BILAN BILATÉRAL “SATISFAISANT”

Sur le plan bilatéral, un an après la feuille de route actée en janvier 2018 lors de la visite d’Emmanuel Macron à Pékin, Paris évoque un “bilan satisfaisant”, citant entre autres la mise en service de l’EPR de Taishan, le lancement d’un satellite franco-chinois et la levée de l’embargo sur le boeuf français.

Lundi, lors de la visite de Xi Jinping qui intervient au moment symbolique du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, “il y aura des contrats”, a-t-on indiqué à l’Elysée sans plus de précisions.

La semaine dernière, une source à la présidence française avait fait état de “signaux positifs” concernant la finalisation prochaine d’un contrat portant sur une commande de 184 Airbus A320, qui représenterait un montant de plus de 18 milliards de dollars.

“La Chine, c’est pour nous à la fois un défi et un partenaire”, a souligné mercredi le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. “Nous devons être très vigilants sur les actions que peut entreprendre la Chine en essayant d’aspirer à elle nos propres technologies”.

Autre point qui sera abordé lors de cette visite, la question des droits de l’Homme et de la situation des Ouighours, minorité musulmane et turcophone persécutée selon les ONG.

Interpellée par Human Rights Watch en amont de cette visite, la présidence française a indiqué qu’il s’agissait d’un “grand sujet de préoccupation” et assuré que la question des droits de l’Homme serait “comme toujours” abordée, “dans le respect et la franchise”.

Avec Reuters

Nouvelle-Zélande: enquête nationale officielle sur le massacre des mosquées

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, près de la mosquée Al-Noor, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 22 mars 2019. REUTERS / Jorge Silva TPX - IMAGES DU JOUR

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage.

Cette Commission royale, soit l'enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 fidèles le 15 mars, une attaque qui a ébranlé le monde entier, a-t-elle déclaré.

"Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s'est produit et comment nous aurions pu l'empêcher", a dit Mme Ardern à la presse.

Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l'attaque, certains leur reprochant de s'être trop focalisés sur les menaces islamistes.

Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans "envahissent" les pays occidentaux.

"Une question à laquelle nous devons répondre c'est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus", a déclaré Mme Ardern. "La Nouvelle-Zélande n'est pas un Etat de surveillance (...) mais il y a des questions qui attendent des réponses".

La Première ministre a exclu le retour de la peine de mort pour le suspect, un extrémiste australien de 28 ans. Brentan Tarrant a été arrêté quelques minutes après les attaques et a été pour l'heure inculpé d'un chef de meurtre.

Des détails concernant cette enquête doivent encore être précisés mais celle-ci sera exhaustive et rendra ses conclusions dans un délai raisonnable, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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