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Trois policiers Kenyans arrêtés après la fuite d'un tueur en série d'enfants

La police anti-émeute tire à balles réelles en l'air pour disperser les partisans de la coalition de l'opposition kenyane National Super Alliance (NASA) à Nairobi, Kenya, le 17 novembre 2017. (REUTERS/Baz Ratner)

Trois policiers kényans ont été arrêtés et présentés à un juge jeudi pour répondre de la fuite d'un tueur en série d'enfants, présenté comme un "vampire assoiffé de sang", trois mois après son arrestation.

Masten Milimo Wanjala avait été arrêté le 14 juillet dans une enquête sur la disparition de deux enfants, mais lors d'aveux glaçants, il avait admis en avoir tué au moins dix autres ces cinq dernières années.

"Wanjala a massacré seul ses victimes de la manière la plus impitoyable, parfois en suçant le sang de leurs veines avant de les assassiner", avait déclaré au moment de son arrestation la Direction des enquêtes criminelles (DCI) sur Twitter, le décrivant comme un "vampire assoiffé de sang".

L'homme âgé de 20 ans devait être présenté au tribunal mercredi pour s'expliquer sur ses meurtres, qui visaient des enfants de 12 et 13 ans, mais sa disparition du commissariat de Nairobi où il était détenu a été signalée au moment de l'appel du matin

Les trois policiers en service à ce moment-là ont été arrêtés et les recherches pour retrouver le meurtrier se poursuivent, a indiqué à l'AFP le chef de la police de Nairobi, Augustine Nthumbi.

Les agents ont été présentés à un tribunal jeudi à Nairobi, mais aucune charge ne leur a été signifiée.

Le parquet a demandé qu'ils soient mis en détention pendant 14 jours, le temps de vérifier s'ils ont facilité la fuite de Masten Milimo Wanjala ou "fait preuve de négligence pour l'empêcher". Le tribunal se prononcera vendredi sur cette demande.

L'autorité indépendante de contrôle de la police, l'IPOA, a annoncé jeudi qu'elle enquêtait elle aussi sur cette fuite.

L'arrestation de Wanjala en juillet avait été présentée par la police comme une avancée majeure dans l'enquête sur une vague de disparitions inquiétantes d'enfants au Kenya

Ses victimes étaient droguées et vidées de leur sang et certaines d'entre elles étranglées, selon la police.

Selon la police, la première victime de Wanjala était une fillette de 12 ans, enlevée il y a cinq ans dans le comté de Machakos, à l'est de Nairobi.

Le meurtre de sa victime suivante avait suscité de vives protestations dans l'ouest du Kenya, où les habitants avaient incendié la maison d'une personne qu'ils soupçonnaient d'avoir tué le garçon.

Certains corps "ont été jetés dans des fourrés", d'autres "abandonnés dans les égouts", avait indiqué la DCI en juillet, ajoutant que les restes de plusieurs autres enfants dont on craint qu'ils aient été tués par Wanjala n'ont pas encore été retrouvés.

Wanjala ne s'est pas excusé de ses meurtres, déclarant au contraire aux enquêteurs qu'il y avait pris "beaucoup de plaisir".

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Nouveau massacre de civils au Mali: au moins 30 morts

Une voiture incendiée par des groupes de militants à Bandiagara, au Mali (photo d'archives).

Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l'attaque par des jihadistes présumés d'un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l'AFP des responsables locaux.

"Au moins 30 civils maliens ont été tués par des terroristes près de Bandiagara vendredi. Les civils étaient dans un véhicule de transport. Les passagers ont été mitraillés et le véhicule a été brûlé. L’Etat a envoyé des forces de sécurité sur place", ont déclaré à l'AFP des autorités locales de Mopti qui ont requis l'anonymat.

Un élu de la localité de Bandiagara a confirmé ce bilan et précisé que parmi les victimes, il y a "des enfants et des femmes et des disparus".

Les forces de sécurité ont été envoyées sur place, selon les mêmes sources.

L'attaque n'a été revendiquée par aucun des nombreux groupes armés qui sévissent dans le pays.

Le Mali est livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi qu'aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d'exactions.

Les violences parties du nord en 2012 se sont propagées au centre, au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.

La prise du pouvoir à Bamako par des militaires à la faveur d'un putsch en 2020 n'a pas enrayé la spirale de violences.

Fusillade dans un lycée américain: les parents du tireur inculpés

Fusillade dans un lycée dans l'Etat du Michigan, dans le nord des Etats-Unis.

Les parents de l'adolescent qui a ouvert le feu mardi dans un lycée du nord des Etats-Unis, faisant quatre morts, ont été inculpés vendredi d'homicides involontaires, a annoncé la procureure du comté d'Oakland Karen McDonald.

Ethan Crumbley, âgé de 15 ans "est celui qui est entré dans le lycée et a appuyé sur la détente", mais "d'autres personnes ont contribué à cet évènement et j'ai l'intention de leur faire rendre des comptes", a-t-elle dit en annonçant les poursuites contre James et Jennifer Crumbley.

