Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Burkina-Faso

Troisième conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest

Photo de famille des participants avec le president du Faso Roch Kaboré à Ouagadougou, le 15 mai 2019. (VOA/Issa Napon)

La troisième Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest accueille 150 cardinaux, archevêques et évêques de la sous-région. Cette recontre se tient dans un contexte d’attaque terroriste visant la communauté chrétienne, notamment catholique.

Près de 150 cardinaux-archevêques, évêques, secrétaires généraux d’une dizaine de conférences épiscopales de la sous-région ouest africaine, participent à cette troisième rencontre de Ouagadougou.

Le clergé qui a la ferme volonté de redonner un second souffle à l’action de l’Eglise dans la sous-région, veut à travers cette thématique du développement humain intégral, relever un certain nombre de défis à travers l’église famille de Dieu.

Mgr Phillipe Ouedraogo cardinal métropolitain à Ouagadougou, le 15 mai 2019. (VOA/Issa Napon)
Mgr Phillipe Ouedraogo cardinal métropolitain à Ouagadougou, le 15 mai 2019. (VOA/Issa Napon)

Pour le cardinal Philipe Ouédraogo archevêque métropolitain de la ville de Ouagadougou "tous les évêques de l’Afrique de l’Ouest veulent contribuer à relever les défis majeurs prioritaires et urgents des populations confiées à leurs sollicitudes pastorales".

Il poursuit : "la balkanisation de l’Afrique suite au congrès de Vienne de 1885,la pauvreté, les conflits et guerres fratricides, les maladies, le chômage, le terrorisme ; la mauvaise gouvernance, la corruption ..., comment l’Eglise famille de Dieu en Afrique occidentale pourrait-elle contribuer à éradiquer ces maux qui minent nos sociétés et comment promouvoir un développement intégral qui prenne en compte la personne humaine et sa dignité".

Et comme il fallait s’y attendre, l’actualité liée aux attaques terroristes contre les symboles religieux et les membres des communautés religieuses, s’est invitée dans la rencontre.

Mgr Paul Ouedraogo President de la conference episcopale BF Niger, à Ouagadougou, le 15 mai 2019. (VOA/Issa Napon)
Mgr Paul Ouedraogo President de la conference episcopale BF Niger, à Ouagadougou, le 15 mai 2019. (VOA/Issa Napon)

"Nous sommes là pour vivre église, penser église et voir ensemble comment redonner du souffle à notre action missionnaire. Vous conviendrez avec moi que l’actualité de ces derniers jours ne fait pas du Burkina Faso une destination de premier choix", souligne Mgr Paul Ouédraogo, président de la conférence épiscopale Burkina Faso-Niger.

"Et ce d’autant plus que dimanche dernier une attaque terroriste a visé expressément une communauté catholique en pleine célébration eucharistique, faisant 6 martyrs et hier encore dans le diocèse de Ouahigouya, une attaque avec 4 victimes et la destruction de la statue de la vierge marie ; au Niger à Dolbel une attaque avec le curé, blessé à la main et à la jambe où il a reçu des balles ; tout ceci dit que notre région ouest africaine est fortement troublée".

Un défi sécuritaire sur lequel a insisté le porte-parole du président de la République, le ministre Siméon Sawadogo en charge de la cohésion sociale.

"Le gouvernement du Burkina Faso examinera avec le plus grand intérêt les conclusions de cette rencontre et surtout vos propositions et contributions à la promotion de la paix et du développement humain durable dans les pays de l’espace ouest-africain".

Plusieurs personnalités se sont succédés pour exprimer l’importance de la mise en place d'un environnement qui redonne à l’homme, sa dignité et un avenir à la jeunesse africaine.

Toutes les actualités

Réactions des proches des 11 détenus morts en garde à vue

Réactions des proches des 11 détenus morts en garde à vue
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Consensus entre pouvoir et opposition sur les élections de 2020

Le chef de l'opposition burkinabé, Zéphyrin Diabré, à Ouagadougou, le 29 avril 2017.

Le dialogue politique entre la majorité et l'opposition, consacré à la situation nationale et aux élections de 2020 au Burkina Faso, a abouti à un "large consensus", a annoncé lundi le chef de file de l'opposition, Zéphyrin Diabré.

Ce dialogue politique a réuni pendant une semaine au palais présidentiel une quarantaine de participants issus des différentes composantes de la classe politique.

"Sur l'organisation des élections de 2020, nous avons fait l'effort important d'aboutir à un consensus total et de débroussailler des questions qui paraissaient contentieuses au point qu'à ce jour, il n'y a qu'une question qui reste en suspens: l'utilisation éventuelle de la carte consulaire biométrique comme document électoral", a indiqué M. Diabré.

Selon le rapport de synthèse des travaux, majorité et opposition se sont accordées sur la révision a minima du code électoral et le maintien du calendrier électoral, avec des élections couplées présidentielle et législatives en 2020 ainsi que des élections municipales en 2021.

"Sur les questions d'intérêt national: la sécurité, la réconciliation nationale, l'autorité de l'Etat, la cohésion sociale, l'incivisme... nous avons eu des échanges très francs, qui nous ont permis d'aboutir à des recommandations consensuelles qui, si elles étaient mises en oeuvre permettraient à notre pays de faire un grand pas en avant", a ajouté M. Diabré.

Il s'agit entre autres de renforcer les capacités matérielles, financières et humaines des forces de défense et de sécurité, d'élaborer un pacte patriotique national et d'assurer un traitement diligent des dossiers judicaires des détenus pour "faits de terrorisme".

Des "points paraissaient insurmontables (...) Subitement les murs de méfiance se sont écroulés", s'est réjoui le président de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), Simon Compaoré.

Ouverture du dialogue politique à Ouagadougou
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:08 0:00

Il a également salué la mise en place d'un comité de suivi des recommandations qui devra aussi servir "de lien permanent entre la majorité et l'opposition".

"Dans la mise en oeuvre des mesures destinées à faire face à la situation que traverse notre pays, la bonne foi doit être la chose la mieux partagée", a commenté le président du Burkina Roch, Marc Christian Kaboré, appelant "à l'union sacrée autour des questions liées à la lutte contre le terrorisme, la cohésion sociale, la réconciliation et l'unité nationales".

Pays pauvre du Sahel, le Burkina fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans le au Nord et dans l'Est. Celle-ci ont fait environ 500 morts depuis septembre 2015, selon un comptage de l'AFP.

Enquête en cours après le décès de 11 personnes en garde à vue

Enquête en cours après le décès de 11 personnes en garde à vue
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:36 0:00

Le premier ministre burkinabé s'est exprimé devant la presse

Le premier ministre burkinabé s'est exprimé devant la presse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:13 0:00

Souvenir d'Apollo 11 au Burkina Faso un demi-siècle après

Souvenir d'Apollo 11 au Burkina Faso un demi-siècle après
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG