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Trump annonce le départ de sa porte-parole, Sarah Sanders

President Donald Trump welcomes White House press secretary Sarah Sanders to the stage as he pauses from speaking about second chance hiring to publicly thank the outgoing press secretary in the East Room of the White House, June 13, 2019, in Washington.

Donald Trump a annoncé jeudi le prochain départ de Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, louant la combativité de cette "guerrière", proche collaboratrice depuis la campagne de 2016.

Farouche avocate du président américain en toutes circonstances, cette femme brune de 36 ans au style direct a hérité à l'été 2017 du poste prestigieux --mais très exposé-- de "Press Secretary".

Régulièrement interrogée sur les tweets provocateurs ou les sorties agressives de Donald Trump à l'encontre des médias, elle s'est souvent retrouvée en position délicate et a été critiquée pour ses approximations, voire ses contre-vérités, dans ses interactions parfois tendues avec les journalistes.

En rupture avec une tradition solidement établie depuis des décennies, elle a depuis plusieurs mois abandonné le briefing quotidien dans la salle de presse de la Maison Blanche, lui préférant des séances de questions/réponses improvisées et souvent cacophoniques, à l'image de celles dont raffole le milliardaire républicain.

"Notre merveilleuse Sarah Sanders quittera la Maison Blanche et rentrera chez elle dans l'Etat de l'Arkansas à la fin du mois", a tweeté M. Trump, sans donner la moindre indication sur le nom de celui ou celle qui pourrait la remplacer.

L'ex-magnat de l'immobilier a ajouté espérer qu'elle soit un jour candidate à la fonction de gouverneur de cet Etat, un poste qu'a occupé son père Mike Huckabee, personnage marquant de la politique américaine. "Elle serait fantastique!", a-t-il lancé.

- Loyauté -

Peu après, à l'occasion d'une cérémonie sur la réforme de la justice en présence de la vedette de télé-réalité Kim Kardashian, M. Trump lui a rendu un hommage particulièrement appuyé, ce qui est plutôt rare de la part d'un président en froid avec nombre de ses anciens collaborateurs.

Saluant "une amie, une magnifique personne", il a estimé qu'elle avait fait "un travail incroyable".

Disant, des larmes dans la voix, sa fierté d'avoir travaillé pour Donald Trump, Sarah Sanders a assuré qu'elle resterait l'un de ses soutiens les plus "loyaux". Et s'est dite convaincue que le milliardaire républicain remporterait la présidentielle de 2020 et avait, par conséquent, encore "six années incroyables" devant lui à la Maison Blanche.

Les Américains ont découvert cette femme à l'accent du Sud marqué, née dans la petite ville de Hope (espoir, en anglais), dès les débuts de l'administration de Donald Trump, en tant qu'adjointe du porte-parole Sean Spicer.

Petite, elle baignait déjà dans la politique grâce à son père, dont elle fut la directrice de campagne lors de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016 avant de rejoindre l'équipe de Donald Trump.

Sarah Sanders évoquait régulièrement sa foi. Interrogée au podium sur le comportement et le langage du président sur Twitter, elle avait ainsi répondu: "En tant que croyante, nous n'avons qu'un seul modèle parfait, Dieu... Personne n'est parfait, un seul l'est".

Elle parlait par ailleurs régulièrement de sa famille. Evoquant jeudi les deux années écoulées, elle a estimé que la seule chose qui surpassait "de peu" l'intensité de son expérience à la Maison Blanche était le fait d'avoir "trois enfants extraordinaires".

"Donald Trump perd une porte-parole de grande qualité", a tweeté son père, Mike Huckabee. "Je dis cela avec la même objectivité que celle de CNN-Fake-News vis-à-vis du président", a ajouté l'ancien gouverneur, coutumier, comme Donald Trump, de violentes attaques contre les journalistes.

Avec AFP

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Trump s'en prend encore à la Fed et exige des taux plus bas

Le marché financier de Wall Street

Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la Banque centrale américaine vendredi l'accusant de tous les maux et exigeant qu'elle baisse ses taux ... ce qu'elle avait déjà envisagé de faire à la fin du mois.

Pour le président américain, il est temps pour la Fed de "CORRIGER !" le tir.

"Nous sommes engagés dans une compétition mondiale et nous gagnons gros ... mais pas grâce à la Reserve Federale", a accusé le milliardaire républicain sur Twitter.

"S'ils n'avaient pas agi aussi vite et +autant+ nous serions dans une posture encore meilleure que celle dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons une chance de produire de la richesse et du succès sans pareils pour les Etats-Unis, CROISSANCE ... Ne gâchez pas tout !", admoneste le président.

La Fed a augmenté ses taux à quatre reprises en 2018 dans un contexte de forte croissance, mais le président et nombre d'économistes reprochent à l'institut d'émission d'être allée trop loin avec sa hausse de décembre alors que la première économie du monde donnait ses premiers signes de faiblesse.

Donald Trump, qui sait l'importance de la bonne santé de l'économie pour ses chances de décrocher un second mandat, ne lui a pas pardonné.

Toutefois, il semble désormais acquis que le Comité monétaire décidera de baisser les taux fin juillet lors de sa prochaine réunion.

Les tweets critiques du président font écho à un discours du patron de la banque centrale régionale de New York, John Williams, qui expliquait que moins une banque centrale avait de munitions à sa disposition (les taux étant déjà très bas) plus elle devait agir vite au moindre signe de ralentissement.

Des propos immédiatement interprétés par le marché comme l'annonce d'une baisse d'un demi-point de pourcentage en juillet, soit le double de ce qui est attendu. La Fed de New York a ensuite tenté d'expliquer qu'il ne s'agissait nullement d'une annonce de choses à venir mais du résultat de 20 ans de recherche.

Donald Trump a salué le discours de M. Williams : "sa première déclaration était juste à 100% parce que la Fed a +relevé+ beaucoup trop vite et trop tôt".

Le président Donald Trump sous le feu des critiques

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