James Crumbley avait acheté quelques jours plus tôt le pistolet semi-automatique utilisé par son fils.

Quatre élèves du lycée d'Oxford, une petite ville du Michigan, sont morts et six autres ont été blessés, ainsi qu'un enseignant.

Le tireur a été arrêté sur les lieux. Il a été inculpé pour "acte terroriste" et "assassinats", et risque la prison à vie car il est poursuivi comme s'il était majeur.

Deux militaires béninois tués dans une attaque jihadiste

Une rue déserte de la ville de Save, au lendemain de troubles dans le Bénin, un pays d'Afrique de l'Ouest, le 15 juin 2019.

Deux militaires béninois ont été tués dans la nuit dans une attaque jihadiste à Porga, dans le nord du Bénin, proche de la frontière avec le Burkina Faso, ont affirmé jeudi à l'AFP deux officiers de l'armée.

"Des jihadistes ont attaqué, en riposte à la mort de l'un des leurs, des militaires béninois dans la nuit du 1er au 2 décembre dans la région de Porga, dans le département de l'Atacora", a déclaré à l'AFP un proche du chef d'Etat major général de l'armée.

"Nous avons perdu deux des nôtres. Nous avons également des soldats blessés qui sont actuellement soignés", a confirmé à l'AFP un officier de l'armée de terre.

Un autre responsable militaire a donné à l'AFP le même bilan.

La veille, des jihadistes avaient attaqué une position de l'armée béninoise dans le département voisin de l'Alibori.

"Dans la matinée du mardi 30 novembre 2021, une de nos patrouilles a été attaquée dans le lit du fleuve Mékrou au Pont Kérémou dans le département de l'Alibori. Un jihadiste a été abattu par nos forces", précise un message du colonel Fructueux Gbaguidi, chef d'état-major de l'armée de terre, adressé aux officiers béninois dont l'AFP s'est procuré une copie.

"Le lendemain, une autre position de l'armée de terre a été attaquée dans la nuit dans la région de Porga dans le département de l'Atacora par des jihadistes", ajoute le colonel dans son message.

"Cette nouvelle épreuve de feu nous rappelle dans le sang et dans la douleur que le danger est réel sur le terrain", poursuit-il.

Les autorités n'ont pas encore confirmé officiellement ces attaques.

A ce jour, une seule attaque jihadiste au Bénin a été rendue publique: en mai 2019, deux touristes français avaient été enlevés par des bandits dans le parc de la Pendjari, dans l'extrême Nord, avant d'être revendus à des groupes jihadistes au Burkina Faso voisin. Leur guide avait lui été assassiné.

Selon un rapport publié en juin par le centre de réflexion néerlandais Clingendael, les groupes extrémistes "ne sont pas présents de manière permanente dans le nord du Bénin" mais "certains traversent cependant régulièrement les trois régions" du Nord - l'Alibori, le Borgou et l'Atacora - frontalières avec le Niger, le Burkina Faso et le Nigeria.

Les conflits liés à l'accès aux ressources dans le nord du Bénin se sont récemment accentués et risquent d'être exploités par ces groupes extrémistes, selon ce même rapport.

Des rebelles tuent une trentaine de civils et deux militaires en Centrafrique

Des rebelles tuent une trentaine de civils et deux militaires en Centrafrique
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Fusillade dans un lycée américain: au moins trois morts et six blessés

La police dans le parking d'une épicerie où des élèves du lycée d'Oxford ont été placés en attendant leurs parents à Oxford, Michigan, mardi 30 novembre 2021.

Un élève de 15 ans en classe de seconde a ouvert le feu dans son lycée du Michigan mardi, tuant trois élèves et blessant six autres personnes, dont un enseignant, selon les autorités.

Le sous-chef du comté d'Oakland, Mike McCabe, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne savait pas quels étaient les motifs de l'assaillant pour cette attaque au lycée d'Oxford Township, une communauté d'environ 22 000 habitants située à 48 kilomètres au nord de Detroit.

Les agents ont répondu vers 12 h 55 à un grand nombre d'appels au numéro des urgences 911 concernant un tireur actif dans l'école, a déclaré M. McCabe. Les autorités ont arrêté le suspect à l'école et ont récupéré une arme de poing semi-automatique et plusieurs chargeurs.

Le suspect n'a pas été blessé lorsqu'il a été placé en garde à vue et il a refusé de dire comment il s'était procuré l'arme dans l'école.

Les autorités n'ont pas immédiatement communiqué les noms du suspect ou des victimes.

L'école a été placée en confinement après l'attaque, certains enfants s'étant réfugiés dans des salles de classe fermées à clé pendant que les agents fouillaient les lieux. Ils ont ensuite été emmenés dans une épicerie voisine pour être récupérés par leurs parents.

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