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Trump à l'offensive contre l'immigration

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, 19 septembre 2016.

Donald Trump a de nouveau enflammé le débat sur l'immigration après les attentats qui ont blessé plusieurs dizaines de personnes ce week-end, relançant ses attaques contre les réfugiés syriens et mettant le chaos au Moyen-Orient sur le compte d'Hillary Clinton.

L'immigration est un sujet inséparable de l'ascension politique fulgurante du candidat républicain à la Maison Blanche. Dans son parti, la grande majorité des électeurs approuvent sa ligne dure, les sondages montrant qu'une majorité de républicains étaient d'accord avec sa proposition de décembre 2015 d'interdire aux musulmans d'entrer sur le territoire américain.

Depuis, Donald Trump n'évoque plus nommément les musulmans, mais il souhaite un retour du profilage par la police, et promet la fermeture des frontières envers les immigrés et voyageurs de certains pays jugés dangereux, comme la Syrie.

Le candidat revient avec insistance sur le "cheval de Troie" des flux de réfugiés syriens, citant les infiltrations en Europe par des agents du groupe jihadiste Etat islamique, et affirmant que les services d'immigration ignorent tout du passé de ceux que les Etats-Unis accueillent.

"Nous devons être certains que seuls des gens qui aiment notre pays ont le droit d'y entrer", a-t-il redit mardi dans un discours à nouveau quasi-exclusivement consacré à l'immigration et au terrorisme sur un campus à High Point, en Caroline du Nord.

"C'est un fait que notre système actuel d'immigration ne tente pas vraiment de déterminer les opinions des gens qui entrent dans notre pays, nous ne savons rien d'eux ou de ce qu'ils pensent", a dit Donald Trump, recourant une nouvelle fois à un prompteur.

Et le républicain a dénoncé la politique de "frontières ouvertes" promue selon lui par sa rivale démocrate, l'accusant d'avoir contribué à l'émergence du groupe jihadiste Etat islamique (EI) lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine de 2009 à 2013.

"Tous ces désastres avec l'EI se sont produits sous les yeux d'Hillary Clinton, à cause de son manque de jugement, de ses mauvaises décisions, de sa politique en Irak, en Libye et en Syrie", a-t-il dit, reprochant à la fois à la démocrate d'avoir voté pour la guerre en Irak en 2002, et d'avoir soutenu le retrait américain de 2011.

Obama et Clinton alignés

Reste à savoir si le reste des Américains se laisseront convaincre, et notamment ceux toujours indécis à 49 jours du scrutin.

L'immigration est loin d'être une des préoccupations majeures des Américains, se plaçant quatrième selon un récent sondage CBS/New York Times. Mais la sécurité nationale et le terrorisme sont à la deuxième position dans les priorités des électeurs. Donald Trump tente de rendre les deux questions impossibles à distinguer.

A ce stade, Hillary Clinton a perdu l'importante avance qu'elle avait engrangée en août dans les sondages. Elle n'a plus qu'un point d'avance en moyenne.

Un des fils du candidat républicain, Donald Trump Jr., a lui créé la polémique en publiant lundi soir sur son compte Twitter une photo d'une coupe de bonbons Skittles accompagnée du texte suivant: "Si j'avais une coupe de Skittles et vous disais que trois d'entre eux pourraient vous tuer. Est-ce que vous en prendriez? C'est notre problème de réfugiés syriens".

Les Skittles sont associés à une histoire tragique aux Etats-Unis. C'était ces bonbons que Trayvon Martin, un adolescent noir, était sorti acheter le soir où un homme blanc l'a tué par balles dans la rue en 2012 en Floride.

Symbole de la mémoire de Trayvon Martin, il est aussi devenu une référence dans les milieux racistes et partisans de la supériorité de la race blanche qui se plaisent à l'utiliser dans des contextes macabres et moqueurs.

Hillary Clinton, qui une semaine après sa pneumonie n'avait aucun déplacement public prévu mardi, est quant à elle sur la ligne de Barack Obama.

"Nous ne pouvons pas perdre notre sang-froid et nous mettre à fulminer et à nous agiter, nous ne pouvons pas proposer des choses extrêmes qui ne serviront à rien, et perdre de vue nos valeurs", a déclaré Hillary Clinton dans une conférence téléphonique avec ses conseillers de sécurité nationale, selon son équipe de campagne.

"Aujourd'hui, un pays entouré de murs ne ferait que s'emprisonner", avait dénoncé plus tôt le président Obama à la tribune de l'ONU, après avoir déploré la montée en puissance d'un "populisme grossier" à travers le monde.

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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