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Trump convaincu que Kim Jong Un respectera "la poignée de main"

Donald Trump à Morristown, N.J., le 8 juillet 2018.

Donald Trump a affiché sa confiance dans les discussions en cours avec la Corée du Nord, en dépit des vives tensions actuelles, se disant convaincu que le leader nord-coréen Kim Jong Un respecterait leur "poignée de main".

Le président américain et l'homme fort de Pyongyang se sont rencontrés il y a près d'un mois à Singapour lors d'un sommet historique car sans précédent mais qui a abouti à une déclaration très générale, sans calendrier ni engagements concrets de la part de la Corée du Nord sur une éventuelle dénucléarisation.


"J'ai confiance dans le fait que Kim Jong Un honorera le contrat que nous avons signé et, encore plus important, notre poignée de main", a tweeté le président américain, dans sa première réaction depuis que Pyongyang a dénoncé samedi, en termes très vifs, les méthodes de "gangster" des Etats-Unis.

>> Lire aussi : Pyongyang rejette les méthodes de "gangster" des Etats-Unis

"Nous sommes tombés d'accord sur la dénucléarisation de la Corée du Nord", a ajouté le président américain, alors que le texte commun mentionne simplement la dénucléarisation de la "péninsule coréenne", formule beaucoup plus floue qui laisse place à diverses interprétations.

Le président américain émet par ailleurs des doutes sur l'attitude de Pékin dans les négociations en cours, laissant entendre que le géant asiatique pourrait jouer un rôle contre-productif en raison, selon lui, des tensions avec Washington sur les échanges commerciaux.

"La Chine, d'un autre côté, exerce peut-être une pression négative sur un accord en raison de notre posture sur les échanges chinois. J'espère que non!", a-t-il tweeté.

A l'issue d'une nouvelle visite - la troisième - du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo à Pyongyang, la Corée du Nord a jeté un froid sur les discussions en cours, dénonçant l'attitude "extrêmement regrettable" des Etats-Unis pendant les discussions.

>> Lire aussi : Pompeo négocie la dénucléarisation à Pyongyang

Selon le régime, la partie américaine a violé l'esprit de l'accord conclu le 12 juin à Singapour, le ministère des Affaire étrangères dénonçant en particulier des "demandes unilatérales et avides" des Américains en vue d'une dénucléarisation.

"Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s'ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d'accepter (...) des demandes qui reflètent leur état d'esprit de gangster", a averti le régime.

En privé, les diplomates américains estiment que la réaction nord-coréenne est une tactique de négociation. Reste que cette attitude semble marquer un retour à la position traditionnelle du Nord, alors que Donald Trump affiche depuis plusieurs mois son optimisme sur un changement profond de Pyongyang.

M. Pompeo a réaffirmé dimanche à Tokyo que les sanctions en vigueur contre Pyongyang seraient maintenues jusqu'à la "dénucléarisation complète et totalement vérifiable" de la Corée du Nord.

Avec AFP

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Nuit de rage à Minneapolis: émeutes et incendies pour réclamer justice

Un manifestant casse la vitrine d'un magasin non loin du troisième commissariat de la police de Minneapolis, au Minnesota, le 27 mai 2020. (Photo REUTERS/Nicholas )

La rage et la désolation causées par la mort de George Floyd aux mains de la police ont viré aux émeutes mercredi soir dans la ville américaine de Minneapolis, dans l'Etat du Minnesota.

C'était la deuxième nuit d'affrontements entre manifestants et policiers dans cette ville.

A l’origine, la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd lundi, en pleine rue, entre les mains des éléments de police. Dans une vidéo largement diffusée, on voit M. Floyd haleter alors qu'un policier blanc s'appuie de tout son poids sur son cou. Trois autres policiers observent, impassibles malgré les supplications des passants.

M. Floyd, 46 ans, n'était pas armé. Selon la police, il était soupçonné d'avoir essayé de faire passer des faux billets dans un restaurant du coin. Transporté des lieux en ambulance, il a été déclaré mort à l'hôpital.

Les quatre policiers ont été limogés.

Mais pour le maire de la ville, Jacob Frey - un Blanc -, il faut aller plus loin. Selon lui, si un citoyen ordinaire avait causé la mort d’un tiers comme ce fut le cas avec M. Floyd, cette personne serait déjà derrière les barreaux. "Je demande donc au procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman, d'inculper l'agent de police", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La députée d’origine somalienne Ilhan Omar, dont la circonscription électorale inclut l’ensemble de Minneapolis, s’est voulue plus précise. Elle a écrit sur son compte Twitter que le policier responsable de la mort de M. Floyd "devrait être inculpé pour meurtre".

Quelques heures plus tard, elle a lancé un appel à l’apaisement, sans doute au vu de la tournure que prenaient les événements. "Nous devrions et devons protester pacifiquement. Mettons fin au cycle de la violence", a-t-elle écrit.

Peine perdue.

Des manifestants ont incendié plusieurs magasins. Le feu s'est ensuite propagé aux bâtiments voisins.

Selon le site web Twin Cities, la police, dont certains éléments ont pris position sur les toits, a utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en plastique et des grenades à concussion pour tenir la foule à distance. Mais les manifestants ont répliqué de plus belle. Beaucoup ont lancé des pierres et d'autres projectiles sur les policiers. D’autres ont renvoyé des bombes lacrymogènes vers les policiers.

D'après le quotidien Minneapolis Star Tribune, une personne est morte par balle dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agirait d'un individu surpris en train de piller un magasin. C'est le propriétaire du magasin qui aurait tiré sur cette personne, selon la police.

Ce n'est pas la première fois que la police est impliquée dans la mort d'un civil sur fond de tensions raciales au Minnesota.

En 2017 Mohamed Noor, un policier d’origine somalienne, avait tué par balle une femme blanche dans la même ville de Minneapolis. Il avait été arrêté et inculpé pour meurtre. Il purge actuellement une peine de 12 ans et demie de prison. Un verdict qualifié de “deux poids, deux mesures”, selon le New York Times.

Pour sa part, le président américain Donald Trump a dit que la mort de M. Floyd est un événement "très triste". Il a jouté que les autorités fédérales enquêtent sur cet incident.

Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir
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Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir

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